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 Quitte ou double [PV Jess]

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MessageSujet: Quitte ou double [PV Jess]   Ven 4 Aoû 2017 - 22:15

« Je préférais juste que tu cesses constamment d'humilier toute notre famille, Sachio. »

« Oh, ça suffit, je sais me tenir un tant soit peu ! Je n'ai pas besoin d'un chaperon ! Qui plus est, d'autres grands noms participeront à cet événement, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, donc ravale un peu ta fierté, garde tes conseils pour toi et sors de mon bureau. »

Il aurait été préférable de ne pas montrer ma colère. Ce n'était qu'un argument de plus contre moi. Mais comment ne pas être énervé ?! Ils étaient doués pour me jeter la pierre, mais avaient-ils proposé de meilleures solutions ? Ah, ça non, hein ! Et puis, j'étais certainement celui qui y perdait le plus, dans toute cette affaire. Un juste retour des choses, sans doute. J'avais déterré les secrets de notre famille, en plus d'avoir participé à sa déchéance. Et on n'en attendrait pas moins du fils aîné, encore moins du chef de cette famille... C'était aussi cela, vivre dans les traditions.

Une vente aux enchères ... Avait-on franchement déjà vu un événement plus ridicule dans notre société ? Mais l'éternité comporte son lot d'ennui. Sans doute était-ce ce qui motivait l'événement ; la curiosité, pour voir quel types d'objets mystérieux pouvaient posséder les autres familles, bien qu'il était peu probable que quiconque sorte leurs trésors mystiques juste pour épater la galerie. Enfin, selon le succès de la soirée, peut-être serait-ce un type d'événement plus courant, va savoir. Je m'intéressais peu à ces jeux de pouvoir, lorsque je pouvais l'éviter à tout le moins... Et cette fois, mes mains étaient liées, pour une raison peut-être stupide, si on en jugeait mes frères, mais cela avait de l'importance à mes yeux.

Je n'avais pas réalisé jusqu'où pouvait bien aller toute cette histoire de chantage dans laquelle trempait une partie notre histoire avant de remettre en ordre tous les papiers que père avait laissé derrière lui. J'avais tardé à le faire, puisque c'était en quelque sorte tourner la page, un deuil à accepter, mais il fallait que j'apprenne tant de choses pour reprendre en main les affaires familiales et éviter que les mêmes erreurs soient commises à l'avenir. Pour faire une histoire courte, nous n'étions pas exactement ruinés, mais ce qu'il restait de notre fortune dilapidée était constituée en grande partie d'argent sale. C'était du moins mes soupçons, n'ayant personne pour le confirmer, mais les chiffres ne trompent pas. Bon sang. Dans quoi avait-il trempé exactement, pour le seul but de nous maintenir à flots, dans le style de vie que nous avions toujours connu ? Quoi qu'il en soit, il ne me semblait pas convenable de me servir de cette somme pour débuter ma vie de couple. Si je voulais devenir un homme meilleur ... Il fallait bien commencer quelque part, non ? De toute façon, il aurait été plutôt mal vu de refuser une invitation pareille, alors que je participais déjà bien peu à la vie de grandeur de notre société, et en tant qu'aristocrate, on attendait certaines choses de moi. J'avais vu le revers de la médaille et cela ne m'inspirait souvent que du dégoût, mais aussi bien joindre l'utile à l'agréable, dans la mesure du possible. Cela passerait plus inaperçu, et calmerait les inquiétudes de mon frère. Peut-être saurais-je également glaner quelques informations utiles, si j'agissais un peu moins en hermite. On ne sait jamais.

Un autre point m'empêchait de me retirer de mes obligations. Cette requête un peu étrange du tuteur légal de Jess, ou du moins qui prétendait l'être. Difficile à dire lorsque je ne pouvais me fier qu'à sa lettre. Je n'avais pourtant pas parlé de toute cette histoire à ma fiancée. Je l'ennuyais déjà bien suffisamment avec mes problèmes et autres tracas quotidiens. Sans doute avait-il vu mon nom sur le feuillet d'invitation, c'était un événement public et assez huppé après tout – assez pour qu'on y prête une salle du musée – et il aurait alors décidé qu'un terrain neutre était l'idéal pour rencontrer le fiancé de sa pupille. Enfin. Je verrais bien à qui j'avais affaire en temps et lieu. Si cela ressemblait à une arnaque pour tenter de m'escroquer de l'argent ou pour m'humilier en public, j'aurais tôt fait de le remballer. J'avais promis de me tenir à carreaux, après tout. Et il n'était plus question que de moi, désormais. Mes actes auraient leurs conséquences auprès de mon aimée.

