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Les Sept Dracula - Page 2



 
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 Les Sept Dracula

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Vampire Level A - Chef du clan Izbranov
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Yesfir V. N. Izbranova
Vampire Level A - Chef du clan Izbranov
MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Ven 7 Sep 2018 - 7:29
Ce fut avec toute la nonchalance -et la grâce- du monde que Dame Izbranova poussa les portes du Sénat, visiblement sans faire attention au retard qu’elle avait pris et au fait qu’elle avait sûrement interrompu quelque chose en arrivant si tard après l’heure convenue. Aucun regret ni dérangement n’était perceptible dans son regard ni dans sa manière altière de se tenir et de marcher; un retard n’était pas chose trop importante. Après tout, sa présence était ce qui comptait, pas le moment où elle arrivait. Quoi que, à bien y repenser, certaines personnes ici présentes seraient certainement d’avis contraires au sien à ce sujet. Néanmoins, la vampire s’avança sans réelle préoccupation dans la salle, allant tout simplement prendre place, seule, au siège lui était réservé, n’offrant de salutations aux autres chefs et représentants qu’elle reconnaissait tous au moins de vue qu’une légère courbette avant de s’asseoir, replaçant sa longue robe tout droit sortie d’un de ces portraits de l’ère Rococo.

La présence de la russe au Sénat en ce jour était chose exceptionnelle. Autant aurait-elle souhaité envoyer un représentant à sa place afin de ne pas subir les déblatérations incessantes des autres clans, autant la vérité était qu’elle avait tout simplement «dégagé» son dernier représentant, après trahison récente de leurs coutumes et de la manière de vivre dont le clan s’était paré depuis bien avant sa propre naissance. Ainsi, la jeune femme était seule, accompagnée tout simplement d’un lourd silence et de maintes places vides autour de sa frêle personne. Cependant, cette première apparition en personne de sa part n’était pas sans raisons valables.

Bien qu’elle niait toujours toute implication de sa personne dans l’affaire des lycanthropes et leur création, si la princesse de Riazan était présente à cette séance du Sénat, ce n’était pas parce que ce vieux Shidara les avait personnellement convoqués. Si elle était ici, actuellement, c’était pour savoir précisément ce qui semblait se répandre chez les créatures qu’elle avait aidé à créer. Elle était bien au courant qu’une sorte de maladie se répandait parmis les hommes-loups; malgré ce que ses goûts vestimentaires plutôt archaïques pouvaient le laisser paraître, la blanche était à jour sur toutes les nouvelles concernant le monde nocturne, ayant appris à manipuler ces choses que les humains appellent couramment «ordinateurs». La russe était peut-être vieux jeu, préférant le papier et la plume au clavier et à la souris, elle savait tout de même utiliser ces babioles futiles que les jeunes semblaient apprécier tant. C’est précisément ainsi qu’elle avait eu vent de cette affaire et, accessoirement, c’était cela qui l’avait poussée à se présenter en personne à la séance d’aujourd’hui.

Pas qu’elle avait réellement envie d’y être pour autre chose que de savoir ce qu’on fait des Lycans infectés.

La vampire porta son attention sur les images qui étaient projetées, celles de ce fameux lycanthrope qui était soi-disant atteint de cette mystérieuse maladie dont lui et ses congénères semblaient être les seules victimes, selon les bribes de paroles que la blanche avait entendus. Les questions soulevées par le doyen étaient toutes très pertinentes, sans doute, bien que l’impression générale qu’elles laissaient à Yesfir était qu’on ne savait absolument rien de ce qui était en train de se transmettre de lycan en lycan. On n’en connaissait ni l’origine, ni les effets -autres que ceux démontrés par la projections, s’il y en a évidemment-. La russe ne savait qu’en penser.

Alors elle décida de jouer la carte de l’innocence et de la naïveté.

Dame Izbranova se redressa légèrement, prenant la parole après qu’un instant de silence ait plané dans l’air.

« Il nous faudrait d’abord en apprendre davantage sur ce mal, » fit-elle d’une voix douce mais posée. Visiblement, qu’elle soit la première à prendre la parole suite au chef Shidara malgré son propre retard ne lui importait pas vraiment. « Ce sont tout de même des êtres vivants, quoique techniquement ces créatures ne sont, en quelque sorte, que des expériences échappées d’un laboratoire. »

La vampire soupira un peu, feignant être incertaine de ce qu’elle dirait ensuite. A vrai dire, elle s’en fichait pas mal de ce qui pouvait arriver aux lycanthropes. Ces créatures, bien qu’elle avait participé à leur création, n’étaient pas devenues ce qu’ils avaient espéré, elle et les autres impliqués dans ces expériences. Elle était simplement très adepte à jouer la comédie et passer le blâme sur les autres.

« Cela dit, aider ces créatures ne sera certainement pas chose aisée. Il nous sera imposé de rouvrir des laboratoires afin d’étudier la chose de plus près. Sommes-nous réellement prêts à risquer que des incidents pareils à ceux de la dernière fois se reproduisent? Car, il faut l’avouer, ce serait tout à fait plausible. Rassembler les lycanthropes infectés en un endroit, s’ils font autant de mal que celui capté sur film là, n’est pas nécessairement l’idée du siècle. Après, j’dis ça, j’dis rien… »
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Vampire Level B - Clan B. Ryan
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Raphaël de La Roche
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Sam 8 Sep 2018 - 14:54
J’avais souris à la remarque de Sarah. Son enthousiasme face à nos retrouvailles m’apportait un peu de baume au coeur. Et j’hochai la tête suite à sa remarque. Oui, c’était certainement intriguant pour quiconque y mettait les pieds pour la première fois. À la longue cependant, ça devenait lassant. Mais peut-être saurait-elle s’accomoder de toutes ces mondanités mieux que moi, qui à l’heure actuelle étais de toute façon un peu amer. Puis elle me présenta son soutien, sans chercher à en savoir plus. Je l’en remerciai, l’air triste, mais amical. L’heure n’était pas à se morfondre, mais je ne manquerai pas de lui expliquer le pourquoi du comment le moment venu.

Je souris au cynisme de Rosalie Archet lorsqu’elle répondit à notre salut. Elle avait le mérite d’apporter un peu de fraîcheur et d’originalité parmi cette assemblée de vieux aristocrates imbus d’eux-mêmes. J’avais toujours apprécié cet aspect de sa personnalité, sans jamais considérer son rang. être une level D ne devait déjà pas être simple par rapport à elle-même et son ancienne existence d’humaine, elle n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle.

J'assistai d’un oeil attentif à l’échange entre Metuselah et Jess. À ma distance et avec le brouhaha ambiant produit par les autres sénateurs, je ne pouvais saisir l’intégralité de leur conversation. Cependant les bribes qui me parvinrent ne me plurent guère. Je serrai les dents tandis que mes mains se crispaient. Je n’aimais pas du tout le ton sur lequel le chef de clan s’adressait à ma meilleure amie. Le plus énervant étant qu’il restait parfaitement correcte. Il m’avait adressé plus tôt ses condoléances. J’avais senti sa sincérité, ce qui en était d’autant plus perturbant. Je l’en avais donc remercié d’un bref hochement de tête, le coeur gros et la gorge serrée. C’était ça le plus exaspérant avec lui. Il était maître dans l’art d’imposer sa loi tout en jouant subtilement avec la bienséance. Ouvertement nous ne pouvions donc rien lui reprocher.

Je vis Alessio glisser quelques mots à l’oreille de Jess. Je crus comprendre grâce à mon ouïe fine qu’il lui permettait de me rejoindre, mais je n’en aurais pas mis ma main à couper. Mes yeux passèrent du sang-pur à ma meilleure amie, qui s’était rapprochée. Il s’écoula deux secondes de silence gêné, avant qu’elle n’ouvrit les bras. Je la serrai dans les miens avec tendresse, soulagé de la savoir parmi nous ce soir.

- Oui, je sais. Je n’ai pas spécialement la tête à la politique, mais avec l’histoire des lycans fous, je me devais de venir. Car je ne doute pas vraiment du sujet de cette séance. Et puis, comme tu le dis, ça me fait sortir.

Je lui adressai un sourire navré tandis qu’elle vérifiait l’état de ma veste. ça m’amusait, ce petit côté maman poule. Mon regard parcourut l’assemblée pour se poser sur Alessio, qui discutait à Sarah -tiens, ils se connaissaient aussi, le monde était décidément petit à Nakanoto. Je restai quelques instants à l’observer avant de serrer la main de Jess pour attirer son attention sur lui.

- Dis-moi, tu ne m’avais pas dit qui était vraiment ton chef de clan… Sous son regard inquisiteur, je passai une main nerveusement dans ma chevelure. Oui, nous nous connaissons depuis quelques temps. Mais il ne m’avait jamais donné son nom de famille. Et je n’avais jamais soupçonné son identité jusqu’à aujourd’hui, je dois l’avouer.

Un léger malaise planait. Jess en connaissait l’origine ; depuis la mort de Sophie, qu’elle avait bien connu, je prenais mes distances avec le clan di Altiero, de peur de croiser des représentants qui fussent au courant de ma relation avec Sophie, et des soupçons qui avaient pesé sur moi pendant un an. D’autant plus que je ne savais pas à qui me fier, excepté Jess. Mes yeux dérivèrent sur l’instigateur de cette réunion et mon visage s’assombrit. “A force de voir laquais à la place de chefs de clan, je me mélange les pinceaux, vous comprenez.” cette phrase me restait en travers de la gorge ; je n’appréciais pas spécialement d’être traité de serviteur.

- J’espère que tu sais ce que tu fais, avec Shidara. Quoiqu’il se passe, ne prends pas de risque inconsidéré, d’accord ?


Je n’avais pas besoin de tout savoir sur ce se passait entre eux deux. Elle n’avait pas vraiment de secret pour moi, mais ces derniers temps, j’imaginais bien qu’elle préférait me tenir à l’écart de sujets qu’elle ne voulait pas ajouter sur ma liste de préoccupations. Pendant que nous discutions, un nouvel arrivant avait fait irruption. Je reconnus Sergio Galardi, un level B ; je ne le connaissais pas vraiment, mais jusque là il m’avait toujours inspiré du respect. Il salua les présents, moi y compris et je lui serrai la main avec respect, puis il rejoignit bien vite sa place. Ce qui me rappela que nous devions faire de même. Mon attention se recentra sur mon amie.

- Bon, il est temps de prendre place et de découvrir quel subterfuge Shidara a encore inventé. On se retrouve après.

Je la laissai avec une dernière accolade avant de rejoindre ma place, juste derrière Junya. Peu de temps après, le maître de cérémonie, le bras droit du clan Von Reizel -volontairement absent, ce qui pouvait se comprendre, surtout connaissant le personnage- s’avança. Il déclara la séance ouverte et donna la parole au clan japonais. Alors qu’il allait prendre la parole, les portes du Sénat s’ouvrirent sur la silhouette gracile d’une vampire, d’apparence jeune, mais dont l’aura ne laissait aucun doute quant à son identité. Avec son apparence de viking, je me doutais de qui il s’agissait : Yesfir Izbranova. Je n’avais jamais su quoi penser d’elle, partagé entre la méfiance et la curiosité. Elle prit place sans accorder un seul regard à l’assemblée, dans une attitude très princière, que j’avais toujours trouvé exaspérante.

Mon esprit se focalisa sur le discours à venir de Shidara. Ses remerciements hypocrites me laissèrent un goût amer dans la bouche. Comme si nous étions là par plaisir. Il présenta en projection la vidéo qui avait mis le feu aux poudres, il y avait de ça plusieurs mois déjà. Je la connaissais déjà, aussi je ne fus pas surpris ou choqué en voyant ces images. Ce fut en revanche le cas de certains membres de l’assemblée.

L’issue de son discours me laissa tout à la fois muet de stupeur et furieux. Les jointures de mes articulations devinrent blanches à force de crisper les poings, et mes yeux avaient pris cette teinte pourpre caractéristique des vampires. Il nous demandait de voter pour choisir le sort d’une espèce qui n’avait jamais rien demandé. Et son dernier sous-entendu, aider à leur destruction, me donnait presque la nausée. D’autant plus que je n’étais pas ignare et savais l’implication de Shidara dans la création des lycans. A présent qu’ils lui échappaient, il envisageait sérieusement de les annihiler, après avoir fait de leur existence un enfer sur Terre ? Je n’allais certainement pas participer à cette mascarade. Aussi, je restai immobile, refusant de voter pour le sort d’une race alors qu’il ne nous appartenait de décider. D’autant plus que je comptais l’un d’entre eux, Okamirô Lacroix, parmi mes amis.

La cheffe de clan Izbranova prit la parole en premier pour donner son avis. En soit, elle n’avait pas tort, il nous faudrait en savoir plus sur ce mal avant de prendre une décision. Néanmoins, l’idée de rouvrir des laboratoires me révulsait. Il était temps d’enterrer ces pratiques barbares qui étaient responsables, ne l’oublions pas, du ressentiment général des lycans à notre égard.

Je glissai un regard vers Jess. A quoi pensait-elle actuellement ? Pour ma part, je ne savais trop quoi penser de tout ça, alors je gardai le silence, laissant Junya s’exprimer sur le sujet, mieux que je ne pouvais le faire à l’heure actuelle. Et j’avais de toute manière l’étrange pressentiment que la suite se montrerait nettement plus intéressante.


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Alessio Di Altiero
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Mar 9 Oct 2018 - 16:12


Les Sept Dracula

Feat Metuselah Shidara, Raphaël de la Roche, Yesfir V. N. Izbranova, Jess Duchannes, Sarah F. Lawford, Rosalie Archet, Bradley Dwigth Hodgkin, Sergio Galardi et Junya Ryan


Pendant que tout le monde s’installait à sa place, je tournai une nouvelle fois dans ma tête les paroles du vieux briscard de l’assemblée. Converser avec lui en termes moins formels ... donc en privé. Et j’ai sa sympathie. Bizarrement, et surtout contrairement à ce que je pouvais penser, cette petite phrase me touche en un sens. Je sais bien qu’il est tordu, je l’ai toujours su, mais il n’en reste pas moins bourré de principe et peut-être même de droiture. Il sera probablement très intéressant, voir même instructif, d’avoir une discussion avec lui. Je verrai ça à l’issu de la session actuelle. Ce n’est pas parce qu’il sait manier les mots, que j’ai apprécié sa petite convocation.

Je ne suis absolument pas étonné par l’absence annoncé de Von Reizel. Déjà qu’il ne s’implique pas en temps normal, qu’il n’envoie que rarement des représentants ... ne pas venir cette fois était presque cousue de fils blancs. Le chef des Manenheim ne peut venir, je suppose que ses activités l’occupent bien trop pour se rendre disponible. Je ne peux pas l’en blâmer. La dirigeante des Ibraznov absente sans mot dire ? Classique. Elle passe plus de temps, recluse sur ses terres que dehors. Enfin rien de bien nouveau sous la lune en somme.
Shidara prends alors la place au pupitre. Quelques remerciements pour notre présence, fort bien, il met les formes même s’il est parfaitement au courant que très peu d’entre nous n’avait envie de venir. Trois votes ? Aucun dans l’unique intérêt du bien commun j’en suis convaincu. Tous auront un rapport, plus ou moins évident, avec ses intérêts propres soit personnel, soit clanique. Enfin en même temps je ne sais pas pourquoi j’ai eu l’idée saugrenue d’imaginer qu’il pourrait en être autrement.

