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 Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]

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Avatar : Sho Hinakawa - Psycho Pass
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MessageSujet: Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]   Jeu 10 Aoû 2017 - 11:17


Shiro Kasamatsu

« Life can't be all bad or all good... Eventually, things have to come back to the middle »
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feat Sho Hinakawa (Psycho-Pass)
Fiche d'identité

ᚕ Nom(s) : Kasamatsu (Anciennement Sâto)
ᚕ Prénom(s) : Shiro (Anciennement Seishiro)
ᚕ Age : 58 ans (27 ans physiquement)
ᚕ Surnom(s) : Sei’ (pour ceux qui le connaissaient avant sa libération)
ᚕ Orientation sexuelle : Hétéro
ᚕ Race : Lycan – Alpha  
ᚕ Métier : Détective Privé
ᚕ Nationalité : Japonaise
ᚕ Famille/meute : Meute Kasamatsu
ᚕ Pouvoir(s) :
> Transformation en Lycan
> Force, Vitesse, Résistance augmentées
> Sens sur-développés
> Guérison accélérée
> Télépathie intra-Lycan
Physique
« The shape you take reflects the person you are »
Ecrire ici (Minimum 300 mots.) Pour vous aider, pensez à parler de son style vestimentaire, de la façon dont il marche et dont il se tient, décrire un peu la forme de son nez, de sa bouche, de ses doigts, de sa silhouette, etc.


Caractère
« Can you remember who you were... before the world told you who you should be ? »
Ecrire ici (minimum 300 mots). Pour vous aider, pensez à parler de son comportement en société, individuellement, en petit groupe, en fonction du genre ou de la race, ses phobies, ses passions, ce qu'il dit et ce qu'il pense, ses goûts, etc.


Histoire - Partie I
« It’s hard to forget someone from the past…when that person has been the one you ever wanted in your future »
C’est en 1959 que l’histoire du jeune Seishiro débuta. Après avoir eu deux filles, la famille Satô fut heureuse d’accueillir leur premier garçon au tout début du mois d’août. Le nouveau-né fut choyé et adoré pendant ses premières années, et n’eut clairement pas à se plaindre de la façon dont il grandissait. Ses parents travaillaient ensemble dans un restaurant – réputé pour ses Okonomiyaki – à Osaka. Le père s’occupant de la partie cuisine tandis que son épouse gérait la partie service. Malgré le fait qu’ils bossaient tous deux, leurs enfants n’étaient pas pour autant oublié puisque dès lors qu’ils étaient capables de tenir quelque chose dans la main et de marcher, les parents leur donnaient un petit rôle à jouer dans le restaurant. Les clients n’y avaient jamais vu d’inconvénient, les considérant plus ou moins comme une petite attraction sachant qu’il n’était pas rare de voir les trois enfants se battre pour distribuer un verre, une serviette ou des menus aux différentes tables. L’aînée n’ayant que 4 années d’avance sur le dernier, et 2 ans sur celle qui la suivaient, cette fratrie était plus portée sur l’aspect rivalité que sur l’aspect protection.

Malheureusement, plus les années passèrent et plus le côté amusant et distrayant se transformait en véritable cauchemar tant pour les parents que pour les clients. Résultat, ils économisèrent pour autre chose que le « choyage » de leur trio infernal. Un weekend, ils amenèrent leurs enfants au centre commercial dans un seul et unique but, celui de choisir un instrument de musique et une tenue de sport en se basant uniquement sur ce qu’ils voyaient dans les rayons. Quand l’aînée choisit un violon et une tenue de karaté, la seconde choisit un taiko (tambour japonais) et des chaussons – clairement pas une lumière – tandis que le Seishiro avait trouvé le moyen de monter sur un piano et de poursuivre ses sœurs armées d’un shinaï !! Pour sa défense, il n’avait que 4ans et ses sœurs l’avaient bien cherché en se moquant de lui pour s’être fait engueuler. En attendant, il s’avérait qu’il était légèrement trop jeune pour commencer le piano ou le kendo en club. Résultat, il se retrouva seul à aider dans le restaurant pendant les deux années qui suivirent. Pendant ce temps-là, il fut forcé d’écouter ses sœurs s’enthousiasmer de leurs nouvelles activités.

En 1965, il put enfin s’y mettre prenant plaisir à développer petit à petit sa dextérité sur un clavier et son aptitude à taper de plus en plus fort dans le vide armé de bambou. Bon d’accord, là n’était clairement pas le but. Mais bon, pour lui, il s’agit d’un moyen facile et rapide de prendre le dessus sur ses sœurs, ou plutôt sur l’aînée qui avait des années d’avance sur lui. Il ne s’occupait plus trop de la seconde puisqu’elle ne pratiquait pas d’art martial. En effet, après avoir choisi les chaussons, ses parents lui avaient suggéré un sport ne reposant pas sur ses compétences physiques, mais intellectuelles. Après tout, elle se défoulait suffisamment comme ça avec ses tambours : elle pratiquait donc le shogi à côté. Comme vous l’aurez compris, Seishiro était arrivé à cet âge où les pensées machistes se développaient – notamment à l’école, dans la cour de récréation – et il en était arrivé à la conclusion suivante : les garçons étant plus fort que les filles, il se trouvait naturellement au sommet de la hiérarchie par rapport à ses sœurs. C’était logique, non ? Ainsi, selon sa nouvelle philosophie, le fait qu’elles ne faisaient pas ce qu’il disait, et qu’il était forcé de les suivre elles allaient à l’encontre de l’ordre naturelle des choses. Bien entendu, armé de son shinaï ou pas, il se faisait constamment botter par sa sœur aînée.

En parallèle, plus il gagnait en expérience avec le piano, plus il prenait plaisir à jouer de la musique avec ses sœurs, combinant comme ils le pouvaient les sonorités du piano et du violon avec celle des tambours japonais. Ironiquement, les seuls moments où ça ne se hurlait ou tapait pas dessus étaient ceux où ils embêtaient tout le voisinage avec leur musique sacrément bruyante… : au moins, eux s’amusaient. Lentement mais sûrement, son caractère et son point de vue changèrent. Le kendo lui apprenait l’ordre et la discipline, tandis que le piano l’aidait à développer sa créativité. À l’école, il était plutôt bon élève. Néanmoins, rien ne le motivait particulièrement là-bas. Il s’amusait avec son groupe d’amis, allait à ses entraînements de kendo, s’appliquait lors de ses leçons de piano et se distançait de ses sœurs. Alors qu’avant, c’était avec elles qu’il passait le plus de temps. Ils grandissaient tous et passaient bien plus de temps séparés qu’ensemble. Avec l’âge et leurs activités respectives, ils ne se retrouvaient que de temps à autre pour faire un peu de musique ou assister aux tournois respectifs de chacun, ce qui était plutôt une sortie familiale.

