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Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2



 
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 Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018

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Lycan Alpha - Meute Taena-Lacroix
Anzu Taena
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeLun 4 Nov 2019 - 21:35
La patience arrivait au bout de ses limites. Elle n'obtenait pas la réponse qu'elle souhaitait, que ce soit un oui ou un non, cette femme restait obnubilée par sa boutique. Mais Anzu se fichait éperdument de ce souhait, ce qu'elle réclamait, était avant tout une réponse claire et précise. Non. Oui. En quoi était-ce si compliqué ?

Toutefois, dans sa panique, elle paraissait assez sincère concernant son ignorance au sujet des lycans. Mais était-elle jouée ou véritable ? La louve commençait à tapoter des doigts nerveusement sur la table pendant qu'elle s'accoudait sur le dossier de son siège. Elle la fixait farouchement, comme pour lui intimer de ne surtout pas lui mentir sous peine de représailles. Et le plus désarçonnant était cette attitude de la marchande qui lui affirmait catégoriquement qu'on ne pourrait pas la protéger, même pas quelqu'un comme elle. Mais dans ces yeux, la lycane décelait cette attitude d'un petit chat coincé entre quatre murs, incapable de se défendre mais assez hystérique pour sortir les griffes.

Nerveusement, Anzu jura quelques mots impolis indescriptibles en marmonnant. Ce n'était pas possible. Où était le problème finalement ? Elle-même s'y perdait dans toute cette mascarade. La protéger de ceux qui l'embauchaient pour nuire à ses congénères ou alors parlait-elle d'autres choses complètement sans relation ? L'alpha heurtait un mur qui ne voulait pas céder malgré ses tentatives vaines de lui extraire cette saleté de vérité ou tout du moins, un fragment de réponse. Rien n'y faisait.

Ses doigts tapotaient frénétiquement le bois de la table, pendant qu'elle se contenait de ne pas y fracasser son poing. D'autant plus quand la commerciale se mit à pleurer son désespoir dans une supplique impuissante. Ils ? Mais qui, QUI ? L'impatience commençait dangereusement à faire vriller la cliente qui, d'un mouvement brusque, éclata ses deux paumes sur la surface de la table tout en se levant d'un bond.

-Mais de qui vous me parlez à la fin ? Clama t-elle en haussant le ton, dépassée par le mutisme de l'individu qui se tenait en face d'elle.

Soit elle en disait trop, soit pas assez, mais dans l'évidence, les mots prononcés avec peine ne lui suffisaient pas. Sa bouche s'ouvrit à nouveau dans l'optique de lui jeter une autre menace au visage mais quelque chose d'étrange se produisit. Les fioles qu'elle tenait pourtant dans la main lui échappèrent et s'écrasèrent sur le sol. Une volute colorée se dérobait dans un petit tourbillon et lui remontait jusqu'aux narines. Par surprise, elle effectua un mouvement de recul par simple réflexe, même si elle savait pertinemment que la chimie volatile avait eu tôt fait d'être ingéré par son organisme. Mais elle ne ressentit rien de particulier. Puis, dans cette même action, un bruit, comme des mini secousses, se profilait à son écoute. Sa tête pivota lentement sur le côté pour témoigner de cette démonstration pour le moins... Déconcertant.

-Mais qu'est ce que...

Ses sourcils se fléchirent, largement interrogative par cette manifestation au delà du réel. Pourtant, son odorat ne l'avait averti d'aucun vampire dans les parages. Le sol n'avait pas tremblé non plus. Ses yeux bleus pivotèrent alors sur cette jeune femme, dont le corps continuait de trembler inlassablement. Son museau cherchait à identifier qui pouvait être réellement cette personne mais aucune explication potentielle ne lui venait. Ce n'était pas un vampire, pas un lycan, et certainement pas une simple humaine. Mais alors quoi ? Quel être était capable d'un tel enchantement ? Son esprit tentait d'enchaîner des connexions ou des indices qui lui permettrait d'être sur la piste, pendant qu'elle l'observait, toujours avec une forte intrigue.

Potions. Télékinésie... Ils... Mépris...
Anzu comprit, bien que trop tard, que cette femme depuis le début, parlait tout à fait d'autre chose que le sujet intéressé. Mais qui irait jusqu'à lui effacer la mémoire -si il ou elle le pouvait avec sa résistance hors norme- et méprisait assez sa population pour lui faire payer si elle révélait, elle ne savait quel genre d'information ? Tout s'emmêlait dans son esprit, tellement qu'elle avait presque envie de se tirer les cheveux ou de se tirer sans demander son reste.

Mais la pharmacienne avait au moins la certitude d'une chose : elle ne ressemblait en rien à tout ce qu'elle avait croisé jusqu'ici. Un long soupir se proclama du fin fond de ses poumons et elle s'assied de nouveau en face d'elle, les mains jointes.