« ... Le prochain article est un magnifique piano blanc classique en bois de chêne massif, une véritable pièce ancestrale qui vous est gracieusement offerte par un membre de la famille Naito. »

Mouais. Ils en faisaient un peu trop, à mon avis. Du fond de la salle, où je m'étais installé, appuyé au mur pour donner un air désintéressé, je jetai malgré tout un coup d'œil au reste de l'assistance et aux mains qui pouvaient bien se lever, ajustant presque distraitement le col de mon veston, plus nerveux que je n'aurais bien voulu l'avouer. Je préférerais tout de même que l'un de mes biens les plus précieux, hormis la montre de mon père, ne tombe pas entre les mains de n'importe quel voyou qui prétendait s'intéresser à la musique, après tout. Beaucoup de rires avaient transporté ces notes, autrefois. Tant pis pour les quelques toiles auxquelles je n'accordais vraiment que peu de valeur sentimentale qui seraient vendues plus tard. Et puis, comment ce Sir Williams se ferait-il connaître ? Comptait-il venir m'aborder à la fin de toute cette mascarade ? À moins qu'il se fasse lui-même acheteur d'un lot quelconque ...

Peut-être aurais-je dû parler à Jess, en fin de compte. Elle aurait pu m'apaiser par sa simple présence. Un soupir m'échappa, il était trop tard pour les regrets, mais, franchement, rien ne ressortait de bon de cette affaire jusqu'à maintenant, et j'avais le mauvais pressentiment que tout cela n'était que le commencement.


La perfection n'existe pas... même chez les vampires, tout n'est... qu'illusion...


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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Jess]   Mar 22 Aoû 2017 - 20:01

J’étais assise dans la voiture, mon regard, caché par mes lunettes de soleil, perdu sur le paysage paisible de la ville. J’étais tendue, pour changer à mes habitudes mais là ce n’était pas exagéré. Sir Williams, mon tuteur, celui qui était pour moi presque comme un père, s’était enfin décidé à accepter mon invitation pour rencontrer celui qui avait eu la folie de désirer ma main. « Vous ne devriez pas porter cette bague. C’est inconvenant. Vous n’êtes pas fiancés, dois-je vous le rappeler? Il faut un certain culot pour vous passez l’anneau sans même avoir demandé à vos aînés. » Je soupirais de colère et levais la tête vers mon sempai. « C’est l’une des raisons qui me poussa à répondre favorablement à sa demande. Comment pouvez-vous ainsi le juger sans même l’avoir rencontré? Il aurait plu à Père… » Je coupais court à cette conversation que nous avions déjà eu sous multiples angles. Ma décision était prise. Quoi qu’il m’en coûte.