L’année 1974 marqua un tournant dans sa vie, ou plutôt dans leur vie. En effet, Seishiro fut loin d’être le seul affecté par cet évènement particulier. Âgé de 15ans, ses sœurs avaient 19 et 17ans respectivement. L’ainée ayant décidé de se lancer dans la musique et de rejoindre un orchestre symphonique avec son violon. Malheureusement, et bien qu’elle soit parfaitement en mesure de se défendre contre des types l’approchant d’un peu trop près – notamment dans les transports en commun – cela ne l’avait pas empêché d’être retrouvée, avec ses amies, à moitié mourante et couverte de sang non loin à quelques rues du restaurant familial. Seule survivante, elle passa plusieurs semaines à l’hôpital et malgré ses témoignages, les coupables ne furent jamais retrouvés. Ses blessures furent également difficilement explicables. Ces « trous » au niveau de ses poignets et de son cou avaient été attribués à une espèce de pique à glace, expliquant la largeur des blessures. Le fait que la sœur de Seishiro ait assuré avoir eu l’impression d’être mordue fut ignorée compte-tenu du fait qu’aucun animal ne possédait ce type de dentition. De même, pour attribuer cela à une dentition humaine, il faudrait que les canines soient plus larges, plus longues et que les coupables aient cherché à la vider de son sang. Or, cela n’avait aucune logique pour les policiers. Certes, il y avait eu des précédents. Néanmoins, les scientifiques ne pouvant l’expliquer, ils avaient classé le dossier avec les autres, lâchant l’affaire après quelques mois pour d’autres moins alambiquées à leurs yeux. Ces mois passés à attendre de voir les coupables payés pour leur crime emplirent l’adolescent d’une profonde soif de justice. Non seulement il désirait ardemment que des criminels de ce genre soient mis hors d’état de nuire, mais en plus il souhaitait de plus en plus agir dans ce but précis, si bien qu’il décida carrément de rejoindre l’école de police après le lycée.

Lui qui n’avait jamais été motivé par grand-chose – mis à part ses compétitions de kendo et ses leçons de piano – jusque-là s’était alors attelé à faire tout ce qu’il devait pour atteindre ce tout nouvel objectif. Sans pour autant abandonner les amis qu’il s’était fait en chemin, il devint simplement plus actif dans les moments où il ne faisait rien d’ordinaire. Ainsi, au lieu de jouer à des jeux vidéo pendant des heures et des heures un dimanche matin, il se rendait à la bibliothèque pour emprunter et lire un maximum. Qu’est-ce qu’il lisait ? Des bouquins relatifs au droit ou encore à la médecine, ainsi que des romans policiers – il restait un adolescent après tout – pour se mettre dans le bain. Pendant ce temps, l’ambiance à la maison n’avait de cesse de s’assombrir. Certes, physiquement parlant, elle était complètement guérie. Cependant, l’aînée n’osait plus sortir de la maison, se contentant donc de jouer du violon dans sa chambre et de parler au téléphone avec les quelques amies qu’il lui restait – celles qui n’avaient pas été avec elle ce jour-là. La seconde sœur poursuivait sa vie comme si de rien n’était, ayant préféré jouer la carte du déni et enfouir sa frayeur au plus profond d’elle. Néanmoins, elle ne trompait personne chaque fois qu’elle rentrait à la maison en poussant un long soupir de soulagement, comme pour dire « j’ai survécu à aujourd’hui aussi ». Qu’on se le dise, la volonté de leur petit frère – ou unique fils – de rejoindre les forces de l’ordre ne plaisait à personne. Le connaissant parfaitement bien, ils se doutaient tous qu’il ne tiendrait pas longtemps à travailler dans un tel système. Ils ne partagèrent par leur opinion auprès de lui, mais tous savaient qu’il était bien trop entêté pour suivre le rythme que ses officiers supérieurs lui imposeraient forcément, surtout au début.

Sans surprise, le jeune Seishiro craqua au bout de 3 années au sein de la police. Âgé de 21 ans, il avait beaucoup de mal à supporter l’autorité, le manque d’autonomie et d’indépendance. L’impression d’avancer au ralenti et de n’avoir quasiment aucun contrôle sur ses décisions et ses actions le frustrait beaucoup trop. Pire encore, il lui était arrivé de retomber sur des cas de victimes vidées de leur sang avec des petits trous au niveau du cou, les mêmes que sur sa sœur. Malheureusement pour lui, soit le cas était transféré à un groupe spécial dont il ne savait rien, soit on lui sortait la carte du conflit d’intérêt – trop impliqué à cause de sa sœur – soit le dossier était mis de côté au profit d’un autre plus récent ou plus « faisable ». Ainsi, après avoir été suspendu une première fois pour avoir voulu donner sa propre définition d’un travail d’investigation, il avait rendu son badge et sa lettre de démission. Ce ne fut en aucun cas une surprise pour ses sœurs – dont l’aînée qui avait repris le cours de sa vie – et encore moins pour ses parents qui préférerait qu’il se lance dans la musique, comme sa sœur. La seconde bossait à mi-temps dans un café tout en participant à des tournois professionnels de shogi. Durant les mois qui suivirent, il s’était mis à passer plus de temps avec son piano, ses sœurs lui fournissant de temps à autre des opportunités de jouer en public. En effet, il n’était pas rare de tomber sur Seishiro au clavier dans des restaurants ou centre commerciaux disposant d’un piano. Parfois, il s’amusait même avec les pianos que l’on retrouvait parfois au beau milieu d’une gare – allez savoir ce qu’ils foutaient là !! – le temps que son train arrive. N’ayant jamais été contre l’attention – encore moins quand on l’applaudissait pour son talent – il eût beaucoup de mal à accepter l’ombre qu’une certaine personne lui faisait presque partout sur son passage.

Généralement, c’était dans des bar-restaurants où il effectuait quelques morceaux au piano, et cette personne enchaînait derrière avec sa guitare et sa voix magnifique. Vous l’aurez compris, Seishiro était considéré comme l’amuse-gueule avant le véritable repas. Donc bon, elle ne lui faisait pas vraiment de l’ombre, les clients n’étaient juste pas forcément là pour l’écouter lui puisqu’il venait de débarquer. Bien qu’il n’ait jamais été hué et qu’il avait senti que ses mélodies étaient appréciées, il avait décidé un soir de rester dîner après sa propre performance afin de l’écouter, elle, en entier. Ce soir-là, son dîner avait totalement refroidi quand elle eut terminé. Sur le moment, sa propre réaction avait été celle qui l’avait le plus ennuyé. Résultat, il s’était entêté à dévorer son plat froid aussi rageusement qu’il était humainement possible. Lors de ses passages suivants, son irritation n’avait eu de cesse de s’accroître, si bien que lorsqu’elle fit le premier pas en venant vers lui – ça faisait un moment qu’elle l’entendait et le voyait jouer elle aussi – il n’avait pu s’empêcher de lâcher un « Crève » au moment où elle s’était présentée tout en le complimentant sur sa musique. Non, elle n’avait pas apprécié. Encore moins quand il s’était retourné pour sortir du restaurant et rentrer chez lui. En arrivant, il était tombé sur une lettre de l’un de ses formateurs de l’école de police. Celui-ci avait eu vent de sa démission et lui avais proposé de le rencontrer la semaine suivante pour un café. N’ayant pas retrouvé de travail depuis, il n’avait eu aucune raison de refuser, surtout qu’il s’était toujours bien entendu avec celui-ci en particulier, qui lui avait tout appris sur les diverses méthodes d’investigation.