-Bon. Elle se mit à toussoter pour reprendre un peu les choses en main. Calmez-vous, calmez-vous. J'ai compris. Enfin. En partie. Pour je ne sais quelle raison, vous ne pouvez pas me dire qui vous êtes, sinon, il vous arriverait malheur. Toutefois, vous ne faites en aucun cas parti du plan pour rendre ceux de mon espèce totalement fous. Mais vous auriez au moins pu le dire clairement ou je ne sais pas, me le hurler !

C'est vrai quoi, elle n'aurait pas eu besoin d'en arriver à ces extrémités au moins.

-De ce que je comprends, vous cherchez juste à protéger votre identité. Je ne sais pas trop qui vous êtes, ni ce que vous êtes d'ailleurs. Vous n'avez pas l'odeur d'un vampire, ni d'odeur particulière d'ailleurs. Mais ça me regarde pas. Et je ne chercherais pas à le savoir. Je vous ai assez importuné comme ça.

Quelle grossière erreur. Sérieusement. Elle avait traumatisé cette gérante sous le coup de l'énervement, mais Anzu n'était pas réputée pour sa patience. Machinalement, elle fouilla alors au fond de ses poches de son manteau pour y trouver son porte monnaie. Elle s'empara d'une liasse de billets qu'elle déposa devant elle.

-Gardez la monnaie, c'est pour la gêne occasionnée. Mais si je peux me permettre, ils ont l'air sacrément rude chez vous. Chez les lycans, la solidarité est de mise, même si nos opinions ne se rejoignent pas tellement. On reste soudés.

La louve restait quand même sacrément étonnée de son attitude très craintive vis à vis de ces « personnes » dont elle semblait terrifiée. Ce devait être en rapport avec ce tour de passe-passe auquel elle venait d'assister. Ca l'intriguait et en même temps, la laissait suspicieuse. En tout cas, ces fioles ne contenaient aucun poison, ou alors, pas assez puissant, son métabolisme ne réagissait toujours pas. Peut-être fallait-il quelques jours avant d'en goûter les effets ? Néanmoins, ses doutes s'étaient quelque peu dissipés. Cette pauvre femme était terrorisée par son sort et celui de sa boutique, pour un motif qu'elle ignorait et qu'elle n'était pas prête de connaître.

Mais en soi, rien à voir avec son virus.

-Quelqu'un vous veut du mal ?

Question indiscrète mais elle percevait toute cette angoisse, cette peur, cette... appréhension, chez cette femme. Elle se fit moins virulente, plus douce. Désespérément, cette vendeuse cherchait à se faire discrète, peut-être même de fuir une menace dont les proportions échappaient à la lycane, pour se faire oublier. La question était : pourquoi ? Quelle histoire ?
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeJeu 21 Nov 2019 - 21:13
Elle avait haussé la voix, elle avait frappé contre la table, et ça avait suffi pour que tout vole en éclats.

Elle aurait pu croire que le verre lui avait échappé par simple maladresse. Elle aurait pu croire que ces secousses étaient le fait d'un de ces tremblement de terre qui étaient si fréquents sur le péninsule. Mais si son nez était si sensible ... Peut-être arrivait-elle à sentir que l'air était chargé de magie. Dans d'autres circonstances, j'aurais aimé lui poser quelques questions à ce sujet. Est-ce qu'il y avait une odeur particulière dans l'air ? Était-elle doucereuse et sucrée, comme mes produits, ou plutôt acre comme celle d'un poison ? Ou bien était-ce plutôt un simple sentiment, comme une pression invisible ?

Et puis, quelque chose changea dans l'air. Je relevai légèrement le regard de mes mains qui tremblaient. La dame s'était assise et elle recommença à parler, mais son ton s'était un peu adouci. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui l'a fait changé d'avis ? Qu'est-ce qui l'a convaincu, que je n'étais pas coupable ? Puis, mon regard se posa autour de moi dans la boutique et j'avais ma réponse.

Oh non ... Je m'étais laissé submerger par la panique. Encore. Quelques affaires étaient tombées par terre. Je crois qu'il n'y avait pas trop de casse, par contre. Pas de morceaux de verre. Pas de chaises ou de tables renversées. C'était un soulagement. Je ne voulais pas passer des heures pour tout remettre en ordre et acheter le matériel nécessaire pour remplacer les pots cassés. Surtout, je n'étais pas supposée utiliser la magie devant des civils.

Je serrai légèrement mes mains sur le devant de mon tablier, contrariée et gênée, avant de m'asseoir à mon tour avec un petit soupir. La nouvelle avait raison. J'aurais dû mieux me défendre. Poursuivre la conversation. Mais je n'avais jamais eu la tête sur les épaules. Je ramassai les billets qui m'étaient tendus en me faisant couper dans mes protestations. Elle voulait vraiment payer ? Après ce qui venait de se passer, la plupart des gens seraient repartis en courant.