Mes rapports avec mon sempai s’étaient un peu dégradés depuis un certain temps déjà. Depuis, je dirais,que j’avais pris la décision de vivre par mes propres moyens. Me savoir serveuse lui déplaisait au plus haut point. Ce n’était pas ma place, ce n’était pas celle d’une aristocrate. Tous les moyens étaient bons pour lui pour me faire quitter le SunCafé. Je l’avais contré en le menaçant d’acheter le dit café, ainsi j’en serais la propriétaire. J’aimais ma vie et ce que j’en avais fait, malgré les quelques péripéties qui se pointaient ici et là sans crier gard. Alors commencer à faire fleurir quelques affaires ici n’était pas si insensé. Malgré nos différents, il restait ma famille et je n’appréciais pas ce climat conflictuel entre nous. Je changeais complètement de posture et posa ma main sur son bras, le visage faussement illuminé. « Avouez-le Maître, nous allons à cette vente aux enchères parce que vous avez trouvé quelque chose à nous offrir en cadeau de fiançailles. » Ma plaisanterie lui arracha un rire franc. Je fus soulagée. Avec douceur, il se pencha vers moi et embrassa mon front. « En quelques sortes… Jessica, si je suis aussi sévère avec vous, ce n’est que pour votre protection. Votre talent à vous attirer des ennuis n’arrange rien. Soyez plus vigilante, pensez à votre vieux serviteur. Epargnez-moi toutes ces inquiétudes. J’ai déjà perdu vos parents, ne m’arrachez pas my sweet child. » Ses yeux brillaient d'émotions, sa voix tremblait un peu. Je ne l’avais jamais vu ainsi. Ciel, comme j’aimais ce vieux gentleman, je l’aimais comme une enfant aimerait son père. « Vous êtes bien plus qu’un employé, vous avez toujours été plus que ça et vous le savez. C’est pour cela que votre bénédiction compte autant pour moi, ainsi que pour lui. Laissez-lui une chance. C’est une magnifique personne. Aux premiers abords, il peut sans doute impressionner mais c’est un homme bon et un homme bien. » Ma détermination à lui faire accepter Sachio ne faiblissait pas. Je savais au fond de mon coeur qu’il saurait l’apprécier à sa juste valeur. « Vous avez raison, accordons-nous du temps. Et nous verrons. Je vous promets de faire un effort. » « Merci, Sir. » Je souris tendrement et m’installa  plus sereine désormais. Le trajet jusqu’au musée était moins lourd.

Après un certain temps, la voiture s’arrêta devant la galerie. Comme l'ordonne l’étiquette, je patientais jusqu'à l’ouverture de la portière pour sortir de l’habitacle. Afin d’honorer l’évènement et mon compagnon, j’avais revêtu une robe verte émeraude très simple arrivant à hauteur de genoux avec des escarpins élégants. Une pochette dorée accompagnée ma tenue. Simple, rapide, efficace et moderne. Je roulais des yeux derrière mes lunettes face à l’excentricité de certaines dames présentes. Nous étions à une vente aux enchères bon sang, ce n’était pas une cérémonie pour les Oscars…

Sa main au creux de mon dos, nous avançames silencieusement dans le musée et suivîmes les cordons rouges menant à la salle de réception privée pour les enchères. J’avais fait preuve de bonne foi en acceptant de l’accompagner ici, je n’avais pas contre pas l’intention d’acheter quoique ce soit donc je ne perdis pas mon temps à visiter les nombreux objets mis en vente. J’acceptais l’invitation d’un serveur à m’installer à notre table. Je lançais un regard explicite à mon maître. Il avait tout prévu. Je secouais la tête tandis qu’il me saluait d’un clin d’oeil. Seule donc, je m’installais tranquillement en sirotant un délicieux nectar à la robe rubi. D’accord, les réceptions réservées aux vampires avaient plus d’un avantage. J’en profitais donc, avec modération. Je profitais de ma solitude pour faire une rapide inspection des lieux. La vente avait commencé depuis un moment déjà à en juger les lots déjà couverts, donc vendus. La pièce était immense, avec un plafond très haut, parsemé de magnifiques fresques. Elles représentent notre bible. La naissance du premier vampire, les premières guerres sans aucun lycan illustré, la blague…