A cet instant, alors que mon homologue commence à afficher des images sur l’écran, et en premier lieu la vidéo de l’attaque de lycan ayant fait le tour de la planète, les portes de l’hémicycle s’ouvrent. A mon plus grand étonnement, voilà Yesfir Izbranova, chef actuel du clan russe. Depuis que je siège au Sénat, c’est je crois une des très rares fois, si ce n’est pas la première, que je la vois se déplacer. Au vu de la valse de représentants ... je suppose que le dernier a dû valser hors de la piste.
Toute son attitude monte qu’elle n’a cure d’être en retard, que déjà elle est là et que c’est énorme. Je pense qu’il ne faut pas exagérer non plus, là ou pas, la séance aurait eu lieu. L’unique différence réside dans son vote qui n’aurait pas existé. Rien d’autre. D’une légère courbette, elle nous salut vaguement avant de prendre place à son siège, comme si tout ceci était logique et normal surtout. Cette attitude ne m’aide pas à apprécier cette jeune dame venue de l’est de mon Europe natale.

Cette arrivée, impromptue, m’avait temporairement détourné de la vidéo qui passait. Ce qui ne représentait pas un problème majeur puisque je l’avais déjà visionné bon nombre de fois, notamment avec Sergio. Metuselah reprend alors ses palabres, se permettant même une référence cinématographique humaine. Le film, au demeurant, est assez divertissant.
Le chef des Shidara avait annoncé qu’un premier vote viendrait avec l’ordre du jour, j’en déduis donc que les lycans sont le principal point à discuter. La dernière fois, j’avais opté pour une position neutre préférant réagir au cas par cas. Je n’ai plus ce loisir désormais. Bien que seul mon ami de toujours, Sergio, soit au courant de notre alliance avec une meute, il va falloir être prudent. Avoir des lycans à son service ne dérange pas forcément beaucoup d’entre nous, en particulier l’Izbranova et le Shidara. Cependant avoir une alliance à part égale entre des lycans et des vampires ... là c’est de suite un autre domaine. Qui, à ma connaissance, est inédit.

Je fronce les sourcils à l’entente de la première option du vote. Profiter de cette maladie pour les exterminer ? Après s’être « amusé » à aider à leur création, il veut tout simplement s’en débarrasser comme une vieille canne ? Garder mon calme, il faut que je le conserve encore un tout petit peu. Personne ne sait que du neutre je suis passé à pour. Ce n’est pas le moment de trahir ce nouvel état.
La seconde option m’agace un peu plus encore. Laisser faire par ... impuissance ? Et c’est l’un des créateurs de cette nouvelle race qui dit ça ? C’est une vaste plaisanterie, un canular ! Nos technologies sont suffisamment avancées pour créer une race, mais pas assez pour comprendre ce qui leur arrive et tenter quelque chose ? Il se moque de qui là ?! Rester calme me semble va être d’une rare complexité lors de cette session ...

De plus le sourire qu’arbore mon homologue m’indique qu’il prend plaisir à énumérer lentement toutes les options. Comme si tout ça n’était rien de plus qu’un spectacle à donner. D’un geste théâtral, beaucoup trop à mon goût, il fait tourner sa canne et nous affiche le visage d’un hunter lambda. Il ajoute qu’il est possiblement envisageable que les Hunters, ou autres, soient à l’origine du phénomène. Par dépit puisqu’il est d’une évidence simple que les lycans sont à notre égale et à celui des hommes : libre d’agir comme ils l’entendent. N’en déplaise à beaucoup des nôtres. L’ultime option du vote est donc d’envisager d’aider les Lycans, au sens le plus large et impliquant tous les clans le souhaitant.
Ma colère sous-jacente s’estompe légèrement. Cette option est pour moi la seule valable. Il est inenvisageable de rester les bras croisés, alors que toute cette affaire nous expose et peut nous mettre en danger. Quant à les exterminer, comme s’ils n’avaient pas existé ... nous n’avons clairement pas cette prérogative. Même s’il est évident que nombre de vampires estiment l’avoir.

Du coin de l’œil, je perçois l’Izbranova se redresser légèrement. Bien qu’elle ait toujours nié l’implication de son clan dans la création et la torture des lycans, je reste persuadé qu’elle en est été partie prenante. De ce fait, l’air innocent, presque naïf, qu’elle affiche ouvertement a un impact des plus fulgurant sur ma colère. Elle se réhausse d’un cran encore.
Ces paroles, sonnant fausses à mes oreilles, ne sont pas dénuées de bon sens et de logique. Bien sûr il nous faut en apprendre plus sur ce qui ronge les lycans. Il est incontestable que les aider ne sera pas aisée. Je sais, par expérience et information, que certains n’ont pas oublié ce qu’ils ont vécu lors de leur captivité ... et qu’ils sont prêt à refuser toutes aides de notre part à tous. Shidara, Izbranova, bravo c’est à vous qu’on le doit ! Rassembler les lycans infectés au même endroit n’est pas forcément une bonne idée, certes, je le concède. Mais cela implique qu’un seul endroit serve à ce sujet. Serions-nous incapables de travailler un peu ensemble et de communiquer ?

Calme ... calme ... calme. Pense au filleul de Kazuma, le petit Kazuo, et à sa meute dirigée par Asuna Hirano. Oublie temporairement l’ironie de la dernière phrase de la russe. Décidément entre elle et Metuselah je suis servi pour avoir les nerfs à rude épreuve !
Je reste bien calé dans mon siège quelques instants, me passant distraitement une main sur la nuque. Les responsables indirectes de ce bazar ont visiblement terminé de parler, d’argumenter pour le moment. A mon tour de mettre un peu les pieds dans le plat, et pour une fois, à bat la diplomatie.

« Les hypothèses concernant la cause de cette peste affectant les lycans sont fort intéressantes. Pourtant sur les trois options de votes, je n’en vois qu’une seule qui soit viable sur le long terme. Et ce n’est aucune des deux premières. De plus les arguments de la Signora Izbranova sont pertinents. Oui apporter de l’aide ne sera pas enfantin, personne n’est dupe. Je concède que réunir tous les lycans infectés, si tant est que nous y arrivions, en un seul lieu n’est pas des plus judicieux. »

Je marque une courte pause. J’en profite pour me redresser sur mon fauteuil, poser mes coudes sur ma table et entrelacer mes doigts. Suffisamment de jeux pour aujourd’hui. Je sais que mon ton va paraître accusateur et que certains peuvent s’en amuser ou au contraire le prendre pour eux. Tant pis.

« Mais dites-moi ... sommes-nous incapables de travailler ensemble ? Il y a, si je ne m’abuse, sept clans vampiriques et parmi eux des centaines de familles. Ne possédons-nous pas tous des laboratoires, des entreprises pouvant faire les recherches en parallèle ? Ne pouvons-nous pas communiquer les uns avec les autres pour avancer dans la même direction ? Si la réponse à ces simples questions est négative, le postulat de départ est donc qu’il n’est pas utile de voir les affaires, même communes ensemble. Dans ce cas pourquoi aborder des sujets au sein du Sénat ? »

Je sens le regard de Sergio sur ma nuque. Je sais qu’il approuve mes paroles, sans pour autant les cautionner. Il est plus mesuré que moi, je le sais que trop bien. Mais j’en ai largement assez des demi-mesures.

« Par ailleurs, avons-nous seulement le droit de rester les bras croisés, et de nous laisser exposer un peu plus encore aux yeux des humains ? Quant au génocide ... je pense dans ce cas qu’il serait mieux et plus simple d’aller frapper directement à la porte du Quartier Général de l’Ordre de Reinfield. Il suffirait de leur annoncer que l’on est précisément et uniquement ce qu’ils pensent de nous : des monstres qu’il faut exterminer. »

Je vais probablement loin dans mes paroles, mais ils m’agacent. Comme si notre race avait le droit de vie ou de mort sur les autres, mais on croit rêver avec ce genre de pensées.

« Sans nous concentrer sur nous, il faut aussi prendre en compte que les lycans n’accepteront pas tous de gaîté de cœur notre aide, grâce à la participation active de plusieurs des nôtres dans leur nouvelle condition. Il faudra probablement faire preuve de notre bonne foi, vis-à-vis d’eux. Mais je suis convaincu qu’avec un peu de bonne volonté, nous pouvons les aider ou du moins essayer. Il serait temps d’arrête d’utiliser des excuses qui ne sont que des prétextes. »

Je préfère m’arrêter là, avant d’invectiver directement les deux que je vise plus spécifiquement. Sinon je le sais, cela va dégénérer et ce n’est pas le but de la séance. Surtout qu’il semble que ça ne soit que la première question de la session.

« Pour ma part, je vote pour leur apporter de l’aide. Peu m’importe les difficultés que cela engendrera. »

Aux autres participants de donner leur avis maintenant, le mien est clair.

"L'art de la manière de mettre les pieds dans le plat"

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Jess Duchannes
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Mar 9 Oct 2018 - 22:03


Les Sept Dracula

Feat Metuselah Shidara,  Yesfir V. N. Izbranova, Raphaël de la Roche, Alessio Di Altiero, Sarah F. Lawford, Rosalie Archet, Bradley Dwigth Hodgkin, Sergio Galardi et Junya Ryan


Les mots de Raphaël en disait long. Il était aussi là pour une autre raison. Qui pourrait lui en vouloir? Certainement pas moi. Je n’ai pas su m’empêcher de défroisser un ourlet de sa veste pendant que l’un comme l’autre observait l’assemblée autour de nous. J’étais rassurée de le savoir ici, je me sentais moins seule. L’ambiance était… tendue, comme si tous lutter pour ne pas faire un seul faux pas ou au contraire attendait que cela arrive. C’était oppressant, je ne parvenais pas à comprendre ceux et celles qui vendaient mères et enfants pour, ne serait-ce, qu’être vu lors de pareille réunion. C’était une façon comme une autre de se mettre soi-même une cible dans le dos. Une seule erreur, un seul mot de travers et nous serions pris au piège. Je me voyais déjà telle une biche prise sous les feux d’une voiture.

La main fraîche de mon ami sur la mienne calmait mes craintes alors qu’il dirigeait notre attention sur Alessio-Sama. Silencieuse, je lui jetais pourtant une oeillade des plus claires. D’où le connaissait-il? Je devrais attendre pour avoir cette réponse, je compris en revanche la légère inquiétude qui régnait alors entre nous. Je lui serrais simplement le bras, le rassurant bêtement sur un sujet dont j’ignorais tout. Je ne voyais pas mon chef de clan blâmer Raphaël pour cette terrible affaire qu’avait été celle de Sophie. Pourtant ses prunelles noires posées sur le maître de cérémonie signifiait qu’il était passé à autre chose. Pas de risque inconsidéré? Mon pauvre ami, tu n’as pas idée du bordel dans lequel je me suis encore fourrée. Je ne lui délivrais bien évidemment pas ces mots et me contentait de lui offrir un sourire des plus rassurants qu’il m’était donné de surjouer. Au même moment, Sergio, le bras droit de Prince Italien nous salua rapidement. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais nous -les Altiero- savoir en nombre me conforta. Comme si en cas d’un quelconque conflit, nous serions plus fort. Ce que je doute dans le fond.

Avant de le quitter et de rejoindre mon clan, je lançais un dernier regard sur mon meilleur ami, mes doigts autour de son poignet.

« La vraie raison n’est pas un subterfuge crois-moi, en revanche, je peux t’assurer que certains vont se faire un immense plaisir de maquiller tout ceci en un tableau bien plus appréciables à regarder.
Raphaël, je t’ai à l’oeil.
»

Après un clin d’oeil, je retournais auprès des miens, en silence, ne sachant pas vraiment sous quel angle Shidara allait aborder le sujet des lycans. J’étais cependant certaine que cela n’allait pas me plaire. Mais avant qu’il ne commence vraiment son monologue, une femme se présenta sans une once de gêne devant l’assemblée. Trop rapidement, je la reconnue comme étant la chef de clan Russe. Les Izbranova. Le clan des Aoki. Je frémis intérieurement. La vampire ne se considérait pas pour moins que ce qu’elle était, c’était une évidence. Je n’ai cependant pas perdu mon temps à l’observer davantage, rapidement attirée par les images qui défilaient derrière Shidara.

Un nouveau jeu était élaboré et nous étions tous des pions, tous autant que nous étions.

Sérieusement? Il n’avait rien trouvé d’autres que cela pour introduire le sujet des lycans? J’étais contrainte de serrer mes poings derrière mon dos. Je doutais fortement que le coup de pied que nous avons mit mes compagnons sorciers et moi-même n’avait servi qu’à ça. Le diable de vampire était trop… enjoué, avoir un tel discours, montrer de telles images et garder cet air -son air- sur le visage. Et sans surprise la Izbranova, mauvaise actrice, ou du moins ce qu’elle voulait nous faire croire, qu’elle se souciait du sort des lycans. Elle et l'odieux personnage sur l’estrade faisait la paire, bon sang. Qui était à l’origine même des lycans? Qui s’était amusé à jouer aux dieux sans réfléchir aux conséquences? Sans doute aurais-je eu le cran de poser ces questions à voix haute si j’avais été leur égale, où tout simplement considérée.

Mes yeux se braquaient sur la nuque d’Alessio-Sama. Je n’avais pas eu l'occasion de le voir porter son masque de leader. Bien que je ne pouvais le voir à proprement parler, l’entendre ainsi désamorcer tous faux semblants, mettre carte sur table, était impressionnant. Le clan ne s’était jusque là jamais investi en ce qui concerne ces créatures mais quelque chose me disait que cela n’était pas indéterminé. Avec erreur de ma part, je le sais bien, je ne pouvais m’empêcher de penser à Zuko-kun. Par chance pour lui, il n’était pas un lycan mais j’avais l’impression qu’il serait soumis aux mêmes interrogations, aux mêmes peurs de l’inconnue. Pourtant les lycans n’étaient pas censés être une découverte puisque c’était de la main de certains, qui étaient sans doute présents ici qu’ils avaient vu le jour.

Ces créatures n’étaient qu’au final une distraction, un passe-temps et maintenant qu’elles devenaient trop instables, imprévisibles, il était temps de s’en débarrasser puisque les mettre en cage n’était pas suffisant.

Cette maladie… Sans doute étais-je guidée ma paranoïa mais… une partie de moi se demandait si elle aussi ne venait pas d’un flacon. Une expérience qui aurait mal tournée ou quelque chose dans le genre. J’avais la nette impression de ne pas avoir toutes les informations, comme si au fond de moi, je savais que l’on nous cachaient encore des choses.