Mais elle ne pouvait pas en rester là. Comme tout à l'heure, elle bousculait tout sur son passage, elle parlait, sans savoir. Même si je crois que ça partait d'une bonne intention. Un petit rire amer me parcourut. On ne devrait pas poser de questions dont on ne voulait pas entendre la réponse.

« Vraiment ? La solidarité ne s'applique pas aux bâtards d'habitude. Est-ce différent chez vous, ça aussi ? »

C'était sorti sans prévenir, et sans filtre, une insulte qui roulait toujours sur ma langue avec un peu de difficulté. Pourtant, ma voix restait posée, presque trop calme, c'était juste la vérité. Les miens ... Je n'étais pas une des leurs. Pas vraiment.

« Je m'appelle Miriam. Et ... Je vends des bonbons. C'est tout ce que vous avez besoin de savoir. Pour l'instant. »

Je me mordis la lèvre, incertaine. Je ne sais pas si on peut faire confiance aux Chevaliers des Ombres. En quoi étaient-ils différents des chasseurs de tête ? Ma main retomba près de mon coude dans un geste d'autoprotection inconscient et je détournai légèrement le regard. Certaines personnes ne veulent pas recevoir d'aide. D'autres sont tout simplement incapables de voir à quel point ils en ont besoin. Et d'autres encore ne savent pas voir la main tendue.

« Je suis désolée d'avoir réagi comme ça. Vous m'avez fait un peu peur ... Quand les gens sont en colère, ils font du mal aux autres. Mais je vais bien. Tout va bien. »

Qui est-ce que je tentais de convaincre ? Moi ou elle ? Ce n'était pas un non. Ce n'était pas exactement un oui non plus. Qu'avais-je à craindre ? Mon père était en prison. Hmm. Je me doutais bien qu'il en ressortirait, un jour … Plus âgé, et étonné de voir que ses filles n'avaient pas tellement changé, sans doute. Je ne voulais pas penser à ce jour. Il n'aurait pas le droit de quitter l'Angleterre. Il n'aurait pas le droit de nous voir. Il ne saurait jamais où nous étions parties toutes les trois. Je devais y croire, dur comme fer.

« Comme je vous le disais, vous ne pouvez pas faire grand-chose pour m'aider, je le crains. Personne ne peut nous protéger contre nos propres démons. J'espère que vous aimerez les gâteaux, au moins. »

Je lui adressai un petit sourire, timide, mais lumineux. Il y avait au moins une chose dont je pouvais être fière.
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Lycan Alpha - Meute Taena-Lacroix
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeMer 27 Nov 2019 - 19:03
On ne pouvait pas vraiment en conclure que la situation s'était apaisée, malgré la prise de conscience de la jeune lycane. La gérante s'était assise de nouveau, imitant Anzu, bien qu'elle demeure largement crispée en comparaison. Mais malgré cette altercation, la vendeuse s'était mise à s'agiter pour refuser son paiement. Mais la louve ignora totalement ses protestations, parce que finalement, c'était bien la moindre des choses qu'elle puisse faire pour réparer son erreur.

Son ton se montra cependant plus acide, lorsqu'elle commenta sa condition qui fit froncer des sourcils son interlocutrice. Des bâtards ? Est-ce que cela sous-entendait que cette femme frêle en face d'elle était la progéniture de deux races croisées ? Ce mot n'était pas posé là par simple hasard, elle en avait la certitude. Mais de ce qu'elle pouvait saisir de ces propos dont l'amertume tâchait sa langue, était qu'elle devait être certainement méprisée par les siens pour tenir ce genre de discours. Ou bien par les deux mondes entre lesquels elle se situait. Pour dire vrai, elle en avait l'intime conviction.

-On ne peut pas tellement employer ce terme dans notre cas. Notre naissance est issue d'expériences menées à nos dépends, où nos corps d'origine ont été transformés dans le but de devenir ce que nous sommes, des lycans. Nous sommes donc des créations. Certains sont parvenus au stade d'alpha, d'autres, moins développés, sont restés au rang d'omega. Bien évidemment, je ne dis pas que le mépris n'existe pas chez quelques individus. Des Alphas ont pris la grosse tête et se permettent de martyriser leurs congénères et même de transformer des humains en omégas pour grossir leur rang ou pour se venger d'eux. Comme il y a certains omégas qui ne pardonnent pas leur sort à l'Alpha qui leur a imposé ce destin.

Elle marqua une courte pause, la laissant méditer un temps à tout ce qu'elle venait de lui dire. Dans son regard, brillait une lueur plus compatissante à son égard. Elle se demandait à cet instant précis, pourquoi tant de rancoeur semblait habiter ce corps.