Alors que mon esprit s'enlisait dans des sombres pensées, Sir Williams me ramena sur Terre. « Regardez ceci.» Son ton était sans appel et froid. Il me tendit alors le carnet de vente. Obéissante, j’ouvrais le livret et découvrit la liste des antiquités mises en vente sur toute la journée. Bien évidement, je commançais l’inventaire illustré par celles du matin. Je perdis rapidement patience cela dit, qu’étais-je censé voir. L’homme que je considérais comme mon père pointa son doigt sur la photo  d’une pièce en particulier, la prochaine à être mise aux enchères. Mon cœur cessa de battre. Comment est-ce possible? Je reconnaissais ce objet. Là, une grande colère s’empara de moi. Sans cérémonie, je me dirigeais vers le stand associé à ce qu’il m’avait montré. Son piano...  « Vous n’étiez pas au courant, à en juger votre réaction. » Je rêvais, il jubilait, par dessus le marché ! « Cela ne me regarde aucunement, c’est l’héritage de sa famille. » Répondis-je sans y croire. « Famille qui suivant vos souhaits serait prochainement la vôtre. » Je n’eu le temps de répondre car le commissaire priseur demanda l’attention de l’assemblée. Mais il me devait des explications. Comment avait-il su que ce piano était à Sachio? « ... Le prochain article est un magnifique piano blanc classique en bois de chêne massif, une véritable pièce ancestrale qui vous est gracieusement offerte par un membre de la famille Naito. » C’était impossible. C’était un pur hasard, un autre membre de son clan avait la même pièce. Son instrument était unique. Ce ne pouvait être que le sien. Alors l’un de frères le vendaient sans qu’il ne le sache!Ne sois pas idiote ! C’était lui qui s’occupait désormais des affaires de sa famille, lui seul pouvait avoir mis cela en place. Pendant que les enchères commençaient déjà à grimper, je cherchais son visage parmi la foule. Et bien évidemment, je le trouvait adossé contre un mur au fond de la salle. Comme toujours, il était parfait, le voir ainsi au milieu de nos semblables confirmait pour moi qu’il était vraiment un être à part. Et je n’étais pas la seule à remarquer en vue des opportunistes qui le dévoraient du regard. Par chance pour lui, il ne quittait pas l’estrade des yeux. Très bien. J’avais une chose à régler, après cela, nous aurions tous les deux une conservation. Le visage assombri, je retournais m’assoir à ma table rejoindre mon fourbe de tuteur. « Ne pensez pas vous en sortir aussi facilement ! Je ne sais pas comment mais vous étiez au courant de ce qu’il allait faire ! Nous en parlerons plus tard!» La première enchère était à presque plus de 6 millions 500 milles yens. Les preneurs faisait monter les enchères en flèches.

Je jetais un coup d’oeil en arrière, plus le prix montaient plus Sachio semblait nerveux. Il ne savait pas encore pourquoi ! « 8 millions » Une jeune femme blonde, une beauté mortelle se dressa pour donner son prix. Ce n’était pas possible, avant que je n’ouvre la bouche, quelqu’un avait renchérit à 9 millions 500 milles. La déesse relança à 10 millions. J’arquais un sourcil, elle voulait vraiment ce piano. Tant pis pour elle, elle ne l’aura pas ! « 12 millions » Annonçais-je moi aussi debout désormais. J’étais dos au propriétaire du piano et de mon cœur, il était obligé de me remarquer. La vampiresse à la chevelure dorée me toisa de haut en bas et me lança un regard de défis. Pauvre d’elle j’étais déjà tellement en colère, elle ne devrait pas me chercher. Elle augmenta son prix à 15 millions de yens. Je n’avais qu’à espérer que Sachio m’accorde un échéancier pour le paiement. Je ne lâchais pas les chiens maintenant mais je n’allais pas devoir tarder. « 17 millions » « Nous avons un combat de lionne aujourd’hui! Madame, vous suivez? » « 20 millions » « 25 millions » « 35 millions » La garce ! La salle montra son émoi. Sir Williams se leva et me chuchota quelques mots à l’oreille. Il voulait que j’arrête mon enchère évidemment. La blondasse avait un sourire carnassier. « Range toi, enfant. Ecoute les conseils que l’on te donne. » A mon tour de laisser un sourire dément orner mes lèvres. « 50 millions de yens » Je vis ma rivale prendre une grande respiration. Elle n’allait tout de même pas me faire dépasser la moitié d’un million d’euros? Même elle, pourquoi vouloir payer autant pour un piano? Il avait une immense valeur pour moi, mais pour elle? Quelle était-elle? « Madame sur ma gauche? Rien? Vraiment? Personne? 50 millions une fois? 50 millions deux fois? 50 millions trois fois? Adjugé à Mademoiselle. » Le marteau frappa. Juste ciel. J'inspire profondément. J’étais soulagée. Je n’avais pas des fonds illimités et je venais quand même de balancer près de 400 milles euros… Ma fortune reflétait peut-être la longévité de ma famille, mais tout de même…