Je repensais au lycan à la soirée du Maire. Derrière ces crocs enragés, derrière cette colère et cette haine, n’y avait-il pas une personne? Les vampires n’étaient-ils pas eux-même soumis à leur nature? Nous avons eu des siècles et des siècles d’apprentissages, cela n’a pourtant pas empêcher les hunters à nous traquer comme des bêtes sauvages. Encore aujourd’hui certains d’entre nous disparaissaient sous leur commandement. Etais-je vraiment, avec naïveté, en train de comparer nos deux histoires? Oui. Nous étions capables de tendre la main plutôt que de mordre, mais la discorde dans nos rangs et dans nos esprits ne nous permettrait jamais de faire face à cela. C’était mon avis.

J’étais, certes, touchée par leur destin, c’était cruel et injuste de les abandonnés mais… étaient-ils tous à plaindre? A leur façon n’avaient-ils pas des levels E dans leur rang ? Je lançais un rapide regarde à celle qui était humaine autrefois. Je ne savais rien d’elle mais pourtant je m'interrogeais, coupable de tomber dans ces vices... Avait-elle pu être stabilisée? Etait-elle une bombe à retardement elle aussi? N’est-ce pas à cause de la folie de cette minorité que nous étions chassés ? Les lycans n’avaient-il pas leur fardeau? N’y avait-il pas dans leur rang des âmes damnées, quoi qu’on en dise, quoi qu’on en face? Et le monstre qui avait tué Emeraude? Etait-il malade ou était-ce seulement un mouton noir qui avait jouit de son crime? S'était-il rendu compte de son geste? Comment vivait-il avec sa mort sur les mains? Méritait-il seulement de l'aide? J'étais cruelle, voir froide, je sais mais c'était légitime non? Je n'en savais rien, n'étais-je juste pas seulement aveuglée à mon tour par la peur de l'inconnu? Je n'avais vu d'un revers de la pièce, l'autre côté serait-il capable de compenser une telle violence? Peut-être si les vampires avaient eu une chance...

Incertaine, soumise à mes propres tourments, je me contentais de rester impassible, ne laissant rien transparaître. C'était là une leçon très éprouvante que je me devais d'apprendre. Alors que je n'avais pas entendu le point de vue de tout le monde, j'étais incapable d'y voir plus clair.

J’espérais au plus profond de moi que mon silence et mes doutes ne me reviendraient jamais en pleine figure. Que je ne paye pas le prix de mon inaction.



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Sarah F. Lawford
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Sam 13 Oct 2018 - 17:55


Les Sept Dracula

Feat Metuselah Shidara, Yesfir Ibranova, Raphaël de La Roche, Alessio Di Altiero, Jess Duchannes, Sarah F. Lawford, Rosalie Archet, Bradley Dwigth Hodgkin et Junya Ryan

A peine la Duchesse avait-elle eu le temps de répondre au Seigneur Di Altiero qu’un homme s’amena près d’eux en se présentant avec une simple poignée de main. Voilà qui contrastait fortement ave c Alessio. La demoiselle s’en serait même outré si la situation n’était pas si particulière et la surprise si prenante. Elle se contenta de répondre avec son habituel masque sur le visage.

Sarah ▬ « Sarah Felixia Lawford, ravie de faire votre connaissance. »

A peine les présentations fut faites que Sergio Galardi demanda à la demoiselle pour s’entretenir en privé avec le chef de Clan. Elle acquiesça d’un simple signe de tête. Elle n’avait de toute façon pas vraiment le droit de s’y opposer si quand bien même elle en aurait eu l’envie. Elle se contenta donc de laisser glisser son regard.

La level D, Rosalie Archet si la lady avait bien retenu, semblait déjà prête, à la place de son chef de Clan. Comme Sarah avait pu le comprendre, elle le représentait bien pour cette séance. Raphaël et la dénommée Jess Duchannes était toujours en train de discuter de manière assez proche. Le maitre de cérémonie, lui, commençait tout doucement à se diriger à sa place si bien qu’elle fit de même. Elle se retrouva assise quelques rangées derrière son ami Raphaël et le Seigneur Ryan. Ce dernier, de dos, semblait légèrement ennuyer d’être ici. La Duchesse ne put s’empêcher de penser qu’il était incroyable différent part sa manière d’être de Sir Blackoy et ne savait toujours pas quoi en penser. Enfin, elle allait avoir de toute façon tout son temps pour y réfléchir. Elle devait tout d’abord se concentrer pour son premier sénat. Et bien qu’elle sache déjà un peu ce qui l’attendait grâce à son père et aux quelques conseils que lui avait donnés son Chef tout à l’heure, elle continuait à ressentir son tourbillon de sentiments en son for intérieur, ne laissant rien paraitre dans ses gestes et son attitude.

Finalement, le silence fut demandé et le maitre de cérémonie commença par nous informer que les Von Reizel seraient absents. En soit, rien qui n’étonnait la demoiselle. Il avait suffi de lire l’invitation et d’entendre les retours des autres pour savoir que personne n’avait apprécié. Et la Demoiselle avait très bien entendu la remarque de Mister Ryan. En ce qui concernait les Månenheim, c’était certainement une manière plus correcte de marquer son mécontentement. La parole fut ensuite donnée à Metuselah Shidara qui s’avança vers le milieu de l’hémicycle et se prépara pour sa présentation.

Les hostilités étaient maintenant lancées et Shidara semblait bien décidé à prendre la direction de cette réunion comme si c’était de son plein droit. C’était loin de plaire à tout le monde et la Duchesse était même certaine d’avoir entendu quelques grognements face à l’attitude de l’ancien. Peut-être était-ce là la raison pour laquelle le père de la lady l’avait prévenue de faire attention à cet homme. Après tout, ici, l’ancienneté n’avait rien à faire. Les sept chefs étaient égaux quelque soient leurs âges, après tout.

Après une simple pression sur une touche, une vidéo s’afficha sur le mur, laissant apparaitre ce qui devait être un Lycan… Les Lycans… Enfin la Duchesse pouvait mettre une forme sur ces créatures dont elle avait tellement entendu parer depuis son arrivée. Elle remerciait d’ailleurs silencieusement Alessio et Vilhelm pour lui avoir compter tout ce qu’elle sait à l’heure actuelle. Toutefois, elle ne s’était pas attendue à voir tant de rage et de violence. C’était donc ça, un Lycan infecté ? Il semblait tout simplement aussi fou qu’un simple level E.

En fait, la Duchesse ne pouvait s’empêcher de les comparer aux vampires de level D et E. Des humains devenus des créatures immortelles suite au plaisir malsain de level A. La différence, peut-être, était que les levels E devenaient fous puisque les levels A qui les avaient transformés les délaissaient au bout d’un moment. Ce n’est pas leur faute ou de leur volonté, en règle générale. Et c’était pour cette raison que la famille Lawford détestait cette pratique. Mais ils ne disaient rien car ils respectaient la pureté du sang.

Le regard de la Duchesse se posa quelques instants sur Rosalie Archet tout en écoutant la suite du « Discours » de Shidara. Ce dernier continuait de déblatérer comme un comédien, comme un politicien, essayant de charmer la foule – vainement vu la plupart des visages des personnes présentes en ce lieu. Il fut toutefois interrompu par l’arrivée tardive de la chef du clan russe, Yesfir Ibranova, qui s’avança comme si de rien n’était dans un silence pesant. Elle ne s’attarda par pour saluer les membres déjà présents, se contenant d’une petite courbette envers quelques personnes seulement et alla rejoindre sa place. Une fois installée, l’ancien put reprendre son monologue comme si de rien était.

Une fois qu’il eut fini, il ne rendit pas les rennes au mettre de cérémonie, nous intimant de voter sans même nous laisser le temps de plus en discuter. Un manque flagrant de respect envers tout vampire qui s’était déplacé aujourd’hui. La jeune lady avait tout simplement envie de demander à ses amis si tous les sénats étaient des cirques comme celui-ci. On était loin de l’image et des règles à suivre que lui avait donné son père. Toutefois, au plus grand plaisir de la Duchesse, Miss Ibranova se leva et ignora tout simplement la proposition de voter pour entamer la discussion. Si elle souleva quelques points importants, la manière de le dire fit tiquer la jeune Lawford qui fronça les sourcils. Et puis, elle n’était pas convaincue par l’idée de rouvrir les laboratoires. Après tous, ramener les Lycans aux mains de leurs malsains créateurs étaient loin d’être une bonne idée.

C’est au tour du Seigneur Di Altiero de parler. Et, comme la Duchesse s’en serait doutée, il est bien décidé à aider les Lycans. Rien d’étonnant, après tout, ils avaient travaillé ensemble pour rechercher des indices, même si la demoiselle n’était pas si impliquée que ça au départ. Toutefois, la fin de cette séance de détective avait bien décidé Sarah à s’impliquer un peu plus. Et nul doute qu’elle sera encore plus impliquée dedans après la deuxième enquête. Et oui, la Duchesse avait bien changé depuis son arrivée ici. Son séjour au Japon et ses rencontres faisaient d’elle une personne un peu plus différente chaque jour. Elle n’était plus la fille modèle à son papa. Elle prenait maintenant des décisions seules et avait déjà légèrement mûri.

Le Discours d’Alessio était décidément bien plus moralisateur mais passionné que les deux premiers. Bien sûr, il mettait le doigt sur des sujets que la demoiselle jugeait peut-être un peu épineux mais ses propos ne manquaient pas de véracité pour autant. Peut-être un poil trop optimiste, mais Sarah n’était pas apte à le remarquer actuellement. Elle se contentait d’écouter avec attention ce qui se disaient. Elle regrettait même de ne pas avoir pris de quoi noter. Cependant, en bougeant son pied, elle sentit quelque chose. Elle se baissa discrètement pour tomber sur un petit carnet et un stylo-bille qu’elle ramassa. Elle constata en l’ouvrant qu’il s’agissait d’un carnet de notes où se trouvaient quelques phrases griffonnées à la hâte. Il s’agissait clairement de l’écriture de son père. Ce dernier l'avait surement oublié ici. Voilà qui lui serait utile !

Alors qu’elle commença à noter sur une nouvelle feuille tous les points de cette discussion qui lui semblaient important, Alessio venait de remettre son vote. Sarah acquiesça silencieusement. Elle avait déjà aussi une idée de ce qu’elle allait voter. Mais elle préféra garder le silence actuellement. Elle voulait d’abord écouter l’avis des autres clans avant. Elle devait avouer qu’elle était impatiente de connaitre l’avis de Junya Ryan…

"Cirque"

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Rosalie Archet
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Lun 15 Oct 2018 - 1:41
Metuselah Shidara répondit à mes salutations par beaucoup de politesse. Je savais cependant que c’était une personne à tenir à l’œil. Il jouait le jeu de la mascarade depuis maintenant plus de deux millénaires et avait beaucoup de faits marquants à son actif, dont la création des lycans, raison pour laquelle Bradley le haïssait. Les récits de mon créateur et la manière dont Metuselah montrait qu’il se sentait supérieur à tous, plus ou moins subtilement selon les moments, m’avaient conduite à peu l’apprécier également, sans égaler l’animosité extrême du chef américain. Je m’en méfiais bien plus que des level B peu intelligents qui ne cachaient même pas leur mépris pour moi. Ce vampire était profondément dangereux. C’était une certitude. Je lui adressai un sourire diplomatique. Si on m’avait envoyée au Sénat, c’est parce que je n’étais pas mauvaise au jeu de la mascarade non plus. Savoir quand sourire et quand attaquer, c’était l’essence des bons politiciens.

« Vous êtes tout pardonné, Monseigneur Shidara. »

Le maître de cérémonie ouvrit la séance. Il y avait pas mal d’absents dans les rangs des sang-purs. Von Reizel ne venait que lors des débats très importants. Ce n’était pas plus mal qu’il fût absent le reste du temps car il était extrêmement désagréable de débattre avec lui. Il avait un avis extrêmement arrêté sur beaucoup de sujets et il rejetait tout argument de l’opposition sans forcément y revenir. Il n’était pas stupide pour autant et avait un talent tout particulier pour galvaniser ses sujets qui avaient tendance à s’unir derrière lui comme un seul homme. Le reste du temps, c’était plutôt son fils et héritier Erik qui occupait son siège au Sénat. Beaucoup plus sociable que son père, il était beaucoup plus subtil dans son discours, mais n’en défendait pas moins les mêmes idées extrêmement traditionnalistes concernant la société vampirique et méprisantes envers les autres races. Il n’avait pas encore beaucoup de siècles à son actif, mais lui aussi était dangereux. Cependant, cette fois, même lui ne s’était pas déplacé. Månenheim était un vampire très pris. Rien d’étonnant à ce qu’il ait eu une urgence de dernière minute. Quant à Izbranova, je préférais aussi qu’elle fût absente. Elle n’était jamais là au Sénat, mais les rares fois où je l’avais croisée, sa proximité me perturbait beaucoup. J’avais souvent envie d’être d’accord avec elle, tout en réalisant peu de temps après que ce qu’elle disait ne collait pas du tout à mes valeurs. Quand je discutais d’elle avec Bradley, je rejetais en bloc sa manière de contrôler son entourage par une religion hérétique. Mais quand je la voyais, je devais me faire violence pour ne pas croire à ce qu’elle disait. C’était à rien y comprendre, et j’admettrais volontiers que c’était la seule personne qui m’effrayait un tant soit peu dans cette assemblée.

A mon grand damn, Yesfir Izbranova en personne arriva dans l’hémicycle, un moment après le début de la séance. Si sa manière de descendre l’escalier comme si de rien n’était et comme si nous devions plutôt la remercier de sa présence m’agaça fortement, à peine s’approcha-t-elle que je l’oubliai complètement. C’était un tel plaisir de la revoir. Je secouai légèrement la tête, confuse. N’étais-je pas en train de penser à quel point je me réjouissais de son absence ?

J’envoyai discrètement un message à Bradley pour le tenir au courant de l’avancée de la séance et reçut aussitôt une réponse.


Bradley

Aujourd'hui

La séance commence.
22:35 Reçu

J’ai eu un léger contretemps avec une invitée surprise. On vient d’entrer dans le parking du Sénat avec la marchandise.
22:36


Curieuse comme tout un chacun, j’écoutai le discours de Shidara avec attention. Comme je m’y attendais, il concernait le mal qui frappait les lycans récemment. En profiter pour se débarrasser des lycans, disait-il ? J’avais discuté du problème avec un ami lupin, qui m’avait un peu expliqué la situation de leur point de vue, et cela rendait l’idée ridicule. Avec ou sans ce mal qui semblait se transmettre comme un virus, un lycan était insensible à nos attaques. Rien ne nous disait que les lycans pouvaient mourir de cette maladie. De plus, les sujets atteints étaient plus agressifs et le nombre d’incidents impliquants des humains augmentait de ce fait. Autant dire qu’on se retrouverait avec plus de lycans sur les bras, et des infectés dès la création qui plus est. Je doutais que multiplier le nombre de ces armes anti-vampires vivantes ne pouvant se contrôler était une bonne chose. De plus, je trouvais cela bien irresponsable de la part du chef de clan. On crée un être vivant, on joue avec, et une fois que ça ne fonctionne pas bien et qu’on s’en lasse, on le détruit ?