-Le contexte est donc très différent. Mais dans sa globalité, les lycans s'entraident et se soutiennent, qu'importe le statut. Après tout, les loups fonctionnent en meute. Une meute a beaucoup plus de poids qu'un élément solitaire. La solidarité est donc de mise, surtout avec les conditions inquiétantes qui sévissent en ville en ce moment, telle une menace qui plane au-dessus de nos têtes.

Elle aurait bien envie d'un thé aux fruits rouges, là tout de suite, mais elle ne souhaitait pas non plus abuser. C'était déjà bien assez. Mais la tension tendait à s'estomper doucement, quand la demoiselle démarra les présentations. Même si au final, elle n'était pas vraiment décidée à en dire davantage, sans pour autant lui fermer la porte. C'était tout à son honneur.

-Enchantée, Miriam-san. Je m'appelle Anzu. Et je pense que vous en savez déjà bien assez à mon sujet.

Un fin sourire s'étira sur ses lèvres, rendant tout de suite son visage moins rigide qu'il ne l'était auparavant. Le jour et la nuit. Autant la louve pouvait s'emporter très vite, autant le calme la gagnait très rapidement quand les choses se posaient. Mais quand la jeune femme se mit à s'excuser, Anzu ne pouvait s'empêcher de baisser les yeux, un peu embarrassée par son attitude intrusive.

-Vous n'avez pas à vous excuser. J'y suis peut-être allée un peu trop fort...


Encore une fois, les mots qu'elle employait intriguait une nouvelle fois son hôte. C'était comme si, elle devait à chaque fois traduire la signification exacte mais dissimulée de ses phrases. On lui avait fait du mal, elle pouvait en mettre sa main à couper. A cette réflexion, ses yeux azurs se plissèrent.

-Je vois.
Elle ne savait pas tellement ce qu'elle voyait, mais en tout cas, elle en saisissait largement le sens. C'était suffisant.

-J'ai effectivement tendance à partir au quart de tour. Mais en soi, vous n'avez rien à craindre de moi.


Elle se mit à toussoter, pour ponctuer cette affirmation. Tout dépendait évidemment de qui se tenait en face d'elle et du contexte. Toutefois, cette femme n'était clairement pas un danger, en conclusion, elle n'avait donc intérêt à la martyriser.

-Je suis d'accord. Mais lorsque vous vous trouvez en bonne compagnie, les démons ont tendance à s'éloigner et rester cachés.

Après tout, elle parlait en connaissance de cause. A ces paroles, elle tendit la main vers un des gâteaux que la vendeuse lui avait gardé de côté pour en prendre une bouchée.

-Un peu comme vos douceurs savent réchauffer.

Elle afficha un sourire en retour au sien, presque enfantin. On ne la changerait pas à ce niveau là. Les sucreries resteraient son petit vice personnel, mais tellement délicieux sur son palais.

-Je sens que vous avez besoin d'un cercle auquel vous pourrez appartenir sans craindre d'être vous-mêmes. Mais vous savez, Miriam-san, votre appartenance ne dépend pas que de vos origines. Vous avez aussi le choix d'inviter dans votre vie, des personnes qui seront capables de vous faire sentir libre de vos expressions. Libre de vos erreurs. Libre de vos confidences. Libre d'être et d'exister.

Elle posa la gâteau à moitié englouti sur la table en hôchant légèrement la tête.

-Vous avez le droit.
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Miriam Farrow
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeJeu 26 Déc 2019 - 22:31
Des expériences, alpha, oméga ? J’essayais de suivre le fil de la conversation mais … Ce n’était pas simple, pour quelqu’un de simple d’esprit. Je pouvais reconnaître toutefois l’amertume et la colère qui pouvait se cacher derrière ces paroles, ou alors, tout simplement, une pointe de tristesse et de compassion pour ses pairs. Ou peut-être pour la femme blessée devant elle. La femme qu’elle avait blessé un peu plus.

Pardon ? Des loups ? Une meute ? Je battis des cils. Ce n’était pourtant pas la peur qui s’invitait au creux de mes os, cette fois-ci. Simplement, la curiosité. L’envie ? Les choses seraient bien plus simples, si le monde entier était ainsi fait. Les plus forts aidant les plus faibles à se relever. Ces sentiments n’avaient pas de sens, pas lieu d’être. Chacun portait sa souffrance. Alors, j’accueillais simplement ce sourire, sans rien dire qui pourrait la froisser.

Si c’était ainsi qu’était composé l’univers d’Anzu … Je devais sans doute lui faire penser à un animal blessé. Peut-être que c’était pour cela qu’elle arrivait à me pardonner aussi facilement. Je ne l'avais attaqué que pour me défendre. Enfin, j'avais essayé. J'essayais de me débattre, pour ne pas succomber à une nouvelle dépression, alors que tout le monde avait bien trop d'attentes pour moi, des attentes pesantes, que je ne pourrais jamais atteindre. Loin des miens, je n'étais pas sûre de pouvoir m'en relever, cette fois-ci. Oui, en effet. J'avais besoin de bâtir un cercle pour me soutenir. Je n'avais pas eu beaucoup le temps de penser à moi, en bâtissant de rien ce commerce. Et j'avais un secret à préserver … Bien que je ne sois pas la seule dans ce cas de figure.