« Je vous laisse vous occuper de ça. » ordonnai-je à mon tuteur. D’une traite, je fini mon verre et quittais ma table. Ma rivale s’avança vers moi sans doute pour essayer de négocier ou m’insulter, j’en avais cure. Je lui tournais le dos et filais.Mes pas me menèrent à mon fiancé mais je ne m’arrêtais pas à sa hauteur, je lui passais clairement devant. Mes prunelles noires de colère plantées dans les siennes étaient un signe évident pour qu’il me suive sans traîner. Le pas rapide, je filais à l’étage, cherchant une salle vide. Ses chaussures faisaient écho à mes talons. Je trouvais enfin une sorte de salle de réunion qui dégageait autant le luxe que celle dans laquelle nous étions plutôt.

Mon coeur battait violemment, je n’avais pas été dans un tel état depuis longtemps. Trop de questions, trop d’émotions, je n’arrivais même pas à formuler une phrase. Je me retournais lentement quand je l’entendit fermer la porte derrière lui. Avait-il des problèmes d’argent? Pourquoi vendre son piano? Il l’aimait tant ! Pourquoi n’avoir rien dit? A moi ! Sa future épouse ! Ma respiration était forte, douloureuse même. Je glissais les mains dans mes cheveux, les tenant au sommet de ma tête, je bouillonnais, j’avais chaud, je ne comprenais pas. Je me sentais blessée. Terriblement même qu’il m’est mise ainsi à l’écart. N’avait-il pas assez confiance en moi pour me parler de ses problèmes? « "Tu n'avais pas à affronter la situation toute seule, tu sais." C’est bien ce que tu m’as dit avant de demander ma main? » Ma voix tremblait mais je n’avais pas l’intention de lâcher l’affaire, comment pouvais-je l’aider s’il ne me laissait pas faire, s’il m’écartait. « Je veux des explications, Sachio. Pourquoi devoir vendre ton piano? Qu’est-ce qui se passe? Parle-moi... »


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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Jess]   Ven 13 Oct 2017 - 7:08

J'étais assez surpris de la tournure que prenaient les évènements. Très sincèrement, je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'autant d'argent soit mis en jeu pour un simple instrument qui n'avait vraiment de valeur que le nom qui l'accompagnait. Mais peut-être étais-je trop naïf de croire que personne n'en profiterait, vu le scandale qui entourait depuis toujours le nôtre. Les gens de la haute société raffolaient de ce genre d'histoire, non ? Plus souvent pour s'amasser comme des vautours pour profiter d'une faiblesse, mais bon. Je n'escomptais pas leur offrir ce plaisir. Je laissai donc retomber mes mains dans mon dos, attendant patiemment la fin de cette torture.

Une odeur familière me fit soudain plisser le nez, et sa silhouette accrocha mon regard avant même que sa voix ne résonne dans la salle, ne laissant plus aucun doute sur sa prioritaire. Mademoiselle Duchanne. Très chère à mon cœur. En d'autres circonstances, j'aurais été ravi de ce coup du sort qui nous rassemblait dans ce même lieu, mais ... Avais-je mal entendu, ou bien venait-elle de relancer la dernière mise ?! Mon cœur rata un battement. Mais je ne pouvais rien dire. Tout ce manège aurait eu l'air assez suspect.

Les sommes continuaient cependant à monter rapidement. Elle n'était pas vraiment sérieuse ... ? 35 millions. C'était le dernier chiffre annoncé, et le silence laissait sans doute croire que c'était le fin mot de l'histoire, malgré le défi lancé. C'était mal connaître ce petit bout de femme qui savait décidément me mettre dans tous mes états. Un homme aux côtés de Jess, que je ne reconnaissais pas, semblait presque aussi nerveux que moi, bien qu'il le cachait très mal, certains mots me parvenant même. Son tuteur, peut-être ? Tu parles d'une première impression. Je fis un pas pour m'interposer également, pour lui signifier de cesser cette folie, ne serait-ce qu'en déposant ma main sur son bras, et au diable si cela faisait finalement éclater un scandale de plus. Tous les regards étaient sur notre petit groupe, murmurant. Mais il était déjà trop tard. Jess annonça son prix, je cessai de respirer pendant une minute qui ne m'avait jamais paru aussi longue, le visage pâle et contrit, presque décomposé, mais ne trouvant pas les mots, et le maître de cérémonie clôtura la vente. Génial. Voilà tout mon plan qui s'écroulait, en une poignée de secondes. Inutile de m'attarder plus longtemps dans cette pièce étouffante. Il n'y avait qu'une personne qui comptait, et elle refusait de m'adresser le moindre regard.