Je trouvais peu logique que cela soit une dégénérescence, au vu du mode de transmission du mal, à moins que celle-ci ne fût causée par quelque chose d’extérieur. Il y avait forcément quelque chose à faire. Lui qui avait beaucoup travaillé sur la science devait le savoir. Abandonner avant d’essayer me paraissait ridicule. J’avais par contre déjà pensé à un virus créé scientifiquement. Les hunters, tous comme certaines familles de vampire que je ne mettais pas de côté pour l’instant dans mes soupçons, connaissaient le code génétique des lycans, car ils les avaient créés. Devant l’impossibilité de tuer leur expérience ratée de manière classique, peut-être avaient-ils trouvé un moyen de les atteindre en créant un virus auquel ils seraient sensibles. Cependant, cela me laissait perplexe, car les lycans affectés n’étaient pas plus mortels qu’avant, à moins que cela ne fût qu’à très long terme. Les références du chef de clan à une culture populaire humaine me parurent quelque peu déplacées surtout dans sa bouche, mais je n’allais pas m’offusquer pour ça. Il y avait tant à dire.

Pour ma part, je n’étais pas contre aider les hunters. Cependant, pour ça, il fallait que les hunters voulussent de notre aide. Aaren Hermansson avait beau être ouvert concernant les races non-humaines et déjà travailler avec certains d’entre nous, comme l’avait annoncé Junya Ryan il y avait quelques mois de cela, je doutais qu’il voulût travailler avec les créateurs-mêmes des lycans et encore moins leur faire confiance. Déjà que je ne connaissais pas leur opinion des Dwight Hodgkin, Shidara était bien présomptueux s’il pensait que les Chevaliers accueilleraient son aide comme le Messie, sans compter les lycans qui leur étaient alliés, dont beaucoup avaient certainement une rancune tenace envers leurs créateurs. Et cette manière d’appeler au vote comme si ce qu’il disait n’appelait pas à débat…

Cette fois-ci, j’étais naturellement d’accord avec Izbranova. Etudier le mal était une priorité. Par contre, je ne savais trop pourquoi, mais le fait qu’elle se moque de ceux qui avaient créé les lycans me mettait mal à l’aise. Quelque chose n’allait pas, mais quoi ? Je me rappelai alors qu’elle avait beau nier toute implication, le fait que les Izbranov avaient participé à ces expériences ou au moins de forts soupçons, n’étaient un secret pour personne. Bon sang, ce que je craignais recommençait. J’avais du mal à m’éclaircir les idées quand il s’agissait d’elle. Je supposais qu’il s’agissait d’un de ses pouvoirs, mais c’était un combat de tous les instants de garder mon esprit critique ou même de me rappeler que je ne l’appréciais pas. J’en avais froid dans le dos.

Reporter mon attention sur Alessio di Altiero fut un véritable soulagement, d’autant que son discours était loin d’être inintéressant. Bradley aurait apprécié. En quelques minutes, il avait dressé le tableau de la plupart des griefs que j’avais contre ce discours. Simple et efficace. Cependant, je n’avais pas pour réputation de laisser les autres parler à ma place.

« Que dire, si ce n’est je partage tout à fait l’avis de Monseigneur Di Altiero. Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que je représente les Dwight Hodgkin, et depuis, jamais nous n’avons accompli quoi que ce soit de véritablement intéressant ensemble, car beaucoup d’entre vous – j’adressai un geste général vers les Sénateurs, et pas seulement les chefs de clan – ne pensent qu’à leur clan et à se mettre en valeur en son sein. Je ne fais pas de généralités, mais j’espère que les concernés se reconnaîtront. Nous passons de petites lois communes par-ci par-là, de quoi se donner bonne conscience, mais au final, chaque clan agit comme il l’entend et de son côté. Des voix se sont déjà élevées pour une véritable alliance des clans, mais rien n’a abouti. »

Je pensais notamment aux efforts récents de Junya Ryan pour fédérer les vampires contre ce même problème de lycans infectés, morts dans l’œuf à cause du fort absentéisme aux séances plus classiques du Sénat et de l’orgueil de beaucoup de sénateurs, selon moi en tout cas. Les aristocrates arrivistes n’avaient pas vraiment intérêt à ce que les clans travaillent ensemble. Plus le nombre de personnes impliquées dans la réussite du projet était grand, plus il était difficile de se démarquer des autres et de revendiquer le mérite de l’opération pour sa famille. Or, la mascarade, marchés secrets et complots, était le principal loisir des vampires pour tromper l’ennui durant leur très longue vie. Je m’en étais vite rendue compte en les fréquentant. Je me tournai vers Shidara.

« Sans vouloir vous offenser, votre proposition d’en profiter pour se débarrasser des lycans est absurde. A moins que vous ayez oublié de nous faire part d’une étude provenant de vos laboratoires, le mal n’affecte pas l’immunité des lycans à nos attaques et nous n’avons encore constaté, que je ne sache, aucun décès dans les rangs des infectés. De plus, quand bien même ce serait le cas, qui sommes-nous pour décider du droit de vie ou de mort d’une espèce entière, quand bien même certains d’entre nous ont participé à leur création ? N’est-ce pas même la responsabilité des créateurs que de prendre soin de leur œuvre ? »

Je m’efforçai de ne pas faire transparaître dans ma voix le dégoût que m’inspirait Metuselah à cet instant. Vouloir jouer à Dieu en créant la vie de manière artificiel était déjà tout à fait blasphématoire et irresponsable, mais abandonner sa création l’était plus encore. Chaque jour, quand bien même je ne pouvais entendre sa voix et étais probablement damnée suite à ma renaissance vampirique, Dieu me donnait du courage et la volonté de continuer à vivre. Quant à mon créateur vampire, il avait totalement assumé son acte et aménagé sa vie pour me permettre de continuer la mienne, quand bien même je ne savais trop si je devais le remercier de mon état immortel.

« Laisser la situation suivre son cours serait grave. Les level C japonais sont déjà terrorisés, et il y a de fortes chances pour que la population de lycans infectés se multiplie rapidement, si nous ne faisons rien. Autant d’armes létales pour les vampires en liberté dans Nakanoto et ses environs, mais aussi bientôt plus loin sur le territoire. Il est de notre devoir d’intervenir dans les plus brefs délais pour protéger notre peuple. »

J’entendis au loin un gloussement dont je n’identifiai pas la provenance. Certains ici avaient encore du mal à se faire à l’idée que je faisais partie de la même race qu’eux, manifestement, mais ce n’était pas une nouveauté. Je l’ignorai avec superbe.

« C’est pourquoi nous devrions non seulement nous unir, mais aussi apporter notre aide aux Chevaliers de l’Ombre dans cette enquête. Ou du moins l’aide qu’ils accepteront de notre part, car bien qu’ils soient déjà alliés à certains d’entre nous, je doute qu’ils soient disposés à faire confiance à tout le monde. »

Je ne regardai personne en particulier en prononçant cette dernière phrase, mais je ne doutais pas que chacun ici comprenait à qui je faisais allusion. Un level B se leva du côté des Von Reizel et lança :

« Vous nous accusez de ne pas nous unir, de ne pas agir, mais où est votre maître pendant que nous parlons ? Tout ceux présents ont fait l’effort de venir en personne. »

Je me retournai vers lui avec un sourire malicieux tandis que j’entendais du bruit provenant du hall du Sénat.

« Mon maître ? Qui vous a dit qu’il ne viendrait pas ? »
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Bradley Dwight Hodgkin
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Lun 15 Oct 2018 - 2:44



Tout était calme dans ce quartier des affaires, les mortels à cette heure-là avaient cessé de travailler alors que nous autres vampires, le crépuscule était un réveil matin. Je sortais d’une conversation tendue avec une lycane m’ayant laissé une très bonne impression, mais j’entamai doucement ma 49e heure sans dormir en comptant presque treize heures de vol en avions. Autant dire que j’étais déjà passablement énervé lorsque ma berline s’est garé au Sénat, mais à peine sorti je sentais déjà l’odeur de mes semblables, mais avec une touche de mascarade en plus du reste. Cet endroit sentait la merde, voilà la vérité, j’utilisais d’entré de jeu mon pouvoir affinant mes sens et j’entendais déjà de ma position le monologue de cette vermine de Shidara et les réactions de mes homologues. Je me suis tourné vers mes hommes pour les faire décharger le camion avec la cage de notre invité et ensuite de me rejoindre lorsqu’ils pourraient.

J’entendais de ma position la voix d’Izbranova que j’avais déjà eu au téléphone, je la reconnaîtrai entre mille. Elle venait d’arriver et ne me précédait que de quelques minutes à en juger par ce que j’entendais se chuchoter, ce qui n’était pas pour m’enchanter étant donné que je n’aurai pas l’exclusivité d’une entrée remarquée.

Je me suis dirigé alors vers les grandes portes menant à l’hémicycle du Sénat, j’avais l’impression de prendre d’assaut l’édifice avec mes unités armées escortant une bête féroce.

C’est à la manière de portes d’un saloon que j’ai fait irruption dans le sénat, tout en haut des marches au sommet de la salle, en total contre jour à cause de l’éclairage du hall par rapport à celui de l’hémicycle.
Je descendais lentement sans dire un seul mot, les éperons d’argent de mes bottes tintant à chaque marche que je franchissais. Je voyais déjà quelques réactions de la part des moins avertis qui se demandaient qui je pouvais bien être, mais Rosalie s’était levée en me voyant et ils comprirent que c’était moi qu’elle avait annoncé. Mon regard croisa celui d’un vampire de rang B qui était debout lui aussi dans la tribune Von Reizel et il n’a pas été long à se rasseoir en me voyant.
En soit j’aurai pu opter pour une meilleure tenue pour ne pas trop détonner avec le standing de Rosalie. J’étais venue avec la tenue du soir de mon combat avec le lycan, ce qui voulait dire un manteau long en cuir usé par le temps et le reste de la panoplie d’un authentique vétéran du far-west. Ce manteau de cuir que je portai était encore maculé du sang du lycan que j’avais attrapé à cette occasion, mais je n’allais pas faire d’efforts pour une assemblée qui n’en faisait pas non plus.
Tout en descendant, j’aperçus la tignasse du rouquin dont m’avait parlé Rosalie, je mettais enfin un visage sur le nom Di Altiero. Je lui faisais un petit signe de tête en portant ma main droite au niveau de mon stetson en gage de salutation, car après tout nous avions des accords commerciaux. En plus de cela, il venait de terminer un allocution pas piqué des hannetons avec beaucoup de sous-entendus envers Shidara et Izbranova ce qui n’était que de bonne augure pour nos relations à venir. Si il avait les couilles de faire ça, c’est qu’il en avait plus dans l’froc que je ne le pensais.
J’en profitai pour jeter un regard dévorant sur les formes d’une femme qui était dans sa tribune tout en poursuivant ma descente.

Une fois arrivé en bas, je repris une grosse latte de mon cigare avant de me tourner vers l’assemblée encore dans l’expectative de ce qui allait se passer.
Bradley ▬ Mesdemoiselles… messieurs… Bradley Dwight Hodgkin… pour vous servir.
Je me suis ensuite retourné vers Shidara et tout en écrasant mon cigare sur son pupitre de présentation je m’adressai à lui. Voyant pour je ne sais quelle raison un sourire satisfait sur son visage.
Bradley ▬ Désolé pour mon autorisation pour la foire, mais mon lycan la mangé m’sieur Shidara…
Je me suis à nouveau retourné vers l’assemblée en contemplant avec plaisir qu’Izbranova était là pour mon plus grand malheur. J’allais donc pouvoir parfaitement dire tout ce que j’avais à dire à ces deux êtres infâmes. Et pourtant il y avait un petit je-ne-sais-quoi chez elle, comme disent les français, quelque chose qui me faisait oublier l’envie de lui aplatir la gueule sur son trône. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus, mais j’avais comme envie furieuse de me la jouer chevauchée des valkyrie avec elle jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus… étrange… Mais je n’avais pas le temps de penser à ce genre de choses.
Bradley ▬ A tout ceux qui se demandent ce que j’fous là, moi ! Le grand chef invisible du clan américain, c’est par votre faute monsieur Shidara ! Dis-je en me retournant vers lui tout en le pointant du doigt. Puis je me retournai à nouveau vers l’assemblée. Et aussi à cause de vous Izbranova ! Voyez-vous, tant que tout restait figé à Nakanoto, avoir châtié les traîtres ayant participé à la création des lycans avait été suffisant de mon point de vue. Si je suis là aujourd’hui c’est parce que la donne a changé ! Et je crois que votre vidéo n’était vrai pas de bonne qualité !

Je regardai le haut des marches où je voyais la silhouette d’un de mes hommes qui me faisait signe qu’ils était prêt, ce à quoi je finissais ma phrase en levant mon bras en sa direction. Ils sont alors entrés avec la cage où se trouvait un lycan instable, fou de rage, à osciller d’une forme à l’autre sans aucun contrôle et ont commencé à la faire descendre jusqu’au centre de l’hémicycle. Maintenant ils pouvaient tous voir ce qu’étaient un lycan hors de contrôle, contraint dans ses mouvements grâce à des barres titanes transperçant sa chair de par en part pour monopoliser leur régénération, toutes reliées à des chaînes. Pourtant malgré cela il était hors de contrôle et agissait comme s’il n’y avait rien dans son corps mis à part ses mouvements maintenus sous contrôle total.

Mon visage s’est alors fermé avec beaucoup de sérieux et autant de colère dans le regard que de rage dans celui du lycan.
Bradley ▬ Autant dire que je ne suis content de l’évolution de la situation et de l’enlisement des décisions du Sénat. Il s’est écoulé plus de six mois depuis l’attaque à une soirée, il y a toujours plus de victimes… Et le sénat ne fait rien ? Soit ! Mais là… ce.. LYCAN ! Je l’ai capturé sur MES TERRES !!! L’épidémie se propage hors des frontières !
J’ai fait volte face pour toiser du haut de mes deux mètres dix Shidara.