« On dirait que vous savez de quoi vous parlez, Anzu-san. »

Mais, elle se trompait sur un point. Ce n'était pas de la rancœur. C'était une souffrance bien plus profonde. Une tristesse sans nom se cachait derrière ce pâle sourire. Alors, je faisais des miracles avec une poignée de sucre, pour chasser les jours gris et la saveur amère sur le bout de ma langue. Jusqu'à ce que j'explose. Je savais que ce n'était pas sain, c'était un cycle sans fin, mon esprit allait finir par flancher, encore et encore, mais je … Je ne savais pas … Je ne savais pas comment être forte. Maman était partie trop tôt pour m'apprendre autre chose que sourire et cacher tout le reste ... Non, je ne devais pas me remettre à pleurer ...

« Comment fait-on … ? Pour apprendre à hurler sa douleur, quand on vous coud les lèvres ? »

Je me hissai sur la pointe des pieds pour attraper ma théière en porcelaine derrière moi, la serrant doucement contre ma poitrine. Le service était rangé dans l’armoire, ses jolies fleurs délicates loin du soleil. Un thé chaud. Voilà ce dont j’avais besoin. Quelque chose, qui chasserait les pensées malheureuses. Ma main resta immobile contre la poignée de l’armoire. Pouvais-je me permettre de voler un peu plus de temps à ma cliente en sortant deux tasses ? Je n’osais pas trop lui demander si elle voulait rester encore un peu, maintenant que le mystère était levé.

« J'ai promis de ne plus me faire du mal. Alors, je dois comprendre. Pourquoi est-on libre de respirer, quand tout le monde préférerait que vous ne soyez jamais venu au monde ? Pourquoi ne faut-il pas les écouter ? »

Ma voix n'était plus qu'un murmure. Peut-être qu'elle ne m'avait pas entendu. Peut-être que j'allais finir par la faire fuir parce qu'elle en avait bien suffisamment avec ses propres tracas. Mais si cet incident pouvait rester entre nous … Peut-être pouvais-je apprendre de mes erreurs. Que ce n’était pas la fin du monde, même si tout le monde essayait de vous faire croire le contraire.
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Anzu Taena
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeMer 8 Jan 2020 - 19:02
Anzu pouvait bien voir à la réaction de la jeune femme que tout ce qu'elle lui racontait, la dépassait quelque peu. Effectivement, il n'était pas chose aisée que de comprendre naturellement sous toutes les coutures l'état de leurs conditions d'origine. Les lycans étaient une race jeune, dont la naissance connaissait encore des mystères pour une personne n'en ayant jamais entendu parler. Encore plus lorsqu'il s'agissait de leur mode de fonctionnement, bien que les fondamentaux pouvaient facilement se comparer à une meute de loups lambda dans la nature.

En guise de réponse, son hôte lui sourit aimablement, certainement pour éviter de faire un commentaire qui pourrait mettre l'alpha en colère, mais surtout pour faire preuve de politesse.

A ce rebondissement, elle soulignait néanmoins que notre louve savait de quoi elle parlait. A vrai dire, Anzu savait pertinemment de quoi il en retournait, de se faire rejeter impunément. Sentir le poids d'une solitude viscérale sur ses épaules, sans aucun petit éclat pour la réconforter ne serait-ce qu'un peu. La mort avait emporté sa mère et son père aurait préféré que ce soit sa propre fille qu'elle emmène. Il ne lui avait jamais dit, certes, mais elle l'avait toujours entendu ainsi. Dans son silence méprisant ou dans ses paroles violentes comme une nuée de dards plantés dans son âme. Mais si ça n'avait été que cela.

Parce qu'elle lui faisait aussi honte.

Honte, parce qu'elle avait choisi la voie du pacifisme alors qu'il aurait voulu la voir embrasser sa cause par la haine et la rancune. Dans cette ambiance tiraillée entre perte d'un être cher et convictions personnelles, la relation père-fille s'était donc détériorée pour ne laisser que le dégoût. Au point de se renier l'un et l'autre.

Un voile sombre s'immisça dans ses rétines océanes à ces souvenirs désagréables. Et alors que la demoiselle, qui semblait tout autant en détresse, lui demanda la gorge nouée comment était-elle sensée vivre quand on lui entravait le droit de respirer, la réponse fusa sans même qu'elle ne s'en rende compte.

-J'ai appris à hurler ma souffrance en frappant de toutes mes forces.