Je fis donc un mouvement pour m'élancer aux côtés de Jess, espérant pouvoir lui demander des explications dès que nous serions seuls, mais c'était sans compter l'autre blondasse qui m'agrippa le bras, tentant peut-être de vouloir sauver les apparences puisqu'elle n'avait pas pu gagner ce jeu d'argent. N'en avait-elle pas déjà assez fait ?! Agacé, je ne lui laissai pas le temps de placer un mot, retirant son bras sans guère de cérémonie et quittant la pièce avant que d'autres nuisibles ne me retiennent plus longtemps, non sans manquer de près de faire sortir la porte de ses gonds lorsque je la refermai, tant ma poigne était tendue. Cela aurait au moins l'avantage que l'on ne nous suive pas. Suivant les pas précipités de ma fiancée bien trop silencieuse à mon goût, je devais avouer que j'étais perplexe. Si elle m'en voulait, pourquoi avoir acheté mon piano ? Elle aurait très bien pu le laisser glisser hors d'atteinte. C'était ce qui était prévu, de toute façon. Au moins, l'humiliation n'était pas complète. Nos fiançailles n'étaient pas encore officiellement annoncées. Toute cette histoire serait oubliée d'ici la semaine prochaine, au plus tard. D'accord, mon ego souffrirait un peu, mais j'étais devenu plutôt doué, pour surmonter ce genre d'épreuves en silence.

J'étais soulagé qu'elle nous ait trouvé une pièce à l'écart pour discuter, bien que maintenant, je regrettais de ne pas avoir au moins un verre d'eau pour me remettre de ces émotions qui me laissaient la gorge sèche. Devant sa question, je me contentai d'hausser les épaules, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. Non. Il n'y avait simplement rien à dire. J'avais été pris sur le fait. L'évidence crevait les yeux, non ? J'étais désespéré. Mais je ne pouvais pas me résoudre à tout avouer. Je préférais me raccrocher au peu de contrôle que j'avais sur la situation, plutôt que de me laisser aller à tout semblant de vulnérabilité, ne lui offrant pas pour autant un faux sourire. Lorsque je laissais mes sentiments prendre le dessus, cela se terminait toujours très mal. Aujourd'hui ... n'en était finalement qu'une preuve de plus. Un désastre.

« Je ne vois pas pourquoi tu en fais toute une histoire. Ce n'est qu'un piano, après tout. Rien ne m'empêcherait d'en acheter un autre lorsque j'en aurai les moyens. »

J'avais ma fierté et je ne laisserais certainement personne traîner notre nom dans la boue. Elle devait au moins savoir cela, depuis tout ce temps, non ? Pourquoi cela ne pouvait-il pas lui être suffisant ? Mais je doutais que ce serait réellement assez pour qu'elle laisse tomber l'affaire ... Je n'avais pas vraiment répondu à sa question, après tout, même si elle pouvait très bien lire entre les lignes. Il valait mieux tenter de détourner le sujet vers toute autre chose, alors.

« Qu'est-ce que tu fais vraiment ici, Jess ? À part me mettre des bâtons dans les roues. »

Le ton était sec. Accusateur à mon tour. Dire que je faisais des efforts pour ne pas lui montrer à quel point j'étais contrarié. C'était un peu raté. Je l'avais prévenue de ne pas pousser trop loin, qu'elle n'aimerait pas ce qui se trouvait juste sous la surface, dans les recoins les plus sombres de mon âme. Je ne voulais pas vraiment diriger ma colère envers elle. Mais peut-être était-ce mieux ainsi ? Avant qu'il ne soit vraiment trop tard.


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Quitte ou double [PV Jess]

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