Bradley ▬ C’est parce que vous avez magouillé avec Izbranova et les mortels que nous en sommes là Shidara ! Parce que du haut de votre âge vous vous êtes pris pour dieu et avez créé quelque chose sur lequel vous n’avez aucun contrôle ! Et maintenant vous avez l’audace de vous positionner comme celui qui soumet des propositions ?!
Avec la situation et le fait de verbaliser cela, je n’ai pas pu m’empêcher de partir dans un fou rire sinistre, à la limite d’un rire de celui d’un savant dérangé dans le silence de cette salle.
Bradley ▬  Mais regardez-vous tous ici… Vous magouillez dans l’ombre… cette Mascarade a assez durée ! Ma bordel… même le petit rouquin a eu plus de couilles que vous tous ici ! Alors moi j’vais dire haut et fort ce que tout le monde pense et diable le protocole. Shidara ! Tout le monde sait ici que vous êtes la lie du monde vampire et que tout ce bordel est uniquement de votre faute ! Vous vous croyez encore supérieurs aux humains ? Sérieusement ? Je ne sais pas si ce sont les délires de princesse d’Izbranova ou la folie humaine des Renfield, mais félicitation Shidara, vous êtes êtes devenu l’égal d’un humain ! Au moins Izbranova faisait ça pour le pouvoir ! Vous… vous êtes juste tombé dans le complexe de dieu… Je comprends les idées de grandeurs, pas les gaminerie à votre âge, l’ancêtre !
Je me suis ensuite figé quelques instants avant de me tourner vers l’assemblée tout en me tenant à côté de la cage.
Bradley ▬ Si je suis venu dans ce trou à rats c’est pour régler le problème personnellement, croyez-moi bien lorsque je vous dit qu’il n’y aura aucune concessions de faites dans cette histoire. Je vais me montrer absolu dans ma prise de position, soit vous êtes avec moi, soit vous vous écartez de ma route… Et pour ceux qui ont des doutes… je vous laisse repenser à ce que j’ai fait pour assainir mon fief. La rigolade a assez duré… y a un nouveau shérif en ville pour l’heure ! En ce qui concerne votre idée de vote, vous pouvez vous la foutre au cul !
Je commençais alors à partir par les marches par lesquelles j’étais arrivé, mais avant de poursuivre mon ascension je me suis retourné une dernière fois en direction de Shidara.
Bradley ▬  Mes paroles valent pour vous aussi Shidara, malgré votre rang et le respect que j’ai pour le statut, j’ai encore assez de force pour botter votre vieux cul arthritique si j’apprends que vous magouillez juste pour vous couvrir dans cette histoire de lycans malade !
Quant à vous Izbranova, j’espère que la guerre froide vous aura permis de réfléchir sur toutes les conneries inscrites sur votre CV qui continuent d'augmenter à chaque victimes que font les lycans infectés ! Je vous ai pris au mot il faut croire, maintenant je suis là !
Sur ce mots j’ai fais signe de partir à mes hommes pour qu’ils reprennent notre camarade enchaînés dans sa cage. J’en profitais pour lancer un regard sanguinaire vers les sièges occupés par des membres de mon clan, leur faisant sentir qu’il vallait mieux que Rosalie ne me rapporte pas des votes de leur part. Mon regard remonta sur Rosalie, la seule qui pouvait alors sentir que derrière ce regard terrible se cachait un regard affectueux envers elle pour la saluer.
Je vis son regard glisser vers la section Backloy Ryan, se fixant sur un jeune vampire aux cheveux blond. J’avais saisi qu’elle me désignait celui dont nous avions discuté par le passé.
Je sortais un nouveau cigare que j’allumai pendant que mes hommes passaient avec la cage pour la ramener au domaine avant de partir de cette salle. C'est à ce moment précis que Shidara m'a lancé quelque chose qu'instinctivement j'ai rattrapé sans me retourner. En regardant je voyais une clé usb... qu'allais-je voir dedans ?

J’ai fait en sorte de faire passer un message à Ryan par l’intermédiaire du personnel du Sénat: “Nous nous rencontrerons à la Suisse Vampire que votre protégé a fait construire à Nakanoto, amenez le rouquin.”
Après cela j’ai décidé de quitter l’endroit avec toute la vitesse dont j’étais capable pour évacuer la rage que j’avais accumulé pendant mon plaidoyer.

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Junya Ryan
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Dim 21 Oct 2018 - 20:27
Quand je vis le sourire de Shidara, mon calme légendaire fut mis à rude épreuve. Comme je m’en doutais, je sentais qu’il était très heureux de mon agacement. Ah, parce qu’il s’adressait à tous les vampires par « Votre magnificence » ? Je notai avec quel manque de subtilité il traitait ainsi chaque personne présente de laquais. Un aristocrate derrière lui se retourna avec un regard outré, mais n’osa piper mot et partit en direction de l’hémicycle. La manière dont ce chef de clan avait toujours profité de son statut de sang-pur et de doyen pour rabaisser les autres m’avait toujours parue méprisable. Le respect qu’il me restait à l’égard de ce vampire était purement politique. Cependant, cela ne m’avait jamais empêché de dire ce que je pensais. J’étais réputé pour dire les choses sans jamais me mettre en colère. Moi aussi, je savais faire ce sourire narquois.

« Il n’y a pas un seul laquais assis sur les sièges du Sénat, Messire Shidara. Certes, comme chacun d’entre nous, je ne les apprécie pas tous, pour des raisons personnelles et politiques, mais ça ne m’empêche pas de les considérer comme ce qu’ils sont, quel que soit leur level : des Sénateurs. Et à part les membres de votre propre clan, aucun ne peut être simplement convoqué selon vos désirs. »

Je n’avais pas beaucoup d’estime pour beaucoup d’aristocrate, je le reconnais. Beaucoup ne venaient au Sénat que pour se montrer dans le grand monde. Mais j’étais intimement persuadé que le Sénat serait inutile tant que tous ses membres ne se respectaient pas les uns les autres. Pour obtenir une écoute, il fallait commencer par se faire apprécier, ou au moins, ne pas se faire détester.

Je n’étais absolument pas dupe quant au prétendu « honneur » que je lui faisais. J’haussai les épaules de façon décontractée et écoutai mon interlocuteur essayer de m’apprendre la politesse. Je lui aurais bien parlé, à l’inverse, de son absentéisme répété et du culot dont il faisait preuve en ne daignant venir que quand il exigeait littéralement la présence des autres, mais je savais que je ne lui apprendrais rien. Je ne voulais pas entrer dans son jeu.

« Comme vous l’ont peut-être rapporté vos « laquais », je suis présent à chaque grande rencontre du Sénat, avec ou sans invitation de votre part. Mais croyez bien que je vous enverrai une déclinaison en bonne et due forme de ma plus belle écriture si cela devait recommencer. »

Je pris congé et lui adressai un signe de main au-dessus de mon épaule en m’éloignant vers Rosalie Archet. Une fois installé dans mon fauteuil, j’écoutai d’une oreille distraite le maître de cérémonie annoncer les absents. Je n’étais pas surpris de l’absence de Von Reizel. Il était extrêmement traditionnaliste et l’atteinte de Shidara au statut des chefs de clan avait dû très mal passer quand il avait reçu la convocation. Il venait rarement en personne, mais son beau parleur de fils, Erik, venait généralement relayer ses idées nauséabondes au Sénat à sa place. Aujourd’hui, le siège resterait vide et je constatai que peu de level B du clan s’étaient déplacés, ayant sans doute eu des nouvelles de la Cour. Je déplorai l’absence de Manenheim, même si je m’en doutais depuis un moment. Même si notre manière de voir les choses n’était pas tout à fait la même, nos opinions politiques se rejoignaient souvent. C’était un soutien très agréable, ainsi qu’un bon ami. Izbranova, elle, ne me manquait pas. Je n’étais cependant pas surpris, car elle n’avait jamais mis les pieds au Sénat, de mon règne en tout cas. Il m’était arrivé de la croiser dans des soirées mondaines. Je ne pouvais m’empêcher de la trouver charmante, mais cela s’arrêtait là. Selon moi, les rumeurs disant qu’elle avait participé sciemment à la création des lycans étaient vraies, même si elle l’avait toujours nié. J’avais toujours le sentiment qu’elle ne jouait pas franc-jeu, tout en ayant envie de la croire à chacun de ses mensonges. Quelque chose me gênait dans notre relation, comme si j’étais manipulé. Cela dit, ce n’était pas demain la veille que quelqu’un ou qu’une magie pourrait m’influencer, au grand dam des Backloy.

Peu de temps après le début du discours de Shidara, la porte s’ouvrit d’ailleurs sur son charmant minois. Ses cheveux blancs soyeux, peu courants, même chez les vampires me faisaient penser à ceux de ma bien-aimée Ruby. La ressemblance s’arrêtait là. Elle n’en était pas moins majestueuse tandis qu’elle descendait les escaliers qui menaient au centre de l’hémicycle. En la regardant se diriger vers son fauteuil, j’étais partagé entre l’exaspération causée par l’absence visiblement totale de regret qu’avait Izbranova à interrompre la séance et la satisfaction de voir le doyen ainsi coupé dans son élan. Je ne lui tins pas vraiment rigueur de ce retard. La plupart des gens ici savaient que les convenances sociales ne valaient pas grand-chose à mes yeux, même si je m’efforçais de les respecter au moins en ces lieux. Le protocole ne m’importait guère. Ce que je reprochais à Shidara, contrairement à Von Reizel, n’était pas son manquement au code des vampires, mais l’insulte déguisée que constituait la missive.

La séance commença de manière pas si différente que d’habitude. Shidara annonça trois motions qu’il faudrait voter cette nuit. Cela concernait les lycans fous, bien entendu. Cela lui ressemblait bien de débarquer en Messie après un silence radio de sa part pendant que les autres essayaient de trouver des solutions communes. Je me préparai mentalement à une longue nuit de frustration et d’ennui. Ses références à la pop culture m’agaçaient déjà. Pas que je la rejetasse – j’étais sans doute un des vampires les plus ouverts d’esprit de ma génération – mais cela paraissait tellement forcé, là, dans ce Sénat, prononcé par un vampire vieux de plus de deux mille ans…

Je n’aurais sans doute pas dû être surpris de sa proposition d’en profiter pour se débarrasser des lycans. Cependant, cela manquait de logique. Avait-il entre temps trouvé une solution magique pour se débarrasser des lycans ? Parce que je savais grâce à Aaren notamment que les lycans infectés n’étaient pas moins invincibles et létaux qu’avant.

En dehors de cette évidence, je trouvais celui qui se proclamait créateur des lycans bien irresponsable envers sa création. Je ne connaissais que très peu de lycans, mais je préférais déjà leur compagnie à celle de la plupart des vampires et je ne comptais pas aider à un quelconque génocide, de toute manière. Je serais même plutôt du genre à les défendre. Je ne doutais pas de trouver d’autres alliés concernant cette question parmi cette assemblée. Cependant, les lycans n’avaient pas besoin d’être défendus des vampires, et pour cause : ils étaient plus dangereux pour notre peuple que nous ne l’étions pour eux.

Aaren et moi avions également écarté la thèse de la dégénérescence, car le mode de contamination était clairement celui d’une maladie hautement transmissible par la salive. Le hunter avait envoyé un échantillon au laboratoire du QG en Finlande, mais nous n’avions pas reçu de réponse pour le moment. D’après ce que j’avais compris, les hunters avaient rarement à faire appel à des chercheurs. Leurs labos servaient surtout à enquêter scientifiquement sur les meurtres ou disparition qui les amenaient à chasser une créature surnaturelle. En tout cas, laisser les choses faire serait dans tous les cas extrêmement dangereux. Qu’une créature fût capable de tuer les vampires ne me gênait pas. C’était finalement un juste retour des choses. Les lycans étaient doués de réflexion et savaient faire la part des choses, même si certains ressentaient une haine féroce et justifiée à notre égard. La plupart d’entre eux n’attaquaient pas des vampires au hasard dans la rue. Cependant, une fois le lycan infecté, ce n’était plus la même chose. Si les malades se multipliaient, ce seraient une véritable bombe à retardement, pour toutes les espèces de la planète. Les level C avaient peur, et c’était parfaitement justifié. Ils n’étaient pas de taille à lutter contre ces créatures.

Je pensais que Shidara allait proposer aux vampires de s’unir, mais… Il voulait directement aider les hunters ? Là, j’étais réellement surpris. Les Chevaliers et moi-même étions allés jusqu’à envisager comme possibilité que Metuselah Shidara fût impliqué dans la création du potentiel virus. Détenant dans son laboratoire les subtilités du génome lycan, il était particulièrement bien placé pour créer une maladie pouvant faire fi de leur invincibilité. Avec lui, nous n’avions même pas besoin de trouver un mobile. Il pouvait juste agir par ennui. Je n’accusais personne. Ce n’était qu’une piste parmi d’autres. Si les vampires votaient pour aider les hunters, je ne cachais pas que je verrai cet acte comme un grand pas en avant. Cependant, il y avait un hic dans son plan.

Izbranova prit la parole. Sous ses dehors naïfs, elle avait tout à fait raison. La première chose à faire était d’étudier au mieux cette maladie, comme étaient en train de le faire les Chevaliers des ombres, avec le peu de moyens dont ils disposaient. Je me demandais si Shidara avait déjà commencé à faire des recherches. S’il croyait à ce qu’il disait, il ne devait pas être allé très loin pour le moment. Quant à enfermer grand nombre de lycans violents ensemble, c’était en effet tout sauf une bonne idée. Cela dit, c’était sans doute plus sécurisé que de rassembler des lycans sains comme autrefois. Un être capable d’élaborer un plan serait toujours plus apte à s’échapper qu’un fou furieux réduit à ses instincts. De toute manière, je doutais que nous ayons besoin d’avoir un grand nombre d’infecté sous la main pour élaborer un vaccin ou un remède. Nous pourrions toujours voir plus tard comment le distribuer.

J’écoutai le discours de Di Altiero avec beaucoup d’approbation. Il me faudrait penser à nouer une alliance avec lui. C’était inévitable. Ses idées progressistes et les miennes ne pouvaient que se rencontrer. Il était bien placé pour connaître mes efforts pour rassembler les clans depuis le début car c’était un des chefs de clan les plus présents en ces lieux. Celui de Rosalie allait également tout à fait dans mon sens. Seule la gravité de la situation m’empêchait d’arborer un sourire triomphant, mais je ne cachais pas la satisfaction que j’avais à retrouver mes valeurs dans le discours d’autres Sénateurs. J’espérais que ce serait suffisant à convaincre les level B de leurs clans, car chacune de leurs voix comptait autant que la mienne ou la leur. Comme tout le monde, je tiquai aux mots de Rosalie. Bradley Dwight Hodgkin, présent ?

Dans un fracas, les portes de la pièce vinrent frapper les murs de chaque côté du chambranle. Un homme que je n’avais jusqu’à maintenant vu qu’en photo apparut et entreprit de descendre les escaliers. Il avait manifestement laissé son costume de gentil petit Sénateur au placard. Cela allait probablement en choquer quelques-uns, mais ce n’était pas moi que ça allait déranger. A son air furieux, je devinai que ce ne serait pas la seule chose qui allait choquer le beau monde aujourd’hui. Je lui adressai un signe de tête quelque peu nonchalant. Manifestement, il avait choisi la solution opposée à la mienne pour changer les choses : laisser tomber les convenances sociales et l’hypocrisie induite au Sénat, quand bien même les insultes fusaient habituellement subtilement cachées sous d’élégantes formulations. J’étais intrigué de savoir si sa façon de faire marcherait. Je le saluai d’un signe de tête, marquant mon approbation.

Son manteau était marqué de sang. Il sentait le loup… Ce qui ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose. En effet, ses hommes firent entrer une cage contenant un de ces lycans infectés. Sous le choc, aucun cul serré ne se leva pour protester à propos de la présence de personnes non habilitées à entrer dans l’hémicycle. Apprendre que le virus se propageait au-delà des frontières des Japon était fâcheux. Le problème serait d’autant plus difficile à régler. Si nous trouvions un remède, il nous faudrait spécialiser des vampires et peut-être des hunters dans le traitement de cette maladie et les envoyer dans le monde entier à la recherche de rumeurs. Le petit sourire de Shidara tandis que les remontrances de Dwight Hodgkin semblaient lui importait peu m’irrita un peu plus. Etait-il seulement possible de le faire perdre un instant cette éternelle satisfaction de lui-même ?