Il ne lui fallut pas longtemps pour remonter à la source de cette irritation croissante dès lors qu’il avait vu Seishiro – plutôt calme et raisonnable au premier abord – s’énerver sur la porte du café en l’accusant plus ou moins de se trouver sur son chemin… Le jeune adulte était à cran. Quand bien même son travail d’officier de police avait été frustrant, il était encore pire pour lui d’être aussi inactif. N’ayant plus de badge, il se retrouvait sans aucun droit de faire quoi que ce soit de plus qu’un citoyen lambda, se résignant donc à appeler la police quand il voyait quelque chose de suspect. À côté de ça, il était en pseudo-carence intellectuelle, dans le sens où il n’avait plus d’occasion de réfléchir comme il le faisait au cours d’une enquête. Le piano et le kendo ne comptant pas. Son formateur s’amusa donc à le réveiller en lui parlant d’une série d’investigations qu’il avait mené par le passé, révélant petit à petit des indices – que lui-même avait trouvé à l’époque – selon les réflexions que lui avançait l’ex-policier. Au bout du compte, il lui avait fourni les coordonnées d’une agence de détective se trouvant à Osaka ainsi qu’une lettre de recommandation qui faisait plus office de salutation qu’autre chose.

Quelques semaines plus tard, il s’était retrouvé avec un nouveau travail en tant que détective privé dans cette agence du Kansai. Ils n’étaient qu’un certain nombre pour s’occuper de la préfecture. Néanmoins, ils privilégiaient l’entraide de sorte à ce que chaque personne soit toujours en mesure de contacter un collègue pour telle ou telle information, telle ou telle ressource, etc… Après tout, le but était de rendre service aux clients, et non pas de se battre entre eux pour savoir qui récupèrerait le chèque. À côté de ça, tous étaient loin d’avoir eu le même parcours avant de devenir détective. Il y avait d’anciens médecins, psychologues, professeurs, policiers, avocats, et ainsi de suite. Tous disposant – au départ – d’une certaine spécialité, ou plutôt d’un penchant vers un domaine précis. Résultat, Seishiro n’hésitait pas à demander l’avis d’un collègue disposant de connaissances médicales, et vice-versa. Lentement mais sûrement, il apprenait à devenir un peu plus polyvalent, absorbant quelques notions dans les domaines de ses camarades tout en enchaînant les missions, des plus banales aux plus complexes. En parallèle, il lui arrivait toujours – mais de plus en plus rarement – de passer dans l’un de ces bar-restaurants pour jouer un petit peu. Ces fois-là, il apparaissait toujours de bonne humeur et chantonnait même les morceaux de celle qu’il avait envoyé paître à tue-tête. Ce changement radical fut aussitôt remarqué par la victime en question, surtout quand le jeune détective s’était rapproché d’elle pour lui demander plus de détails sur l’origine d’une chanson. Ni vu ni connu, c’était sa façon à lui de la complimenter sur ses talents tout en s’excusant de son comportement précédent, cherchant tout naturellement à passer à autre chose sans passer par la case où il demandait littéralement son pardon.

Lorsqu’il ne travaillait pas sur un cas, il était avec elle que ce soit pour quelques minutes, quelques jours ou quelques semaines. Son travail n’étant pas régulier, il pouvait se permettre de s’autoriser des vacances légèrement plus longues dès lors qu’il s’organisait bien avec ses collègues. En ce qui la concernait, chanteuse et guitariste qu’elle était, les choses étaient légèrement plus simples sachant qu’elle travaillait surtout en studio ou offrait de petits concerts. Pas habituée aux foules, elle se sentait bien plus à l’aise devant un petit public, tout en produisant ses musiques à côté. Ainsi, il n’était pas rare de les voir s’exiler en montagne pour faire un peu de randonnée, profiter des sources chaudes ou simplement jouer un peu de guitare à l’air libre. N’étant pas capable de se promener avec un piano sur lui, le jeune Seishiro avait demandé à ce qu’elle lui apprenne à jouer de la guitare. En échange, il lui tapait dessus avec un shinaï lui offrait des cours de kendo. Les familles respectives n’avaient pas mis bien longtemps avant de se rencontrer, si bien qu’ils s’étaient tous deux mariés en 1983, devenant alors Seishiro et Emiko Satô. En parallèle, cela faisait déjà un moment qu’il avait commencé à enquêter sur ces histoires de victimes vidées de leur sang et dotées de petits trous au niveau d’artères principales. Il avait pris contact avec quelques familles, quelques rares survivants, mais aussi quelques policiers n’ayant pas non plus apprécié de se voir retirer l’enquête. Sans pour autant être capable de mettre le doigt dessus, il avait tout de même compris qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une seule personne ou d’un groupe organisé, ça ressemblait plus à une petite épidémie qu’autre chose, se répandant un peu plus chaque jour…

Naito. Tel était le nom qui commençait à revenir de plus en plus au cours de son investigation. Pourtant, cette famille ne semblait rien avoir de bien particulier au premier abord. En y regardant de plus près, il s’était rendu compte que ceux-ci avaient changé de serviteurs assez rapidement au cours des dernières années, voire décennies. Or, il ne s’agissait en rien d’une pratique courante ou même logique… Après en avoir parlé à ses collègues, ceux-ci l’avaient informé du fait que le problème n’était pas tant le fait que la famille Naito changeait rapidement de serviteurs, mais plutôt le fait que les anciens ne réapparaissaient plus nulle part. Tout en continuant leurs missions habituelles auprès de leurs clients, ils avaient intensifié leurs recherches vis-à-vis de ces disparus, tentant comme ils pouvaient de retrouver leur famille proche voire même des amis lointains. Étrangement, ces personnes interrogées ne semblaient pas perturbées par ces disparitions, et certains n’avaient même plus aucun souvenir de leur père, sœur, ami, épouse, fils unique, et ce alors que des photos de ces disparus pouvaient être trouvés chez eux. Persuadé qu’il y avait un lien avec ces nombreuses personnes vidées de leur sang, ainsi que l’attaque sur sa sœur, Seishiro avait pris la décision d’aller enquêter directement sur la famille Naito. Malgré toutes les objections qu’il avait reçu – majoritairement parce qu’ils étaient inquiets – il n’avait pas lâché le morceau. Son but était de se rapprocher des Naito en se faisant engager comme serviteur. Néanmoins, pour y parvenir, il se devait de prendre une toute autre identité afin que ceux-ci ne puissent jamais atteindre sa famille et ses amis. Pour une agence de détectives, il ne s’agissait pas d’un acte irréalisable, il leur avait juste fallu une bonne année pour que Seishiro Satô soit remplacé par Shiro Kasamatsu.  