A ces mots, la louve leva son regard azur vers elle en clignant des yeux, presque surprise, comme si les paroles qui venaient de sortir de sa bouche n'étaient pas les siens. Mais telle était la vérité. La violence. Elle expulsait ses regrets et ses remords dans une frénésie massacrante en usant de sa force surnaturelle. C'était bien la seule chose que son paternel lui avait appris, pour gérer ses faiblesses. Fort heureusement, à ce moment, la commerçante était trop occupée à récupérer une théière pour avoir remarqué son expression.

-Enfin... Ce n'est pas vraiment quelque chose qui m'a aidée, finalement. Mon rugissement n'a fait que donner une mauvaise image de moi, qui ne me représente pas réellement. Ou en tout cas, pas totalement. Ca n'a fait qu'aggraver mon cas. Mais malheureusement, c'est la seule forme d'éducation que je tiens de mon aîné, même si en soi, je devine bien que ce n'est pas la bonne solution... Elle se mit à soupirer légèrement. Mais j'apprends, petit à petit, à m'intégrer socialement et à faire confiance. C'est assez compliqué quand vous êtes habituée à être seule mais... Cela en vaut la peine, quand vous tombez sur les bonnes personnes.

A cette prise de conscience, nerveusement, une de ses mains vint s'emparer d'une mèche de cheveux pour la ranger machinalement derrière son oreille. Doucement mais sûrement, elle commençait à se sentir un peu plus en confiance avec ses compagnons de meute, même s'il y avait encore du chemin à parcourir.

Toutefois, tandis que la gérante restait suspendu à son geste pour récupérer elle ne savait quoi, Anzu se mit à froncer farouchement des sourcils à ses propos murmurés tout bas. D'un coup, son expression changea du tout au tout.

-Miriam-san, souffla t'elle d'une voix qui laissait présager la tempête, je vous interdis formellement de vous insulter ainsi. Comment osez-vous écouter ces personnes qui s'accordent le droit de décider si vous pouvez vivre ou mourir ? Comment osez-vous les laisser vous persuader de votre manque de légitimité ? Comment osez-vous vous permettre de négliger à ce point votre propre personne ? Comment osez-vous ?

Sa voix s'élevait sur une note plus grondante et tranchante sur la fin. Anzu ne supportait pas qu'on puisse autant se rouler décemment dans la boue. Elle ne supportait pas que les autres puissent s'octroyer le luxe de conclure le destin d'une personne. Elle ne supportait pas cette attitude chancelante, qu'offrait cette femme dans une mise en scène pathétique et dans laquelle avait accepté de jouer, malgré elle.

Ses dents grincèrent et elle sentit ses ongles manger la chair de ses paumes tellement elle y faisait pression. Elle se leva ensuite rapidement et sauta vers Miriam dans un bond calculé, presque félin, et agrippa sa mâchoire de deux doigts fermes en rapprochant son visage à proximité du sien, ne les séparant que de quelques centimètres fragiles.

-N'écoutez jamais ceux qui jugent que vous ne valez rien.

Il n'y avait rien de menaçant pourtant dans son attitude. Juste de la colère. Une colère sourde mais qui transpirait dans sa voix. Parce qu'elle comprenait. Elle comprenait à quel point cela faisait mal, ce sentiment maudit que de n'être qu'un morceau abandonné dans un coin de tableau.

-Pourquoi, me demandez-vous ? Parce que ce ne sont que des mensonges. Ils cherchent à vous casser en deux et à vous faire douter de votre propre existence pour satisfaire leur complexe de supériorité. Ne leur donnez jamais raison. Jamais. Arrêtez de pleurnichez et de vous recroqueviller ! Vous n'avez rien à leur prouver. Rien. Vivez votre vie. Riez. Pleurez. Aimez. Souffrez. Mais ne leur accordez jamais, ô grand jamais, aucun crédit. Vous êtes libre, parce que c'est vous qui décidez de l'être. Vous et vous seulement.

Elle l'observa un moment d'un air grave pendant quelques secondes, puis, doucement, elle lâcha sa prise tout en restant néanmoins sur cette même position. Si proches, que leurs souffles pouvaient imperceptiblement se mêler dans la confusion.

-Dites-moi, Miriam-san, murmura t'elle sans chaleur, pensez-vous réellement que disparaître serait la meilleure solution ? Dans ce cas, que faites-vous encore ici ? Vous ne devriez pas être entrain d'appeler la mort, en ce moment même ?

Ses pupilles vrombissaient sournoisement telles des petits vermillons dansant autour de ses globes oculaires. Il lui fallait un déclic. Il fallait qu'elle prenne conscience qu'elle devait se battre, quoiqu'il lui en coûte.

De son index, elle fit apparaître une griffe acérée dans son prolongement qu'elle vint poser sur sa joue pour la lui caresser froidement.

-Vous attendez sagement qu'ils viennent vous arracher votre souffle et votre libre arbitre. Êtes-vous entrain de me dire que vous acceptez votre sentence, sans mot dire ? Peut-être serait-ce plus facile finalement, de baisser les bras ? C'est ce que l'on fait, quand on est lâche.