Lorsqu’il partit, aussi rapidement qu’il était arrivé, le silence de mort dans le lequel était resté plongé l’assemblée laissa place à un soudain brouhaha. J’entendais par là des exclamations indignées, d’autres effrayées. C’était décidément une bien étrange séance… Un serviteur me fit parvenir un mot sur un petit plateau d’argent. « Nous nous rencontrerons à la Suisse Vampire que votre protégé a fait construire à Nakanoto. Amenez le rouquin. » Je jetai un coup d’œil vers Rosalie qui m’adressa un sourire entendu. Mes efforts des mois précédents n’étaient pas passés inaperçus aux yeux de tout le monde, visiblement. J’étais plutôt impatient d’avoir une conversation plus posée avec ce revenant. Le « rouquin » ne pouvait être qu’Alessio. Ce n’était pas le seul roux du Sénat, mais aucun n’avaient un statut équivalent. J’en profiterais pour lui toucher deux mots. Nous avions aussi à parler. Je fis passer le mot à Raphaël, juste derrière moi et lui glissai :

« Il semblerait que les choses bougent enfin, ici comme à l’extérieur. Ne m’attends pas pour rentrer, après la séance. Pourrais-tu transmettre la situation à Edgar et à Aaren ? »

J’aurais pu lui proposer de venir, mais je pensais que ce Bradley préfèrerait être en petit comité. Edgar était mon majordome, un ami proche, mais aussi le chef et le plus doué de mes espions. Il serait content d’être mis au courant de ce retournement de situation.  Quant à Aaren Hermansson, notre alliance stipulait que toute nouveauté importante devait être transmise à l’autre dans les plus brefs délais. Il avait honoré sa part du marché jusqu’à maintenant. Il était temps de lui rendre la pareille. Je notai quelques mots sur une feuille et fit signe à un serviteur de le transmettre à Alessio di Altiero : « Si vous êtes disponible après la séance, joignez-vous à moi. Il semblerait que Dwight Hodgkin souhaite s’entretenir avec nous. » Je signai de mon nom.

Une fois que le brouhaha se fût un peu calmé, je pris la parole et imposai le silence dans la salle. Le maître de cérémonie, qui essayait de rétablir le calme depuis déjà de longues minutes, me jeta un regard à la fois frustré et reconnaissant.

« Bien ! Nous aurons tout notre temps pour discuter de ce qui vient de se passer plus tard. La séance doit reprendre. Rasseyez-vous, Sénateurs. »

Je laissai quelques secondes aux gens qui s’étaient levés pour regagner leur siège.

« Ce sont de terribles nouvelles que nous a rapporté Bradley Dwight Hodgkin. Nous ne pouvons laisser la maladie se propager plus loin et devons donc agir d’urgence. Je ne m’étendrai pas sur les questions précédentes. Messire Di Altiero et Mademoiselle Archet ont parfaitement exposé la situation. Je suppose qu’aucun de vous n’ignore que mon clan est déjà allié aux Chevaliers des Ombres, ni que je prône depuis longtemps une alliance entre l'ensemble des vampires. Je suis donc bien entendu pour un partenariat entre les clans et cet Ordre de hunter, dont quelques vampires ont d’ailleurs officiellement rejoint les rangs. Cependant, je crains que vous soyez bien idéaliste, pour une fois, Messire Shidara. »

D’habitude, c’était moi ou Manenheim que l’on traitait d’idéaliste. Je ne pensais pas avoir à retourner le compliment un jour.

« J’ai beaucoup parlé avec Aaren Hermansson. Je ne peux parler en son nom, mais je doute qu’il accepte toute proposition d’aide. Certains seront les bienvenus – mon regard se tourna vers Di Altiero et Rosalie Archet – mais pour d’autres, il faudra vous lever tôt si vous souhaitez qu’il vous accorde sa confiance. Ce n’est pas un pantin que les vampires pourront manipuler à leur guise et il a toute ma considération. »

Je ne désignais personne directement, mais je parlais bien évidemment de Shidara, créateur reconnu des lycans et homme totalement imprévisible, d’Izbranova, suspectée d’avoir participé au projet et gourou à la tête d’une secte vampirique toujours plus importante aux mœurs peu clémentes pour les humains et de Von Reizel, qui de toute façon ne voudrait probablement pas se joindre à l’Ordre vu qu’il considérait à peine plus les humains que du bétail.

« Cependant, pour le bien de cette enquête, je peux dors et déjà vous communiquer quelques informations. Après avoir étudié le mode de transmission de ce mal, nous avons estimé qu’il s’agissait d’une bactérie ou d’un virus transmis par morsure et donc présent dans la salive des infectés. La maladie ne se déclare pas immédiatement et incube durant quelques jours, parfois quelques semaines avant que l’individu ne devienne incontrôlable. Quelques symptômes permettent de le détecter avant, notamment de courtes amnésies, de plus en plus fréquentes, des sautes d’humeur imprévisibles et une agressivité déjà accrue, bien qu’encore maîtrisée. Selon des rumeurs, il arrive que de rares individus en réchappent malgré une morsure. S’ils existent, il pourrait être intéressant de se pencher sur leur cas et de voir si cela permet d’élaborer un remède ou un vaccin.

Je tiens à attirer votre attention sur le fait que, si nous travaillons en partenariat avec les Chevaliers, il est absolument hors de question d’enfermer à nouveau des lycans, si ce n’est mettre en quarantaine des infectés pour les aider à se soigner. Il est inutile de rassembler une grande quantité de malades au même endroit. Quelques sujets d’étude, répartis entre ceux qui possèdent des laboratoires susceptibles de travailler sur le sujet, devraient suffire. Pour ce qui est des lycans sains, seuls des volontaires participeront aux expériences et ils seront traités avec le respect que mérite leur courage. »


Je me doutais que pour beaucoup de vampires, traiter des lycans comme autre chose que des expériences de laboratoire ratées paraîtrait absurde. Mais c’était une condition importante pour moi et essentielle pour Aaren qui condamnait les essais barbares en laboratoire survenus tout le long de l’élaboration de la race lycane.


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Sergio Galardi
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Jeu 25 Oct 2018 - 20:27
Comme il s’y attendait, le maître de cérémonie, un vampire du clan Von Reizel, sur lequel il n’avait pas plus d”informations, ne tarda pas à inviter tous les sénateurs à rejoindre leur place, pour ouvrir la séance. Le brouhaha des discussions croisées s’atténua et la salle s’emplit du son des déplacements de chacun. Il s’agissait certes tous de vampires, des êtres doués pour se fondre en silence dans l’obscurité, mais cette scène se passait en un lieu historique qui avait l’allure et les dimensions démesurées dans lesquelles tous aimaient imaginer ce peuple aux crocs saillants. Il était donc normal que la sonorité de la pièce laisse résonner les rumeurs de leurs pas.

L’homme profita de l’instant où tous furent assis à leur place pour prendre compte de la présence de chacun. En observant qu’il avait serré la main à la grande majorité d’entre eux, il comprit qu’il était effectivement arrivé dans les derniers parmi ceux qui s’étaient présentés aujourd’hui. C’était un détail, mais cela ne le faisait pas sourire.

Le maître de cérémonie entama la séance en communiquant les nouvelles concernant les chefs de clan non présents en cet instant.
Albericht von Reizel s’est donc senti offensé par l’invitation. De tous, il est bien le plus à cheval sur les coutumes, alors si le mot manquait de la bienséance à laquelle il prétendait, ce n’était pas surprenant, qu’il réagisse de cette façon. Un bref instant, Sergio se fit la remarque qu’ils étaient presque à l'antithèse, l’un de l’autre, mais cette remarque n’avait rien de pertinent, il revint donc au sujet. Mais avait-il passé le mot à son clan pour que personne ne réponde présent ? En tout cas, sa relève semblait être assurée - à son goût - car son représentant le plus fidèle, son fils, Erik von Reizel, n’était pas présent non plus. Leur tribune étant bien vide, il était tout de même intéressant de voir que le maître de cérémonie en était l’un des seuls représentants.
Du côté des vampires nord-européens, leur chef, Kjell Månenheim, c’était apparemment excusé de son absence, ce qui était déjà plus professionnel, mais de toute façon, il n’avait jamais eu vent d’un manque de savoir vivre venant de ce personnage. Il aurait été tout de même curieux de pouvoir s’adresser à lui.
Aucunes nouvelles n’avait été transmises de la part des Izbranov, mais apparemment personne ne s’en étonnait vraiment. C’était fou de voir comment les clans pouvaient encore avoir tant d’a priori les uns sur les autres et qu’en plus, ceux-ci restaient d’actualité …
Et enfin, le clan Dwight Hodgkin serait, comme toujours, représenté par Rosalie Archet. Se contentant de cligner les yeux machinalement, Sergio ne tourna pas la tête vers elle, se doutant qu’elle aurait déjà bien assez de regards sur sa personne sans qu’il ne lui rajoute le sien… sans ajouter le fait que ça ne servait à rien, il était déjà allé se présenter à elle aujourd’hui, il se souvenait très bien qui elle était et à quoi elle ressemblait.

Et sans trop de cérémonie, qu’il appela Metuselah Shidara, chef du clan vampirique nippon, celui qui avait voulu les convier ici aujourd’hui, à prendre la parole pour énoncer l’ordre du jour qu’il avait à soumettre à tous.
Celui-ci prit place derrière le pupitre et avant même de prononcer un seul mot, il alluma le vidéoprojecteur. Bien des personnes auraient pensé que c’était un sacrilège que d’installer ce type d’instrument électronique dans une salle comme celle-ci, mais il faut vivre avec son temps et tout vampire n’avait pas le pouvoir de partager visuellement ses pensées avec le monde entier.
Après quelques mots qui montraient à quel point ce vampire était à l’aise dans ce type de situation, il lança les images qu’il voulait partager avec eux. C’était la fameuse vidéo du lycan fou, faisant face à ce qui paraissait être un vampire. Ayant déjà vu plusieurs fois cette vidéo, en tête à tête avec Alessio, notre homme resta de marbre. Il en fallait plus pour le surprendre et le fait que le maître Shidara la passe pendant cette réunion ne lui faisait presque ni chaud, ni froid. Il pensait juste qu’on aurait peut-être pu se passer d’une introduction en images, mais après tout, rien ne disait que tout le monde ici était au courant pour tout ceci. Et puis au moins, ça attire l’oeil du public que l’on souhaite attentif.
Celui-ci reprit la parole, mais s’abstint, pour le moment, de commenter les images qui tournaient en arrière plan. Notre ami avait beau l’écouter attentivement, pour ne rien rater du sujet de la séance, il ne comprit pas tout ce que ce chef de clan disait. Under… ah oui, un de ces films sur les vampires, loup-garous, … y avait-il une raison pour qu’il glisse ce genre référence à cet instant ? Sur quoi reposait le fait de ne pas se voiler la face ? … Bref, peu importe, ce n’était pas le principal du sujet.

D’une voix tonitruante et presque trop théâtrale, le seigneur Shidara annonça l’heure du premier vote. Ne pouvant s’empêcher de trouver que celui-ci se donnait un peu en spectacle, ce cher monsieur Galardi failli lever un sourcil, mais se contenta de tendre l’oreille à ce que le plus ancien du sénat aller leur proposer.
Il le fit. Il commença à parler des conséquences à venir et de ce que leur communauté pourrait choisir de faire face à cela, quand les portes du sénat s’ouvrirent sur une femme. Elle était seule. On aurait pu dire que sa tenue était démodée, comme si celle qui la portait s’était trompé de siècle, mais elle était assez belle, elle et son style vestimentaire, pour que cela ne jure même pas dans le décor. Tiens donc, Yesfir Vasilisa Nikolaievna Izbranova. Elle avait donc daigné se joindre à eux… tardivement. Ce manque sur les horaires et le fait qu’elle salue deux trois personnes ici et là, sans même s’excuser de son retard ou de son interruption, fit que malgré sa grâce et son joli minois, Sergio l’avait déjà dans le nez. Et ce, sans prendre la réputation du clan Izbranov en compte.
Il la suivit donc du regard quelques secondes et revint sur ce que disait le chef du clan nippon, sans plus se préoccuper d’elle.

Cela faisait quelques temps que les Di Altiero avaient pris pour alliés la meute de lycans Hirano. Lui-même avait rencontré leur alpha une seule et unique fois, n’étant pas régulièrement au Japon et de retour depuis la veille au soir. Cependant, il avait échangé avec eux de plus nombreuses fois, le temps que cette alliance ne se décide. Sur le coup, il ne s’y était pas attendu, mais ce genre de choses était loin de lui poser problème et puis il avait confiance en Alessio. Ils étaient particulièrement touchés par cette histoire car Asuna Hirano avait elle-même été mordue par un lycan infecté. Depuis, rien n’était arrivé de son côté, c’était pour ainsi dire comme s’il ne s’était rien passé. Alors, le fait de pouvoir savoir si oui ou non elle était immunisé contre ce mal ou si elle était actuellement une bombe à retardement, c’était une grande question.
En tout cas, concernant la discussion d’aujourd’hui, ’il était heureux d’être né dans une famille de rang B, la prise de décision sur des sujets de ce genre ne tenaient pas à lui, surtout si Alessio était là. Si vote il y avait, il soutiendrait celui du seigneur Di Altiero, mais ne s’éterniserait pas sur son avis personnel, sauf si on le lui demandait.
Mais en gros, qu’en pensait-il ? Oui, il est possible que ce mal nous éclaire sur eux et oui, cela pourrait nous mener à un génocide. Mais arriver au génocide d’une espèce sans essayer autre chose auparavant ? Evidemment que non, ils n’étaient pas aussi sanguinaires que certains humains, … n’est ce pas ? Tout du moins, pas tous … Mais avant d’arriver à cette extrémité, combien d’autres espèces risquaient d’y passer ? Leurs victimes humaines s’entassaient déjà et il ne serait pas si étonnant que les vampires deviennent aussi leurs proies. Certes, il ne connaissait pas de lycans et ne se préoccupait pas réellement de leur existence, mais il n’était pas un monstre à vouloir exterminer une espèce sous excuse qu’elle était dangereuse pour sa survie. Alors non, il n’en profiterait pas pour aider à ce génocide. D’ailleurs, il ne s’en faisait pas, jamais son Alessio ne voterait en faveur d’une telle absurdité.
Ne s’étant donc penché sur leur sujet que récemment avec son ami, il n’avait tiré aucune conclusion sur ce qu’était ce mal qui rongeait les lycans, aucune info, donc aucun avis. Point. Regardant scolairement ce que montrait Metuselah Shidara, il apprenait ici même que l’hypothèse de la dégénérescence était plus ou moins écartée. Le seul fait presque avéré, était que cela ne semblait toucher que les lycans, il était d’accord sur ce point mais n’en savait pas plus. Donc, devait-on laisser les choses se faire ? Non, puisque, pour revenir à la réponse précédente, si cela n’était pas stoppé rapidement, plus d’une race serait gravement touchée.