1986. Infiltration réussie. En effet, le jeune Kasamatsu avait été engagé par ce qui semblait être la famille Naito en tant que serviteur-pianiste, il était donc là pour les distraire musicalement. Très demandeurs, il avait rapidement compris qu’il avait tout intérêt à proposer du nouveau régulièrement afin de ne pas donner l’impression de se reposer sur ses lauriers. Les Naito n’étaient clairement pas du genre à se contenter de n’importe quoi et ils l’avaient engagé pour ses talents musicaux, pas pour faire du recyclage tous les trois jours. Sans aller jusqu’à le séquestrer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il ne s’agissait en rien d’un emploi comme les autres. Pour commencer, il voyait beaucoup de choses pas nettes. À côté de ça, il lui arrivait de rentrer chez lui avec de petits trous parfaitement identifiables au niveau de l’articulation de ses coudes. Bien qu’il n’avait aucune idée de comment ils étaient arrivés là, il se rappelait très bien de leur signification vis-à-vis de sa sœur et de ses investigations précédentes. Le fait qu’il n’ait aucun souvenir était un souci, puisque ça rendait son témoignage fragile : il se devait donc de rapporter du solide. Le niveau d’inquiétude d’Emiko n’avait eu de cesse d’augmenter. Néanmoins, elle avait confiance en son mari, si bien qu’elle avait choisi d’attendre son retour avant de lui annoncer la bonne nouvelle. Conscient du fait qu’il risquait certainement sa vie en passant autant de temps là-bas, il avait quand même pris quelques risques, dont certains plus gros que d’autres. En remarquant qu’une autre servante avait disparu, il en s’était aussi rendu compte qu’il n’avait pas le sang-froid nécessaire pour laisser faire et attendre bien sagement que d’autres disparaissent sous son nez. Quand bien même, cela lui aurait permis d’amasser plus de preuves, il ne pouvait s’y résoudre. Ayant pris soin de noter les habitudes de chaque personne – employeurs et collègues – présente dans ce domaine, il n’avait pas tardé à remonter la trace de cette disparue jusqu’à l’une des chambres de l’un des locataires. Une fois à l’intérieur, il s’était mis à fouiller un peu partout avant de tomber sur un album photo au fond d’un placard.

Ce qu’il avait vu à l’intérieur fut tellement horrifiant qu’il s’était retrouvé comme paralysé. Page après page, photo après photo, il voyait celui qui vivait dans cette chambre accompagné d’un homme ou d’une femme couvert de sang… Sur chaque image, il le voyait avec sa bouche dégoulinant de leur sang… Ses lèvres ou ses dents – dont des canines anormalement longues – au contact du cou, des poignets, de l’intérieur de la cuisse, et ainsi de suite. Chaque point de contact lié à une veine – ou artère – principale. Cette pseudo-paralysie mentale – sachant qu’il continuait de tourner les pages avec ses doigts – était due à son cerveau qui faisait le lien avec ces photos et toutes ses victimes qu’il avait croisé au fil des années, à commencer par sa sœur aînée… La vérité était pourtant évidente : il n’était pas humain. En fait, ils n’étaient pas humains. Tous. En plus de ça, il lui apparaissait que les humains étaient une forme de nourriture ou de distraction pour eux. Instinctivement, ses doigts s’étaient portés à l’articulation de son coude… Il les avait alors sentis, ces trous…ces marques…ces empreintes dentaires…cette morsure !! Puis, de nouveau, sa sœur et ses amies qu’elle avait perdues. Ces traces de morsures qui étaient restées longtemps sur elle… Inconsciemment, il avait laissé tomber le gros album sur le sol – alertant tous les non-humains du domaine – tant son corps tremblait… Il bouillonnait. D’autres albums étaient rangés dans ce placard, des numéros marqués sur leur tranche… Des années. 1978… 1923 ? 1886 ?! Un album bien plus vieux… Des photos en noir et blanc… Mais la même tête. La même personne. Les mêmes lèvres. Et toujours ce sang et ces victimes. En plus de ne pas être humain, ils ne vieillissaient pas… Qui étaient-ils ? Telle était la question qu’il aurait bien voulu se poser s’il avait pu se concentrer sur autre chose que le sang, les trous et la personne. Mais ça lui était impossible. Résultat, quand il avait entendu la porte s’ouvrir derrière lui et aperçu cette personne entrer avec cet air de celui qui savait qu’il n’avait absolument rien à craindre, Shiro avait vu rouge !!

Quelques secondes plus tard, son corps était passé par la fenêtre du premier étage. Toujours conscient, mais à moitié, il s’était forcé à garder les yeux ouverts tandis que plusieurs maîtres et maîtresses du domaine se rapprochaient pour voir ce qu’il se passait. Attrapé par le cou et soulevé sans le moindre problème, Shiro avait alors pris conscience du fait qu’il ne pouvait plus bouger ses jambes, qu’il se vidait de son sang à plusieurs endroits et qu’il était toujours incapable d’éprouver autre chose qu’une rage profonde marquée par l’envie de tous les massacrer. Oui, il voulait leur faire payer personnellement tous leurs crimes. Une telle haine se lisait parfaitement sur son visage, si bien que celui qui le tenait par le cou s’était mis à éclater de rire tout en passant son doigt sur son sang avant de le porter à sa bouche. L’expression outrée de Shiro, combinée à sa haine toujours présente, n’eût pour effet que d’inviter les autres maîtres et maîtresses à le goûter par pur sadisme. Se mourant à petit feu – dû à ses blessures – il ne faisait qu’accélérer les choses en gigotant dans tous les sens, cherchant à se défaire de la prise du monstre pour les éliminer. En croisant le regard de l’un d’entre eux, il s’était retrouvé incapable de bouger tout court. Seules ses oreilles et ses yeux à moitié ouverts lui avaient permis de comprendre un minimum ce qu’il se passait. Une mention de son groupe sanguin : O. Un soupir exaspéré de la part de celui qui le tenait… De l’excitation de la part des autres… Des négociations… Une décision… Une satisfaction commune. Une claque sur sa joue juste avant qu’il ne sombre dans l’inconscience. Des éclats de rire, puis une annonce comme quoi il allait bien s’occuper de lui jusqu’à ce qu’il soit bien dressé. Avant que le nouveau Kasamatsu ne sombre complètement dans l’inconscience, une seule et unique réponse échappa ses lèvres : « Crève ».  

À son réveil, il n’avait pas mis bien longtemps à réaliser qu’il était toujours en vie – logique, n’est-ce pas ? – et qu’il lui aurait été préférable de ne jamais se réveiller. Allongé sur une surface dure, pieds et mains restreints, de même pour sa tête qui avait été immobilisé, le jeune adulte se serait bien demandé ce qu’il se passait s’il ne s’était pas rappelé des circonstances dans lesquelles il avait perdu connaissance. Étrangement, ce n’était pas le fait d’être dans cette position qui le perturbait le plus. Non, ce qui le dérangeait, c’était le fait qu’il était capable de faire lutter ses jambes contre leurs liens. De même, il ne sentait plus aucune douleur et savait qu’il serait en pleine forme sans cette sensation d’anesthésie. Or, ce n’était pas normal. Il devrait être mort ou, au minimum, paralysé à partir de la taille. Il ne l’était pas. Était-ce l’anesthésie qui trompait ses sens ? Anormalement calme, il avait perdu tout semblant de sérénité lorsqu’un rire s’était fait entendre. Cette voix, il l’avait parfaitement reconnue et ses envies de lui faire payer ses crimes s’étaient réveillées !! Sa respiration et son rythme cardiaque étaient alors parties au quart de tour, et ce, malgré les drogues qui lui avaient été injectées pour le calmer. Voyant rouge, il n’avait pas tout de suite compris ce qu’il se passait avec son corps. Néanmoins, certaines de ses pensées n’avaient rien d’humaine. En effet, le Kasamatsu n’avait de cesse de lutter contre les restreintes pour se lever et l’étriper, lui arracher les bras, lui déchiqueter le visage et le réduire en charpie avec ses griffes !! Griffes ? Il s’était alors stoppé net pour jeter un coup d’oeil – malgré sa position – à ses mains qui s’avéraient bien être pourvues de griffes. La panique l’avait alors frappé et il avait cherché une réponse en regardant son bourreau qui relevait la planche sur laquelle il était allongé afin qu’il soit dressé à la verticale avant de se replacer derrière une caméra posée face au Kasamatsu.