Puis elle rangea son artillerie pour s'éloigner tranquillement et se rasseoir sur sa chaise. Elle s'accouda alors sur la table et croisa les doigts. La mine sérieuse, elle continuait de la toiser sévèrement.

-Vous valez mieux que ces individus qui se pensent au-dessus de tout, je peux vous le certifier. Et je me fiche bien de ce que vous êtes ou de ce que vous n'êtes pas, vous avez le droit d'exister. Et je parle en connaissance de cause, sachez-le. Vous êtes née, alors faites bon usage de votre existence. Et si vous avez besoin d'une autorisation particulière et bien, vous avez la mienne, Miriam-san. Je ne sais pas si cela aura énormément de poids, évidemment, mais cela reste un bon début.

Cette fois-ci, elle lui sourit avec compassion avant de tendre la main vers elle pour l'inviter à la rejoindre.

-Je sais ce qu'il nous faut. Un bon thé.
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Miriam Farrow
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeJeu 23 Jan 2020 - 19:31
Il faudrait que je cherche une réponse ailleurs … Frapper de toutes ses forces. Ça, j’en étais tout simplement incapable. Mes doigts se crispèrent. Des souvenirs douloureux menaçaient de remonter à la surface. Le pire, ce n’était pas tant la douleur. C’était la sensation d’être réduite à rien de moins qu’un déchet, une tache sur cette Terre.

Lorsque la colère de la louve s’éleva contre moi, je ne cillai pas. Elle ne savait pas à quel point elle avait raison. J’avais baissé les bras. Je me serais enlevé la vie, plusieurs années auparavant, si on n’avait pas arrêté mon geste. Étais-je vraiment comme ça ? Lâche ? Reprendre goût à la vie après une épreuve pareille … Ce n’était pas facile. Surtout pas quand tout le monde vous abandonnait.

Une petite pointe de colère fit disparaître la peur grandissante. Comment osez-vous ? Je pourrais lui retourner la question. Elle ne savait pas ce que j’avais traversé. J’étais incapable de mettre des mots là-dessus, mais je crois qu’elle pouvait en avoir une idée assez proche de la vérité, pour une partie. J’essayais juste de me sentir chez moi dans cette ville. Si tout ça me laissait indifférente, je n’aurais pas essayé de défendre ma boutique. L'effort avait été un peu chaotique, je ne pouvais pas grand-chose contre une montagne de muscles, mais c'était toujours mieux que rien.

« J’ai déjà ma sœur pour veiller sur moi, même à l’autre bout du monde. Mais c’est … gentil ? »

Je n’aurais pas imaginé que cette personne confiante mais agressive cachait un côté plus doux. Alors qu’elle était prête à me tordre le bras ou à me passer les menottes tout à l’heure, pour obtenir ses réponses, maintenant il ne restait qu’une lueur de compassion dans son regard. Elle s’était montrée dure mais … Ce n’était pas contre moi. Pas tout à fait. C’était contre ces personnes qu’elle ne connaissait pas et qui avait démoli mon estime personnelle.

Et tout à coup, un terrifiant déclic se fit dans ma tête. Le thé ! C’était ce que je voulais lui proposer avant qu’on s’arrête toutes les deux ! Avec une inquiétude non dissimulée, je baissai le regard vers la théière entre mes mains. Encore intacte, par miracle ! Oh … mais j’allais encore passer pour une fille bizarre, avec mes états d’âme.

Pour couper court à toute remarque, je pris la main qui m’était tendue avec un petit sourire. Mais je ne profitais pas de cette poignée de main pour m’asseoir à la table. Je tirai doucement sur la paume de ma cliente pour qu’elle me suive dans la cuisine. Je n’avais plus rien à lui cacher. Partager un petit moment comme ça nous permettrait peut-être de nous détendre et d’oublier l’atmosphère pesante du début de cet après-midi. Il restait encore des traces de son passage précédent et de mon agitation, par contre. Il y avait un pot cassé, par terre. Je déposai la théière sur un comptoir pour aller chercher le balai. Bah quoi ? Elle pensait que j’allais dépenser ma magie pour une tâche aussi simple ?

« Vous pouvez faire chauffer de l’eau, s’il vous plait, Anzu-san ? »

Pendant ce temps, je m’occupais de remettre un peu d’ordre dans la pièce. Je sortirais les tasses et la boîte à thé ensuite. Je ne pouvais pas tout faire en même temps. Hm … Peut-être que je devrais lui proposer de nouvelles sucreries pour accompagner tout ça ? N’allait-elle pas garder les autres pour les analyser ? J’avais démontré que mes mixtures étranges n’étaient pas dangereuses, à tout le moins, ce n’était pas un virus ou une drogue puissante, mais cela ne changeait pas le fait que la curiosité peut pousser à faire bien des choses. Elle les avait acheté, elle pouvait bien en faire ce qui lui en plaisait … Je pense que je pouvais lui faire confiance, mais pour ses collègues, c'était une autre affaire. Bon, il n’y avait qu’une façon de le savoir, c’était de lui poser la question !