Il était pleinement à ces réflexions lorsque sans transition, le vidéoprojecteur afficha l’image d’un hunter dont le visage ne lui était pas inconnu mais dont le nom lui échappait. Quelle était cette … ah, donc nouvelle théorie sur le fait que ce “mal” aurait été créé par eux… Pourquoi pas ? Mais les hunters s’intéressaient-ils présentement aux lycans ? Il n’en savait rien, ce qui ne manquait pas de l’exacerber. Ou alors, avaient-ils créé un virus qui n’était pas destiné à cette race ? En tout cas, le fait que Shidara semble se moquer du fait qu’ils auraient perdu le contrôle de leur création l’aurait presque fait sourire … surtout qu’il conjecturait sur ce qui n’était qu’une théorie … Il poussa un soupire à peine audible et manqua d’en laisser échapper un second quand le chef de clan continua dans ces références sans intérêt ici. ais sa dernière phrase le laissa dans le flou. Qui proposait-il d’aider réellement ? Les lycans face aux hunters - ou à un soit-disant hunter extérieur ? Auquel cas, qu’il soit hunter ou non, cela n’avait aucune importance.

C’était donc au tour de l’assemblée de prendre la parole, notre homme attendait de voir qui se lancerait en premier.
Ce fut dame Izbranova, à peine installée dans son alcôve, elle se relevait pour prendre la parole. Son discours laissa sieur Galardi circonspect. Oui, il faudrait envisager d’en apprendre plus sur eux et oui, il s’agissait d’être vivants, certes créés en laboratoire, mais qu’elle mette en avant qu’ils ne soient “que” des expériences lui fit hausser un sourcil. C’est comme s’il s’était senti transporté par ses premiers mots et qu’il avait subi un descente aux enfers ensuite … Perturbante cette Izbranova. A cause de ceci, il perdit quelque peu sa concentration et manqua le contenu de la suite du discours de la dame.Il s’ne voulut quelque peu, mais reconnecta au moment où elle mettait en avant qu’il n’était pas judicieux de tous les enfermer au même endroit. Non, certes non. Mais même pour cela, il faudrait déjà s’aventurer à les attraper.

Il n’avait pas vraiment besoin de voir le visage d’Alessio pour connaître ses sentiments face à tout cela, ni même ses expressions. Il pourrait même se permettre de dire qu’il le connaissait par coeur. Alors, quand celui-ci se passa une main dans la nuque, comme pour essayer d’effacer la tension qui était monté en lui lors de ces dernières minutes, il comprit aussi qu’il essayait de reprendre calme et contenance pour la suite. Suite qui ne tarda pas à arriver, quand celui-ci se décida à prendre la parole à son tour.
Sergio retint un sourire, fier de voir Alessio utiliser des mots si bien choisis. Il était on ne peut plus d’accord avec lui, il n’y avait qu’une seule solution “viable sur le long terme” dans ces trois propositions. Mais effectivement, Yesfir Izbranova l’ayant déjà souligné, prêter main forte aux lycans, si la solution était retenue, n’allait pas être chose aisée. Al’ avait bien fait de remettre ça en avant.
Mais il vit aussi venir le fait que son chef allait se lancer quelque chose d’encore plus grand. De la manière dont il s’était redressé dans son siège et s’était posé sérieusement, penché un peu en avant, prêt à en découdre. Qu’allait-il faire ? Encore une fois, la réponse ne se fit pas attendre, Alessio contre-attaqua sur ce qui était le point faible de ceux de leur race : l’orgueil. Aux yeux de Sergio, c’était bien ce qui mettait en péril leurs relations et affaires communes. Chacun avait son avis et avait l’habitude que tout le monde l’accepte sans protester. Alors quand quelques fois par an, ils se trouvaient dans un hémicycle de ce genre, où les autres chefs de clan pouvaient se présenter où la parole de n’importe quel sénateur pouvait avoir du poids, c’était difficile à supporter. Alors oui, les vampires avaient du mal à se coordonner. Mais … Al’ … était-ce vraiment le moment de parler de tout ça ? C’était sur ce seul point que son ami ne le suivait pas entièrement, ah et puis sa manière de les provoquer. Tous n’avaient pas encore donné leur idée et il partait déjà sur le constat qu’ils n’allaient pas arriver à faire oeuvre commune, ce n’était pas la meilleure approche à avoir, mais … finalement, c’était tout de même intéressant sur un point : sieur Galardi observa la réaction de chacun des têtes de clan et y vit beaucoup de réactions, plus ou moins dissimulées, mais remarqua surtout que son maître avait mis dans le mile. A l’expression de plusieurs d’entre eux, il était clair qu’ils approuvaient parfaitement ce qu’il disait. restait, qu’il aurait bien aimé être doué de télépathie pour lui dire de, tout de même, calmer un peu le jeu, mais il allait bien s’en sortir sans lui …
Mais qu’importe, pour revenir au sujet, il avait totalement raison sur le fait que s’ils se réunissaient aujourd’hui pour prendre une décision ou au moins se tenir tous au courant de ce qu’il se passait et du choix de chacun, selon la conclusion validée, il allait falloir y aller prudemment avec tous les acteurs qui entraient en jeu. Ce n’était pas la solution de facilité, mais peut-être la plus prudente quand même sur le long terme.

Ce fut au tour de Rosalie Archet de prendre la parole et le début de son discours n’étonna pas notre homme. Il avait bien repéré son changement d’attitude lors du temps de parole d’Alessio. Cette femme était intéressante. Le fait qu’elle énonçait à cet instant ce qu’il avait pensé en écoutant son ami de toujours, n’y était peut-être pas pour rien dans l’observation qu’il venait de se faire.
Il écouta avec attention la suite de son discours et approuva sa conclusion face aux chevaliers de l’ombre. Même au sein de leur propre race, les vampires ne se faisaient pas confiance entre eux, alors comment demander à des personnes extérieures d’accepter de l’aide de la part de gens si peu fiables. Il y avait toujours un temps pour faire des concessions si le but engagé était le même et le travail fait de manière complémentaire, mais il est difficile de fermer les yeux sur tout. D’ailleurs, en parlant de ça, la façon avec laquelle elle ignorait les railleries, que certains se permettaient de faire alors que quelqu’un était en train de parler, était excellente.
La personne suivante attendit au moins qu’elle ait fini de parler pour lui retourner ses reproches et, qui plus est, avait le courage d’affronter cette level D. Sergio comprenait le reproche qui était fait aux Dwight Hodgkin, concernant le fait que même s’ils étaient très souvent représentés au sénat, leur chef de clan n’avait jamais fait l’effort de venir personnellement. Tout le monde, il fallait avouer que lui aussi, était un peu curieux de rencontrer cet homme.

Et il ne s’attendait clairement pas à ce que ce soit le cas en ce jour.

A peine Rosalie Archet prononçait ces mots que les portes de la salle s’ouvrir en un grand battement. Celui qui venait de les ouvrir si violemment était un homme d’un autre temps. Physiquement, c’était un vrai cowboy, il en avait tout l’accoutrement et notre homme apprit quelques instants plus tard qu’il en avait aussi le caractère. Il descendit l’escalier sous le regard médusé ou ébahi de la plupart des vampires présents, laissant cliqueter les éperons de ses chaussures à chaque marche. Une fois sa stupeur passée, le bras droit de Di Altiero senti une pointe d’énervement monter. A quoi bon porter des éperons à cette époque ? Sa seule excuse potentiellement valable aurait été d’avoir été sortit promptement de son haras où il était en train de monter son pur sang. C’était exaspérant.
Mais Sergio garda ses réflexions pour lui lorsqu’il remarqua que cet énergumène saluait respectueusement son chef de clan. Tiens donc, avait-il entendu le discours d’Alessio ? Ou avait-il entendu parler de lui en bien ? L’homme ne put s’empêcher de tourner son regard en direction de Rosalie Archet, qui ne semblait, elle, nullement surprise par l’arrivée de son maître. Comme elle l’avait annoncé.

Ce nouvel arrivant n’aurait pas eu besoin de se présenter, tout le monde ayant compris qui il était, tout du moins sûrement, il le fit quand même, de manière encore une fois peu commune. Mais lorsqu’il envoya une légère pique à Metuselah Shidara, Sergio fut tellement pris du court qu’il failli pouffer de rire. Non, sérieusement, ça ne lui ressemblait pas là.
Mais … son lycan ? Les Dwight Hodgkin contrôlaient des lycans ? C’était un peu trop surprenant… Sa curiosité piquée à vif, il se fit très attentif sur la suite des événements. Malheureusement, il le déçu assez rapidement, lorsqu’il joua le jeu du maître Shidara en tonitruant de manière théâtrale. Enfin, après tout son discours l’intriguait encore beaucoup trop pour que Sergio ne perde sa concentration.
Sur un signe de Bradley Dwight Hodgkin, le lycan fit son apparition. Bien qu’il n’ait rencontré que peu de lycans, notre homme savait parfaitement qu’il n’était pas dans un état normal. Observant la bête, ainsi que ses conditions de détention, le regard grave, Sergio ne savait que penser. Cet homme avait capturé un lycan infecté, bon sang. Et lui-même probablement.
Le cowboy reprit la parole, encore une fois de façon beaucoup trop exubérante, prouvant qu’il se tenait au courant de l’affaire dans les moindres détails et surprit tout le monde en annonçant qu’il avait capturé cet individu en amérique.
Alors, nous en étions déjà là… La situation allait être catastrophique.

Pour que ce lycan se retrouve sur les terres du seigneur américain, c’est que soit ce mal avait éclos à plusieurs endroits sur la planète, donc probablement intentionnellement, soit que ce loup-garou avait passé les frontières de manière totalement invisible, ce qui présageait qu’il avait eu le temps de se faire mordre au Japon, de quitter le pays et d’arriver en amérique avant qu’il ne devienne incontrôlable.

Ce monsieur Galardi fut tiré de ses pensées par le rire sardonique de chef de clan américain. Et il continuait dans sa folie … Toujours autant exaspéré, il espérait secrètement que s’il devait avoir un contact direct avec lui, il arriverait à garder son calme et son intégrité. Rester professionnel était difficile parfois.
Finalement, des élucubrations de Bradley Dwight Hodgkin, il ne retint que le fait qu’il venait clairement de chercher à s’imposer sur tous les autres chefs de famille, en tout cas, sur ce sujet. Il voulait donc s’occuper du problème lycan et menaçait ceux qui n’iraient pas dans son sens.
Mais dans quel sens ? L’avait-il expliqué ? De quelle façon pensait-il s’occuper de ce problème ? Avait-il tant d’a priori sur ce personnage qu’il n’avait pas compris ce que celui-ci avait proposé ? Enfin, “proposé” est un bien grand mot …

Il ne s’expliqua pas plus, puis après avoir fait signe à ses hommes, il disparut peu de temps après eux. Sergio avait cru déceler que son regard s’était posé sur une personne en particulier avant ça, mais il n’avait pas retenu de qui il s’agissait, trop intrigué par le fait que Metuselah Shidara venait de lancer quelque chose au vampire prêt à partir.
C’était irresponsable. Arriver comme ça, lâcher sa bombe et repartir. C’était comme cela qu’il pensait tenir les autres clans ? Après, quelque chose perturbait Sergio depuis tout à l’heure. Bradley Dwight Hodgkin avait fini par se montrer… C’était un événement assez important pour qu’il finisse par se poser la question : pourquoi maintenant ? Parce que son clan pouvait être en danger ?

La salle était sans dessus dessous. C’était un tel brouhaha qu’il en avait presque mal à la tête. Après tant de remue ménage, Sergio s’attendait presque que son ami et chef de clan se tourne vers lui pour en parler. Mais ce n’était pas le moment, il ne fallait pas se laisser perturber de cette façon. Certes, les informations que ce vampire haut placé nous ramenait étaient sans précédent, mais il fallait justement pouvoir en reparler calmement maintenant.
Attendant que le calme revienne, il prit le temps de poursuivre ses notes. Il y avait trop de choses à retenir, les regards étaient aussi importants que les mots et il lui fallait bien retenir de quelle façon chacun réagissait, pour réussir à distinguer les potentiels alliés. Et puis, il ne voulait pas oublier non plus ses propres hypothèses, formulées sur le coup, mais qu’il risquait d’oublier avec cette agitation.
Il était à son écriture lorsque Alessio se tourna vers lui, sûrement après une mûre réflexion. Il leva la tête et posa son crayon.

"Qu'est-ce que tu penses des informations que Dwight Hodgkin vient d'apporter ?"

"Je ne mettrais pas sa parole en doute, c'est juste que nous n'avions pas conscience de la gravité de la situation. Nous n'avons pas réagi à temps, la situation nous a totalement échappé. "

Al’ opina, l’air sérieux et concentré.

"Et que penses-tu de ... la condition de détention de l'infecté ?"

“Très dures. Ce ne sont pas des conditions, justement, mais avait-il le choix ? Je ne sais pas. Leurs capacités de régénération dépassent peut être les espérances de base. "

En réalité, il en avait eu mal pour lui, mais ce n’était pas le sujet à développer.
Alessio hocha à nouveau la tête et se tourna à nouveau de l’autre sens pour suivre Junya Ryan qui reprenait en main la situation.

"On en parlera de toute façon à la fin de cette session."

Ce fut à son tour d’acquiescer aux paroles de son ami, qu’il aimait appeler son “frère”, mais seulement lorsqu’ils étaient en privé. Il ne s’attendait pas forcément à ce qu’il lui pose cette question en second, ça ne l’étonnait pas qu’Alessio se préoccupe de ça, mais s’attendait plus à ce qu’il lui demande son avis sur le chef de clan américain et son “plan”.
Il se tourna lui aussi vers le chef du clan Backloy Ryan. Celui-ci n’eut pas trop de difficulté à ramener le calme, il en profita donc pour recentrer la situation et donner son avis sur la situation.
Son intervention fut tout aussi intéressante que celle de celui qui l’avait précédé dans ce débat, quoique moins spectaculaire, c’était sûr, mais beaucoup plus à son goût. Il n’avait que très peu d’informations sur ce nouveau groupuscule mais avait effectivement entendu dire que ce clan vampirique avant fait une alliance avec eux, sans en connaître les aboutissants, mais il apprenait à l’instant que certains d’entre eux avaient rejoint les rangs des chevaliers.
Il suivait les informations que leur livrait Junya Ryan tout en suivant le jeu de regards. Un mot arriva d’ailleurs à Alessio par le biais d’un serviteur, l’expéditeur étant apparemment la personne qu’ils écoutaient en ce moment même. Il était clair qu’une alliance se pressentait. Mais pour revenir au sujet, Sergio se remit à écrire, commençant à dessiner certains plans. Il serait difficile de proposer leur aide à l’ensemble des lycans, ceux-ci n’étant pas organisés comme eux, mais grâce à la meute Hirano, il avaient déjà un moyen de toucher du monde. Du côté de ce groupe de hunters, il y avait donc possibilité de travailler avec eux, mais ce sujet ne serait donc pas une cause de rassemblement général des clans vampiriques derrière une bannière commune. Mais il était très intéressant d’entendre parler de Aaren Hermansson par quelqu’un qui le côtoyait.
Il était d’ailleurs clair que le clan Backloy Ryan avait déjà bien avancé sur cette question lycane et en coopération avec les Chevaliers sûrement. Il avait sagement attendu de pouvoir voir son tour de parole, ce qui était légitime et commençait doucement à leur prouver que certains questions avaient déjà plus ou moins une réponse, grâce à ceux qui n’avaient pas attendu une si grande réunion pour passer à l’acte. Il avait déjà pensé à tellement de détails que notre homme était impressionné. Ils n’avaient pas chômé et surtout, leur conduite face aux conditions de recherche étaient justes.