Devant son incompréhension totale, le vampire avait décidé de le torturer un peu plus en lui expliquant ce qu’il était. Vampire. Ces créatures fantastiques qui n’étaient pas censées exister et qui s’avéraient être réelles. Shiro pensa alors à sa sœur qui en avait été victime, puis son regard s’était horrifié alors qu’il regardait de nouveau ses griffes. Néanmoins, le vampire lui avait répondu que toutes leurs victimes ne devenaient pas comme eux suite à une morsure, seul un certain type de vampire disposait de cette capacité, et ce n’était pas son cas. À moitié rassuré, le vampire en avait profité pour l’achever en lui révélant ce qu’il lui avait fait. Lycan. Une autre créature qui n’était pas censée exister. Et pourtant, ses griffes n’étaient pas des fausses. De même, il était certain qu’il devrait être mort. Or, toutes ses blessures s’étaient résorbées avant qu’il ne reprenne connaissance. Alpha. Une version plus extrême encore du lycan, censé dominer les autres et capable de transformer d’autres humains comme le font certains vampires. Toutes ces informations n’avaient de cesse de l’embrouiller encore plus, et il réfléchissait tellement que son rythme cardiaque s’était mis à ralentir, faisant alors disparaître les griffes. Écouter, raisonner et interpréter, cela faisait partie de son métier de détective, et c’était la raison pour laquelle cette activité le calmait. Malheureusement pour lui, cela n’avait pas été au goût du vampire qui voulait le faire sortir de ses gonds. Résultat, celui-ci était sorti en trombe de la pièce, laissant le Kasamatsu à ses pensées. Tentant de rester aussi calme que possible, il s’était mis à faire le point sur sa situation et sur l’endroit dans lequel il se trouvait, cherchant à trouver une échappatoire. Il avait une famille à retrouver, sa femme, ses sœurs, ses parents, ses amis et ses collègues : il ne pouvait se permettre de rester le prisonnier de ces vampires. Oui, il pensait naïvement pouvoir échapper à ceux qui n’avaient eu aucun mal à le neutraliser et à le porter au bord de la mort sans le moindre effort. Bien entendu, cette assurance ne reposait que sur la condition qu’il reste calme. Le problème, c’était qu’il s’agissait là de ses dernières minutes de sérénité avant plusieurs années…

Le vampire avait fini par revenir dans la pièce, accompagné d’une dizaine de personnes… À leurs yeux, le détective avait bien vu qu’elles n’étaient pas là de leur plein gré, mais surtout qu’elles étaient complètement tétanisées, ne sachant pas du tout ce qu’elles faisaient là, mais certaines qu’elles n’en ressortiraient pas vivants. Il y avait de tout dans ce groupe d’innocents qui n’avaient rien demandé : jeune, vieux, homme, femme, enfant, … Après avoir refermé la porte derrière lui, il avait effectué quelques réglages sur la caméra centré sur le Kasamatsu immobilisé. Il avait alors demandé au Kasamatsu de bien profiter du spectacle avant de lui offrir un véritable carnage. Incapable de dire quoi que ce soit en voyant le vampire planter ses crocs sur le poignet d’un gosse, seuls ses yeux étaient en état de communiquer pour lui. Grands ouverts, luttant continuellement entre l’horreur et la colère, le choc et la haine, l’incompréhension et la rage tandis que le vampire le vidait de son sang, puis arrachait carrément le bras avec ses dents, avant de passer à la victime suivante. Il y avait alors eu ce sourire… Ce sourire à la fois carnassier et satisfait… Carrément fier en fait. Fier de pouvoir le torturer. Fier de le voir exprimer tant de choses sans même ouvrir la bouche. Et surtout, fier de savoir qu’il pourrait se repasser ce film en boucle, encore et encore. Pour lui, ce serait encore mieux que ses nombreux albums. Durant tout ce temps, la respiration du lycan en gestation s’était arrêtée. Il n’était juste pas capable de réagir, souhaitant que ça s’arrête ou au moins qu’il perde connaissance pour ne plus avoir à assister à cette boucherie, ou même entendre ces hurlements de peur et de douleur… Ce qu’il ne savait pas, c’était que dehors – à l’extérieur de sa prison – la nuit avait fini par tomber. Ainsi, lorsque son conflit interne entre la stupeur et la colère avait pris fin, il ne lui était plus resté que des envies de meurtre, si bien qu’au moment où le vampire allait pour planter ses crocs dans le cou d’une jeune femme ressemblant un peu trop à Emiko, il craqua et lâcha son premier son. Un cri.

Au sein des cellules voisines, la majorité des prisonniers – qui tentaient de se couvrir les oreilles jusque-là – avait reconnu l’émotion qui transpirait de ce cri : la Rage. Une colère d’une telle intensité que tous savaient qu’elle n’était pas prête de se calmer. Avec cet éclat de voix, il s’était aussitôt remis à respirer, ou plutôt hyperventiler, alors qu’il perdait tout contrôle et toute prise avec le monde qui l’entourait. Ses griffes étaient revenues. Ses canines s’étaient allongées. Sa mâchoire et ses muscles s’étaient développés à grande vitesse. Les restreintes censées le maintenir immobile avaient cédé sous la pression exercée par son corps en évolution. Sa pilosité raisonnable jusque-là s’était elle aussi vue affecter au point de laisser pousser une véritable fourrure sur sa peau. Enfin, son cri s’était peu à peu transformé en une espèce de hurlement avant de s’arrêter net. Debout, libre de ses mouvements, Shiro n’était plus du tout le même. À sa place se tenait une sorte de loup humanoïde gigantesque et tremblant de partout. La raison de ces spasmes provenait d’une lutte entre l’envie de sauver, de protéger, de l’Humain qu’il était ; et celle de détruire, de tuer, de la Bête qu’il était devenu. Le sang partout. Les victimes déchiquetées. Leurs yeux toujours grands ouverts. Les hurlements de celles toujours en vie, plus effrayées encore par lui que par celui qui les avaient massacrés jusque-là… Enfin, les tremblements cessèrent. Shiro avait alors levé le nez – le museau – en l’air et poussé son premier véritable hurlement, véhiculant la seule et unique pensée qu’il lui restait désormais : détruire ! Ce hurlement avait été si profond qu’il en avait fait trembler les murs de sa cellule, tout en étant véhiculé auprès des autres cellules de son étage, transmettant ce même message au plus profond de leur être, comme si une commande directe, un ordre, leur avait été donnée. L’étage s’était alors retrouvé avec tous leurs Lycans qui s’étaient transformés pour tenter de détruire tout ce qui se trouvaient sur leur passage. L’alarme avait été sonnée, signalant un évènement qui ravirait les vampires travaillant dans cette prison-laboratoire : un nouvel Alpha était né.