En me retournant, je ne pus m’empêcher de rire en voyant sa mine extrêmement concentrée devant le fourneau et ses réglages. J’espère qu’elle ne s’en offusquerait pas trop. Je ne lui avais pas donné une mission très compliquée ... Pour le moment. Elle serait trop mignonne avec un petit tablier blanc pourtant !
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Anzu Taena
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitimeMar 28 Jan 2020 - 20:58
Miriam n'avait pas particulièrement réagi aux menaces de la lycane. Mais au fond, elle espérait que le message soit bien passé. Dans la vie, il fallait se battre pour défendre son territoire et son existence. Si vous baissiez les bras, c'était peine perdue. Autant disparaître tout de suite. Là demeurait la force d'Anzu, dans ses contradictions les plus profondes entre faiblesses émotionnelles et acharnement à vivre comme elle l'entendait pour prouver au monde entier sa capacité à prendre le virage au tournant.

L'alpha attendait cependant patiemment que son hôte réorganise ses pensées avant de réagir. Après tout, son attitude pouvait se montrer assez déconcertante quand on ne la connaissait pas. Elle était passé à un stade agressif pour se montrer presque aussitôt après, plus calme et douce. Mais tout cela était un calcul de sa part pour la faire réagir. Anzu, malgré son caractère buté et rude, pouvait se montrer très compréhensive et son but n'était clairement pas de la casser plus qu'elle ne le semblait déjà. Dans cette main tendue, elle lui offrait donc son temps et son écoute.

Peut-être ne la trouvait-elle pas de bonne compagnie et elle pourrait aisément le comprendre. La jeune femme n'était pas au goût de tout le monde tant il était parfois compliqué de la cerner par rapport à son comportement. Mais cela ne semblait pas avoir dérangé notre vendeuse plus que ça, finalement.

La louve apprit sur le tas qu'elle avait une sœur, sur qui elle avait l'air d'énormément compté pour l'aider à surmonter ses disgrâces. Mais elle n'en su pas plus sur le moment que déjà, le regard de la responsable se détourna vers sa théière, très inquiète qu'elle ne puisse pas avoir survécu à leur altercation. Puis, le visage soulagé, elle répondit enfin à son invitation en lui prenant doucement la main. Cependant, à son grand étonnement, elle ne s'assied pas en face de sa cliente mais l'emporta avec elle dans un élan calme. Son nez se fronça, ne sachant que penser de cette alternative inattendue, quand elle se laissait mener jusque derrière le comptoir, à la cuisine.

Puis, dans un naturel le plus total, la jeune femme lui demanda de faire bouillir de l'eau. Sa tête pencha sur le côté à cette requête en écarquillant légèrement ses grands yeux bleus, quelque peu étonnée par la tournure de la situation. Mais elle ne chercha pas à comprendre plus longtemps que déjà, elle se mettait à la tâche en lui offrant un sourire chaleureux.

C'était une scène des plus improbables et des plus enfantines. Personne n'aurait pu croire un seul instant que quelques minutes plus tôt, des objets tremblaient dangereusement dans cette pièce, en les voyant ainsi.

La louve se prêta donc au jeu, se saisissant d'une bouilloire et y fit couler de l'eau qu'elle installa sur un feu chatoyant. Pendant ce temps, l'autre femme s'affaira à nettoyer puis sortit deux tasses pour préparer ce qui s'apparentait à un goûter des familles. Très impliquée, Anzu fronçait des sourcils, comme lorsqu'elle devait préparer des médicaments pour ses clients, prenant la tâche très au sérieux. Mais dans un geste maladroit, elle se brûla le pouce, ce qui la fit grogner. Mais la petite plaie ne tarda pas à cicatriser, comme par magie. Simple petit pincement au ressenti. D'un air penaud, elle se tourna vers la demoiselle en se grattant la joue, visiblement gênée.

-Désolée, je ne suis pas très douée aux fourneaux... Ce sont les Ôka qui s'en occupent, moi je me contente juste de manger ce qu'ils cuisinent !

Elle laissa échapper un petit rire cristallin mais n'abandonna pas pour autant. Du coin de l'oeil, elle l'observait cependant, un peu intriguée, avant de reposer les yeux sur sa mission pour ouvrir timidement la conversation, et en apprendre un peu plus sur elle.

-Dites-moi, Miriam-san, pourquoi tenez-vous autant à cette boutique ?
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MessageSujet: Re: Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018   Une  sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018 - Page 2 Icon_minitime
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Une sensation d'arrière-goût dans une avalanche de sucre (PV Miriam) 26.05.2018
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