Il aurait été dommage de rater une pareille séance. Jamais le sénat n’avait été aussi remué. Tout du moins, pas depuis qu’il le fréquentait.
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Vampire Level A - Chef du clan Shidara
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Metuselah Shidara
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MessageSujet: Re: Les Sept Dracula   Ven 26 Oct 2018 - 3:30



    Arquant un sourcil, Metuselah reçut l'arrivée de la russe avec un petit sourire en coin et une petite révérence de la ou il se tenait, sans se démonter. Venir en interrompant un vis-à-vis était certes malpoli, mais cela traduisait bien le manque de respect que certains avaient pour ce Sénat .
    Il ne s'était pas donné la peine de répondre à Ryan. Oh, bien sur, il aurait pu partir dans un débat de plusieurs heures sur pourquoi c'était une idée de merde et que son organisation était mal faite, mais pourquoi faire ? Il savait très bien comment il était vu dans ce bas-monde de la nuit, et s'épandre la-dessus n'aurait fait que les réconforter dans leurs choix. Surtout dans le cas de certaines familles. Ironiquement, il savait que le Manheneïm était sans doute le plus ouvert à son sujet, bien que les raisons en soient encore inconnu. Pour l'instant, du moins. Un vampire aussi tolérant que ce dernier devait bien avoir une ou deux places pour lui, non ?

    Ce fut toutefois avec un sourire poli envers la Ibranov qu'il la laissa parler. Ce n'était pas qu'il savait déjà son jugement sur la question, mais plus que il l'avait estimé. Plutôt correctement. Elle avait eu ce même genre de... suggestions quand il avait été suggéré de concevoir les bêtes.
    Teintés d'innocences.
    Un vieux sage avait dit un jour que le Diable se drapait toujours du voile de la Sainteté. Ironiquement, la Ibranov, avec sa blancheur immaculée et son innocence apparente, incarnait à la perfection se proverbe. Et à voir les regards qu'elle s'attirait, il était plutôt clair que personne n'était dupe. Lui encore moins.
    Au départ, il était vrai, il l'avait apprécié. Le travail avec les lycans l'avait forcé à converser avec elle assez souvent, mais fort étrangement, son intérêt pour elle avait … diminué avec le temps. Elle n'était pas encore au zéro absolu, mais la Ibranov était tellement souvent dans son pays que cela avoisinait la température de son pays.
    Au moins avait-elle comme toujours la décence de viser les petits points dérangeants, ce qui le forcerait à brûler deux-trois étapes dans sa présentation.
    Sigh.

    En revanche, il ne s'attendait pas à ce que l'un des plus jeunes chefs de clan soit aussi un des premiers à se jeter dans la mêlée. Alessio von Altiero.
    Son premier jugement paraissait correct. Intéressant, presque mignon dans ses considérations. Mais il voyait parfaitement ou le doyen voulait en venir. Une bonne chose . L'homme d'albâtre se permit un sourire en coin, presque amusé de le voir suivre le mode de pensée qu'il avait lui-même mit en place. Dire tout haut ce que le vampire avait voulu qu'ils pensent tous tout bas, c'était d'une certaine propreté, il fallait le reconnaître.
    A un détail prêt.
    Un nouveau plan germa dans on esprit. Un nouveau geste, une future action.
    Et Jess serait en plein dedans. Cela promettait d'être TRES amusant.
    Ce qu'avait dit le jeune roux méritait qu'il s'y attarde. Pire, qu'il s'y penche.
    Même si, au fond de lui, il eut un petit pincement au cœur.
    Sale gosse .

    Ironiquement, les deux personnes avec lui ne dirent rien. Surtout Jessica. C'était surprenant. Il l'avait connu largement plus... loquace. Ainsi donc, son chef de clan était capable de la faire taire ?
    Fabuleux. Une information à noter dans le coin de sa tête.

    En revanche, il n'avait pas prévu la prochaine véritable intervention. Rosalie Archet.
    Au fur et à mesure qu'elle parla, le regard sur elle changea. Jusque-la, dans les différentes réunions, il n'avait prêté que peu d'attention à cette jeunette.
    Il réalisa que le chef des Dwight Hodgking avait attrapé une perle rare, que, il dut être forcé de l'admettre, il aurait aimé avoir dans son camps. Son avis se révélait... de façon surprenante, très à-priori. Et c'était fort agréable.
    De voit une rang D moucher une grande partie des membres du Sénat aussi, c'était TRES agréable. Indéniablement. Et elle était la seule , il le réaliserait avec les prochains, à avoir dénoter les raisons de Metuselah Shidara.
    Probablement même sans le réaliser.
    Des gloussements retentirent. Shidara l'écouta.
    Religieusement.
    Une seule pensée résuma ce qu'il pensait de la jeune femme, la seconde avant que les portes ne s'ouvrent de nouveau.


    *félicitation, petite...*

    Elle avait gagné le droit qu'il se souvienne de son nom, et en un seul exposé. Chapeau.
    D'ailleurs à propose de chapeau...

    Comment résumer. C'était assez comique. De son point de vue. Un colosse cow-boy qui rentre comme une tornade et saccage la Scène du sénat. Et après, on allait lui faire croire que c'était une solution stable. Allons, les gens se plaignaient de lui, mais ce... comment résumer...
    Cet homme d'une simplicité fort agréable venait de rentabiliser ses convictions.
    Fan-ta-sti-que.

    Toutefois, il dut reconnaître que l'espace d'un instant, il n'était pas très sur de la raison de sa présence. Malgré toute sa folie, Bradley Dwight Hodgking était la dernière personne qu'il voudrait affronter sur cette terre. Tout simplement parce que malgré la victoire pyrrhique que cela engendrerait, ce dernier n'aurait pas l'ombre d'une hésitation, quelque soit les conséquences. Un homme qui suivait son but à la lettre.
    La Ibranov était facile à gêrer. Le Von Altiero, trop jeune. Le Reizel serait enfermé par son égo , et le Ryan par son intelligence. Le Manheneïm était empli de compassion.
    Tous avaient des leviers sur lequel Metuselah pouvait appuyer, au minimum pour leur retirer ce qu'ils avaient de précieux avant de mourir . Au maximum, il pouvait se battre à eux sur un pied d'égalité et espérer gagner. En considérant qu'ils auraient de quoi répondre à ses leviers.
    Mais pas le Dwight Hodgking. Si cet homme voulait lui faire sauter la caboche, même si le vampire tenait son clan entier entre ses mains, et l’humiliait, ou même le rendait humain par miracle scientifique, Bradley n'hésiterait pas un seul instant.
    Pourquoi y penser maintenant ?
    Parce que très honnêtement, avoir cette racaille le surplomber de sa taille et prêt a lui exploser le crane si Metuselah esquissait un geste encourageait à se tenir tranquille. Et il savait le cow-boy chaud bouillant malgré son âge avancé.
    Le pire type d'adversaire pour lui.
    Une simple question d'affinité. Tout bêtement. Le type en face n'était pas un idiot. Mais il savait se passer de son cerveau quand c'était nécessaire. Une force que lui n'avait pas.

    Il se tut donc, même si il ne put s'empêcher de garder son sourire.
    Au final, ce n'était pas si grave ? L'intervention du chef d'Amerique servait son plan, il ne voyait nul raison d'intervenir.
    Et disons même plus, quand il vit la bestiole en cage, une étrange lueur s'alluma dans les yeux du doyen.
    Une lueur qui était loin, très loin d'être joyeuse.
    Une lueur mauvaise. L'espace d'un instant, dominé par un sentiment qu'il avait tenté de caché, et dissimulé par le titan qui gueulait à l'assemblée, il grinça des dents.
    Il lui fallu un immense effort pour reprendre contrôle de soit et reprendre son sempiternel sourire. Juste à temps.
    Toutefois, chacune des paroles de Bradley , il les avait entendu.
    Alors c'était ça.

    Comme s'éveillant d'un long rêve, Metuselah Shidara se calma perceptiblement et se détendit.
    Tout faisait sens à présent.
    Alors que le colosse faisait demi-tour, emportant sa créature, le Shidara sortit une clé usb de sa poche, la brancha, fit deux-trois manipulations rapides avant de la retirer, puis de l'envoyer vers l'homme qui partait d'un geste sec, avec un murmure.
    Il pouvait murmurer. Il savait qu'il l'entendrait. Ce... supervampire sans cape.


    En remerciement...

    Merci de quoi ?
    Seul lui le savait.

    Toutefois, il n'eut pas le temps de soupirer que le Ryan se levait pour prendre la parole. Dommage, il aurait bien pousser son petit soupir de circonstance. Enfin.
    En revanche, le sujet le surprit un peu plus.
    Il n'était apparemment pas le seul à avoir réussit à saisir le soucis, et à avoir commencer à l'étudier.
    Bon. Cela, en soit, il devait s'y attendre.
    De là à se faire traiter d'idéaliste...

    Sous le choc, il arrêta de sourire, et un autre sentiment se peignit sur son visage.
    De la surprise.
    Un sentiment des plus sincères.
    … Idéaliste, lui ?

    La simple mention était tellement surprenante que cela lui avait cloué le bec. Il s'était attendu à tout. Monstre, vicelard, faux dieux, vampire à la manque, sous-race, et d'autres insultes de ce genre, certains traitant même de son quotient intellectuel.
    Il avait été prêt à tous les recevoir.
    Mais pas à ça.
    Bordel, puis venant du Ryan en plus. C'était presque choquant.
    Toutefois, il semblerait que cela soit le dernier à se manifester, et que le Maître de Cérémonie ne daigne pas encore intervenir.

    Bien malgré lui, Metuselah pouffa.
    C'était purement involontaire.


    ... Idéaliste ?

    C'était une blague, forcément .
    La simple pensée de se voir idéaliste … avait un coté trop troublant pour lui.
    Comment quelqu'un avait-il pu le voir ainsi ?

    Avec un air enjouée, il prit la parole à son tour. Tant de questions, tant de réponses, tant de flous.
    C'était à lui de jouer.


    Mes excuses pour mon hilarité, Lord Ryan. La surprise a m'a prit aussi puissamment que Lord Hodgkin.

    J'espérait garder cela pour le deuxième vote, mais soit...


    Avec son sourire redevenu stable, malgré un petit rictus dans le coté droit de sa mâchoire involontaire, il prit une grande inspiration.
    Appuya sur un bouton.
    Derrière lui, des composants chimiques et des schémas moléculaires s'affichèrent, chacun définit par leurs noms, certains dotés d'inconnus, d'autres encore avec des lignes dans une langue trop ancienne pour être encore parlée -des notions de grecs et de latins se perdant ensemble


    Voici la cellule d'un lycan. Ses composants théoriques, du moins. Certaines inconnus du génomes demeurent, notamment l'échelle de leurs régénérations par exemple, mais c'est ainsi que, lors de leurs créations, je suis parvenu à résumer l'état de fait de leurs constitutions cellulaires.
    L'ensemble, jusque-la, c'était avéré correct. De fait, j'aurai préféré garder cela pour moi... Secret scientifique, comme qui dirait.

    Bien. Maintenant je requiers toutes votre attention. Je vais compléter les dires de mon vis-à-vis.


    Le ton de Metuselah changea. Sa posture et ses traits également.
    Son regard se durcit. Son ton devint glaciale, pareil aux pôles, et son sourire disparut.
    Ça lui trouait vraiment le cul de dévoiler cela. Mais avait-il le choix ?
    Bien sur qu'il avait le choix.
    Le pourquoi il l'avait fait , en revanche, c'était à eux de le découvrir.


    Certains de ces composants sont uniques aux lycans. Lord Ryan dit vrai. Un virus les touche. Ce virus se pose sur des composants dont seuls les lycans ont dans leurs corps. La régénération n'est ainsi pas touchée en premier lieu, car elle est dans l'essence proche des Méduses dans leur constitutions moléculaires, ce qui ne leur retire en rien cette avantage.

    En revanche, une fois déposée, ce virus se répands. Quand un organisme est détruit, il le... remplace, si je puis utiliser ce terme ? Ce multipliant quasiment à l'infini. Une fois installée, même la régénération si puissante des lycans peut être affectée, réduisant son efficacité sans la supprimer définitivement.


    Aec ce même regard, il fixa Junya Ryan. Bien qu'il s'adressa à lui de l'extérieur, ses paroles résonnèrent dans toute la salle.
    Et elle semblait être devenu particulièrement sombre.
    Tout cela lui déplaisait fortement, d'une façon ou d'une autre.


    Ce virus, Lord Ryan, a ces symptômes car il prend son installation première dans le cerveau. Sa virulence et son … exploitation ne semblent avoir accès que quand certaines parties se détruisent, hors les neurones sont les composants corporelles qui se détruisent le plus aisément.
    De ce fait, quand un lycan en arrive au stade ou il n'en peut plus, il s'autodétruit, sans pouvoir en périr... pour l'instant.

    Je ne vous ferais pas de dessin du résultat, Lord Dwight Hodgkin en a fait un à ma place...


    Il n'en avait toutefois pas finit. Pas tout à fait. De base il devait résumer pour les derniers de classes, et il devait mettre au point un dernier détail.
    Léger détail, vraiment.


    Je vais résumer le fait en peu de mot : le virus remplace le corps du Lycan qui est maintenu en vie. Et cela n'affecte QUE les lycans, s'accrochant a des composants qui leurs sont moléculairement uniques... au début.

    Un principe qui pourrait nous toucher  à long terme, il suffirait d'adapter la toxine pour s'accrocher à nous.

    Toxine dont , ne vous en déplaise dans mes plans démoniaques dans vos esprits enfantins, je n'ai PAS l'antidote. De fait, je n'ai même pas eu la chance de notre cow-boy surhumain d'avoir un contaminé sous la main pour l'ouv... l'ausculter.

    Et comme je doute que dans votre magnifique plan de quarantaine pour certains, vous prévoyez une place pour mon clan, ce que je puis comprendre, je n'aurai même pas a me donner ce mal.

    Autant vous donner mes clés.


    Un sourire finit par réapparaître sur ses lèvres. Malheureusement, ce sourire n'avait pas de coeur.
    Une question demeurait en suspens, il le savait.

    Était-ce de sa faute ?
    Ou même celle de la Yesfir?
    [/justify]




"la famille est la plus grande ennemie qui soit. c'est pour cela qu'on la garde à ses côtés..."
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