Constamment limités par des chaînes et une muselière, les autres ne firent donc que du bruit en se débattant avec leur chaîne. En ce qui concernait le nouvel Alpha, son envie de détruire avait pris le dessus sur sa raison. Conclusion ? Il n’avait plus fait de distinction entre sa véritable cible – le vampire – et les victimes humaines qui suppliaient pour leur vie depuis le début. Tandis que ses griffes pourfendaient les plus proches de lui, son bourreau de vampire s’était éclipsé avec sa caméra, laissant Shiro se défouler uniquement sur ces pauvres humains qui n’avaient survécu à l’exsanguination que pour finir en charpie, et les entrailles à l’air. Incapable de s’arrêter, il avait passé toute la nuit et foncer dans les murs, à détruire la table sur laquelle il avait été immobilisé, à glisser sur le sang et à planter ses griffes dans tout ce qu’il trouvait. Au lever du jour, il avait retrouvé son apparence humaine à l’exception de ses nouveaux crocs et de ses nouvelles griffes, et son corps était recouvert d’un sang qui n’était pas le sien. Le retour à la réalité avait été brutal. Pire encore, son éternel bourreau avait été le premier à ouvrir la porte de sa cellule pour lui montrer qu’il était toujours en vie et de bien meilleure humeur que lui. Il en avait également profité pour applaudir sa performance et le féliciter de sa première transformation et de son nouveau statut de monstre. Entre les railleries de celui-ci et le sang humain dont il était recouvert, il était loin d’être en état d’offrir une quelconque résistance lorsqu’on lui fixa une muselière et des chaînes aux quatre membres. Il fut ensuite déplacé dans une toute nouvelle cellule, propre, et plus petite que celle dans laquelle il s’était réveillé la veille. Son silence voulait tout dire : il avait échoué. Malgré toutes ces années, tout son travail d’investigation, tous ses entraînements pour apprendre à neutraliser les criminels, toutes ces fois où il s’était imaginé capturer ceux qui avaient attaqué sa sœur et tué toutes ces autres personnes ; il avait échoué. Il n’avait rien pu faire. Pire encore, il s’était fait emprisonner sans pouvoir opposer la moindre résistance. Pire encore, il avait lui-même été transformé en monstre. Au vu de tout ce qu’il savait, il n’avait pas mis très longtemps à en venir à la conclusion suivante : jamais il ne ressortirait d’ici.

Emiko. Voilà à qui il avait pensé pendant toutes les journées qui suivirent. Il repensait au fait qu’il serait avec elle s’il n’avait pas insisté pour poursuivre cette investigation insensée. Il repensait au fait que, dès le départ, il n’avait eu aucune chance d’atteindre son but et de faire payer les coupables. Il repensait au fait que, quand bien même il était arrivé au bout de l’enquête et avait découvert la vérité, cela ne lui avait rien apporté de bon. Emiko. Sa femme. Jamais elle ne le retrouverait. Jamais il ne la retrouverait. C’était fini. Il l’avait laissée, seule… Certes, elle ne serait plus seule d’ici quelques mois. Néanmoins, cela ne changeait rien au fait qu’il ne serait pas là pour l’aider à élever leur enfant. Oui, le Kasamatsu n’était pas dupe. Il avait reconnu les signes quand il la voyait, et avait bien vu à son expression – malgré son obsession pour son enquête – qu’elle rayonnait de bonheur et mourrait d’envie de lui dire qu’elle était enceinte. Malheureusement pour eux, il était trop tard pour ça. Shiro savait qu’il ne pourrait pas ressortir d’ici. Le simple fait de voir le prisonnier de la cellule d’en face, et de savoir qu’il y en avait beaucoup d’autres dans les autres cellules de l’étage lui avait suffi à comprendre. Si eux n’avaient jamais réussi à s’enfuir jusque-là, c’était que ce n’était pas possible. Quand bien même, il serait légèrement plus intelligent ou ingénieux que les autres, il ne se faisait pas de film. Chaque jour, il repensait à tout ça. Chaque jour, il se retrouvait incapable de se calmer complètement. Comment pourrait-il avec cette muselière ? Avec ces chaînes ? Au sein de cette cage ? Au milieu de tous ces autres prisonniers ? Cela lui était impossible. Résultat, chaque fois que la nuit tombait à l’extérieur, son pouls repartait au quart de tour et il se transformait de nouveau. La seule différence, c’était qu’il n’émettait plus que des hurlements ordinaires avant de se mouvoir comme il pouvait malgré ses restreintes, griffant les murs et le sol durant des heures et des heures.

La raison pour laquelle ses hurlements étaient ordinaires provenait du fait que ses chaînes l’empêchaient d’adopter sa forme d’Alpha, se contentant de sa forme d’Oméga qui était moins imposante. Néanmoins, cela ne le dérangeait pas, et les autres prisonniers appréciaient le fait d’être de nouveau au contrôle de leur propre corps. La muselière les empêchait de parler correctement. De plus, les vampires – craignant une révolte – avaient tendance à venir punir ceux qui osaient converser entre eux. À côté de ça, chacun avait tendance à préférer marmonner dans son coin. Tous les prisonniers étaient loin d’être aussi frais et nouveaux que Shiro. Certains étaient déjà là depuis plus d’une décennie, et avaient passé le stade de la colère et de la hargne, pour atteindre un état proche de la folie – pour la majorité – ou un semblant de sérénité pour une poignée d’entre eux. Toujours dans la phase de hargne, il en était arrivé au stade où – incapable de se venger – il se punissait lui-même pour toutes ses erreurs et sa stupidité. S’il n’avait pas perdu son sang-froid, il aurait peut-être pu s’échapper du domaine des Naito avant de se faire capturer. S’il ne s’était pas entêté, obstiné, il vivrait forcément dans de meilleures conditions. De temps à autre, on le sortait de sa cellule pour le placer sur une table de travail et effectuer tout un tas d’expérimentations sur lui. Généralement, elles impliquaient des prises de sang, des prélèvements d’échantillons, des extractions de griffes ou de dents, et ainsi de suite… Parfois, son bourreau – qui insistait pour être là à chaque fois – s’amusait simplement à le lacérer de part en part avec une lame, dans le seul but de le voir se régénérer, pour recommencer juste après. Bien entendu, son véritable but était uniquement de filmer les réactions du Kasamatsu. Oui, il avait bien l’intention d’en faire un véritable documentaire personnel, qu’il montrerait éventuellement à ses invités les plus importants et ses amis tout aussi sadiques que lui. Quelques mois plus tard, Shiro avait senti et acclamé la naissance de son enfant en reprenant sa forme d’Alpha depuis l’intérieur de sa cellule, et ce, malgré les chaînes sur lesquelles il avait forcé pour se transformer !!

Durant ces quelques instants avant que les vampires n’accourent pour l’empêcher de se libérer, il avait poussé un véritable hurlement d’Alpha, véhiculant un mélange de joie, de tristesse et de fierté au plus profond des autres prisonniers. Ceux-ci avaient pratiquement sauté sur ces sentiments positifs – phénomène rare dans ces cellules – et laissé le hurlement les influencer au point de provoquer leur propre transformation. Pendant quelques minutes, une véritable cacophonie avait régné à leur étage alors que tous les Lycans répondaient à son hurlement avec les leur, célébrant la naissance de son enfant avec lui. Usant de leurs pouvoirs pour restreindre le Kasamatsu et l’enchaîner de nouveau, ils ne purent cependant rien faire pour effacer son sourire et ses larmes de joie. De même, ils furent incapables de comprendre la raison de cette espèce d’harmonie – de communion – qui les avait tous rassemblés, connectés, alors qu’ils ne s’étaient jamais vraiment parlés jusque-là. Au matin, lorsqu’il avait repris sa forme humaine, on lui avait remis des chaînes appropriées à sa carrure humaine et malgré les coups qu’ils lui refilèrent pour avoir osé briser les chaînes précédentes, ils furent incapables de l’empêcher de rire aux éclats. Partant du principe qu’il avait atteint son point de rupture avec sa raison et qu’il était devenu fou, même son bourreau avait cessé de le torturer pendant plusieurs semaines, de peur de se faire rire au nez. À son retour, il avait de nouveau accueilli son prisonnier préféré avec un lot de victimes à tuer devant lui. Ne souhaitant pas prendre de risques comme la dernière fois, il l’avait fait en plein jour de sorte à ce qu’il ne puisse pas se transformer complètement. Ainsi, il passa la journée à le torturer mentalement en jouant avec ses victimes, s’abreuvant d’elles aussi lentement que possible afin de faire durer le plaisir et de le marquer indéfiniment.

Une certaine forme de routine s’était installée par la suite. Quand il n’était pas sujet à des tests insensés ou torturés par pur sadisme, il passait ses journées à s’auto-flageller mentalement pour sa stupidité, son impulsivité, son arrogance, et toutes ces autres choses qui l’avaient mené dans cette cellule. Oui, lui-même ne s’accordait aucun moment de répit, estimant qu’il méritait pleinement ce qu’il lui arrivait. Certes, au vu de son caractère et de son passif, il n’aurait sans doute rien fait différemment. Néanmoins, il reconnaissait qu’il s’était laissé mener bêtement par ses émotions et ses autres défauts. Résultat, sa femme le pensait probablement mort. Sa famille aussi. Ses amis et collègues n’avaient sans doute pas cherché à le retrouver afin de ne pas subir le même sort, surtout qu’ils avaient leur propre famille à protéger. Quant à son enfant, dont il ne savait rien, celui-ci grandirait sans père et s’imaginerait sûrement qu’il n’était qu’un égoïste plus préoccupé par son travail que par sa vie de famille… Quand bien même, il savait qu’Emiko ne salirait jamais son nom, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer que son enfant en arriverait à le détester tôt ou tard. De toutes les façons, sachant qu’il ne ressortirait jamais de sa prison, ça ne le concernait plus vraiment… Et pourtant si, il ne pouvait s’empêcher de se torturer en imaginant la vie future de celui-ci… Son enfance… Son adolescence… Sa vie adulte… À quel point son absence l’affecterait-il ? Dans ses pires moments, il imaginait celui-ci finir en prison, ou devenir un junkie, ou vendre son corps pour de l’argent, ce qui avait le don de le rendre complètement fou et de l’amener à enrouler la chaîne autour de son cou pour tenter de se faire oublier en se faisant perdre connaissance ou en se tuant !! Combien de fois s’était-il ruiné le visage à coups de griffes ? Combien de fois s’était-il mordu les poignets pour s’arracher les veines ? Et combien de fois s’était-il rendu compte de l’inutilité de ces actes puisqu’il n’arrêtait pas d’en guérir ? Trop de fois. Cette routine dura quelques années, et ne se serait sans doute jamais arrêté sans cet évènement particulier.



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Dernière édition par Kasamatsu Shiro le Mer 16 Aoû 2017 - 20:52, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]   Mer 16 Aoû 2017 - 20:35


Shiro Kasamatsu


Histoire - Partie II
« We’re not supporting each other because we are a pack… We’re a pack because we are supporting each other »
1990. Shiro s’était habitué à son sort, continuant son petit rôle de prisonnier et de rat de laboratoire sans chercher à s’enfuir. Les tortures et autres expérimentations n’étaient plus aussi douloureuses depuis un moment. C’était triste à dire, mais au fil des années, la douleur ne l’affectait plus autant qu’avant : il était comme anesthésié en permanence. Psychologiquement, ça faisait longtemps qu’il avait été brisé, donc de ce côté-là, il était devenu inutile de massacrer des innocents devant lui : ils faisaient partie du décor maintenant. Son bourreau s’était d’ailleurs trouver une nouvelle victime sur qui s’acharner, s’étant lassé de l’apathie du Kasamatsu. De nombreux prisonniers étaient morts depuis son arrivée. Après tout, certains parvenaient réellement à se suicider, tandis que d’autres avaient tenté de s’enfuir trop souvent, ou alors ils ne survivaient pas à quelques tests – allez savoir qui était le vampire qui pensait qu’un Lycan pourrait régénérer son cœur ou sa tête ?! Résultat, ils étaient bien moins nombreux et les vampires désiraient reconstituer leur stock. Ils s’étaient donc mis à utiliser les rares Alphas qu’ils avaient créés pour donner naissance à d’autres Lycans, les forçant donc à mordre des humains qui n’avaient rien demandé. Ainsi, à l’instant même où il avait planté ses crocs dans quelqu’un, Shiro avait aussitôt ressenti une connexion avec celui-ci. De plus, celle-ci n’avait fait que s’intensifier avec le temps, et ce, jusqu’à la première transformation complète de son Oméga. Dès lors, et sans forcément le chercher volontairement, leurs regards s’étaient constamment croisés quand bien même ils ne se trouvaient pas dans des cellules proches. En effet, dès que l’un ou l’autre était sorti de sa cellule pour traverser le couloir, l’autre levait la tête et trouvait ses yeux du regard. De même, le sentiment de solitude qui avait habité le Kasamatsu depuis sa capture n’existait plus. Peu importait l’endroit dans lequel il se trouvait. Peu importait ce qui lui arrivait. Il le savait. Il le sentait. Il n’était plus seul. Il faisait partie de quelque chose de plus…d’un groupe…d’un cocon familial…d’une meute. À côté de ça, il avait ressenti une forme de responsabilité envers son Oméga – qu’il n’avait jamais pensé à appeler victime – estimant devoir s’occuper de lui et assurer son bien-être en permanence malgré les conditions dans lesquelles ils vivaient. Et il en fût de même avec chaque autre individu qu’on le força à mordre afin de remplir les cellules et accroître le nombre de sujets d’expérience.

Lentement mais sûrement, l’ancien détective était parvenu à se reconstruire psychologiquement. Certes, il n’avait plus de femme, plus d’enfant, plus de sœurs, de parents ou d’amis et collègues… Cependant, il avait sa meute, ses Omégas. Pour eux, il se remettait. Pour eux, il retrouvait la vie. Pour eux, il sortait de son apathie et retrouvait sa vitalité d’antan. Quand bien même, il affichait toujours un air amorphe auprès des vampires. Intérieurement, il en était tout autre. Chaque nuit, il accompagnait sa meute dans une transformation commune. Les premières avaient été les plus dures pour eux puisqu’ils étaient complètement perdus. Néanmoins, au fil des mois et des années, les nouveaux étaient bien mieux gérés puisqu’ils avaient bien plus de modèles et camarades pour les guider. Entre-temps, ils s’étaient même rendus compte qu’ils étaient capables de communiquer par télépathie sous leur forme de Lycan. Cette découverte s’était faite, une nuit, par hasard alors qu’un vampire traînait dans le couloir. Instinctivement, ils s’étaient tous mis à faire la grimace, leur nez renfrogné. Sachant qu’ils n’avaient pas le droit de se parler, chacun pensait être le seul à réagir de manière aussi agacée, et c’était la raison pour laquelle ils avaient tous été choqués d’entendre : « Non mais franchement, il ne pourrait pas faire un effort et se laver pour une fois ! Qu’il crève avec son odeur de macchabée ! » Des éclats de rire avaient alors émergé depuis les cellules de ses Omégas qui avaient eu beaucoup de mal à s’arrêter tandis que Shiro avait continué de râler mentalement, augmentant les fous rires sans s’en apercevoir. Le sentiment d’appartenance des membres de la meute et de leur Alpha n’avait fait que s’amplifier depuis cette découverte. Le simple fait de pouvoir converser avec quelqu’un pour la première fois depuis des jours, des semaines, des mois ou des années – pour certains – avait complètement changé la donne. Malgré les chaînes et la muselière qu’ils portaient tous, ils pouvaient se parler sans se faire prendre, sans être puni et sans limite. Leur situation était de suite devenue bien plus gérable, permettant à l’ex-détective d’en apprendre plus sur les personnes partageant son sort tout en retrouvant sa sérénité pour la première fois depuis des années.

1996. Depuis quelques années déjà, il avait trouvé des sources de distraction pour passer le temps. Quand bien même il n’espérait pas sortir, cela ne voulait pas pour autant dire qu’il comptait se laisser mourir d’ennui. Il avait donc repris sa musique, pianotant le sol de ses griffes afin de mimer les notes d’un piano. Quand l’envie lui prenait, il se laissait aller à marmonner des chansons qu’il écoutait avant, ou celles d’Emiko qui ne cessaient de l’entraîner dans une phase nostalgique alors qu’il se demandait ce qu’elle et son enfant devenaient. Malgré l’absence d’un véritable piano, il s’était forcé à s’appliquer de sorte à réhabituer ses doigts aux mouvements qu’il avait l’habitude d’effectuer. À côté de ça, il s’agissait d’une façon comme d’une autre d’apprendre à contrôler ses capacités de Lycan. Ses griffes qu’il dégainait et rétractait sur commande pour pianoter, dessiner sur les murs ou se raser un minimum la barbe au quotidien. Ses crocs et sa mâchoire en général quand il se sentait l’envie de jouer avec ses canines. Il n’était pas fan de la queue qui le grattait plus qu’autre chose sous sa forme humaine. Avec le temps, il s’était même remis à créer ses propres mélodies, dessinant les notes de musique sur un mur ou sur le sol pour les retenir avant de les jouer à coups de griffes. Quand il était de bonne humeur – phénomène rare – il s’essayait à compléter ses mélodies par des paroles, ce qui avait le don de beaucoup ennuyer ses Omégas qui l’entendaient en pensée. Pendant un temps, Shiro s’était retrouvée avec une voisine des plus bruyantes. Pour sa défense, elle était arrivée au beau milieu de sa crise d’adolescence à en juger par son dynamisme, ses cris, et ses insultes. De même, bien que lui ne pouvait la voir que quand elle traversait le couloir, il lui avait suffi de communiquer avec sa meute pour avoir une idée de son âge. Malheureusement pour elle, elle ne faisait pas partie des individus que les vampires voulaient voir devenir des Lycans. Elle n’avait donc pas le privilège de pouvoir encaisser les punitions de la même façon que les autres : elle ne guérissait pas rapidement elle. Il était vrai qu’elle n’était pas la seule humaine sujette aux horreurs de ces cellules. Néanmoins, il apparaissait évident que celles-ci et la vie en général étaient plus faciles à supporter quand on était un Lycan. Les avantages de ce statut étaient indéniables.

2001. La voisine bruyante ne l’était plus depuis des années, ce qui était un point positif pour les Lycans présents aux oreilles sensibles. Le seul hic, c’était qu’elle semblait ne pas être très appréciée par certains des propriétaires au vu de ce qu’on racontait à Shiro sur l’état dans lequel elle revenait toujours dans sa cellule. Les vampires se prenaient bêtement la tête à panser ses blessures – soit à payer pour des bandages – au lieu de la transformer à son tour pour qu’elle guérisse par elle-même. Sa nature de détective lui avait rapidement fait comprendre qu’il s’agissait d’une vengeance personnelle, ce qui avait entraîné de nombreuses discussions télépathiques – avec sa meute – pour essayer de comprendre ce qu’elle avait bien pu faire à ces vampires pour qu’ils s’acharnent autant. Un soir, un vampire avait débarqué en courant – ce qui allait à l’encontre de leur patience habituelle – et ouvert toutes les cellules tout en balançant quelques trousseaux de clé à l’intérieur pour les chaînes. Pensant au départ qu’il s’agissait d’un test, le Kanamatsu n’avait pourtant pas tardé à prendre sa forme d’Alpha, brisant ses propres chaînes, pour pousser un hurlement qui annonçant à sa meute qu’il était temps de quitter les lieux ! L’odeur de brûlé qui régnait aux étages supérieurs avait suffi à le convaincre qu’il ne s’agissait en rien d’un test. Les clés furent récupérées, les chaînes libérées, et les muselières arrachées. Alors qu’ils avaient déjà commencé à monter dans les étages, le Kanamatsu avait constaté le fait que sa voisine bruyante n’était pas parmi les fuyards… Il avait donc fait savoir à ses camarades qu’il allait retourner en arrière pour s’assurer que toutes les cellules étaient vides avant de les rejoindre. Deux avaient insisté pour le suivre – ce qu’il avait fini par accepter – tandis que les autres étaient chargés d’assurer la réussite de leur escapade. En redescendant, ils avaient croisé une Lycan aux griffes ensanglantées avant d’arriver au niveau de la cellule qu’ils recherchaient. La même odeur de sang y régnait, et rien qu’en écoutant les battements de son cœur, ils avaient compris qu’elle ne survivrait pas en tant qu’humaine. Pour la première fois de son plein gré, Shiro avait planté ses crocs d’Alpha sur une personne afin de la transformer en l’une des leurs. Transportée ensuite comme un vulgaire sac à patates sur son épaule, ils avaient repris leur fuite, retrouvant le reste de leur camarade qui les attendaient au-dessus du cadavre de quelques vampires qui avaient cherché à les arrêter. Tous réunis, ils avaient alors pris la route vers le port le plus proche pour subtiliser un bateau et quitter le pays le plus rapidement possible !

[...]


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Dernière édition par Kasamatsu Shiro le Mer 16 Aoû 2017 - 20:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]   Mer 16 Aoû 2017 - 20:39

Mon alpha \o/
Tellement de choses à dire que tu postes en deux fois... Ou alors tu voulais que je te re-souhaite la bienvenue \o/
Bienvenue!! :3 Yeah


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MessageSujet: Re: Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]   

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Kasamatsu Shiro - Détective [En cours...]

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